‹ L'instruction obligatoire au ManitobaChapitre 19 sur 19 · PRÊTS A LA LUTTE · texte numérisé non relu

PRÊTS A LA LUTTE

Eien ne saurait convenir davantage aux catholiques de la province. Laissez-moi vous dire, M. l'Orateur, que nous sommes prêts pour la lutte.

Depuis dix huit ans, nous l'attendons avec impatience et les dévouements, les faits héroïques, la grandeur du combat dont le Canada a été le témoin il y a quelques années, s'effaceront devant l'ardeur de la lutte qui embrasera tout le Dominion, si quelques hommes croient qu'il esi sage de mettre le feu aux poudres.

Mais, M. l'Orateur, ces mêmes hommes devront porter sur lenrs épaules l'entière responsabilité de hur action. Nous défendrons tout simplement nos droits et nous profiterons des leçons que l'expérience nous a données.

Notre drapeau sera le drapeau britannique, nos armes la cons titution anglaise, nos retranchements seront le Canada tout entier, d'où personne ne peut nous chasser, parce que nous sommes chez nous; nos alliés seront ces nobles protestants qui, dans leurs cœurs placent la constitution plus haut que la misérable et basse parKsannerie de ces petits agitateurs.

Nous ne nous soumettrons jamais à une loi injuste et inconstitutionnelle et nous résisterons aux édits des officiers surveillants et de toute autre personne chargée de faire exécuter la loi.

M. l'Orateur, je tiens à déclarer que je comprends toute la portée de mes paroles et je dois aussi dire que je les prononce en croyant qu'elles sont dans l'intérêt de mon pays et qu'elles démasque ront les loups qui essaient de pénétrer dans la bergerie sous le manteau de l'agneau.

Monsieur l'Orateur, je prie les membres de cette assemblée d'agréer mes excuses pour les avoir retenus si lomptemps.

J'ai l'espoir que le calme jugement, la justice et la droiture l'emporteront sur les préjugés et amèneront tout homme à penser que la constitution britannique doit être respectée.

M. T. H. Johnston, député de Winnipeg-ouest, répondit faiblement au discours de M. Bernier, puis, le premier-ministre, l'honorable M. Jloblin, dans un discours vivement senti, se déclara contre la motion Eoss.

Le vote fut pris immédiatement et la motion Ross fut rejetée, les députés libéraux votant pour la motion.

Tous les députés conservateurs présents votèrent contre la motion.

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