‹ L'instruction obligatoire [microforme]Chapitre 2 sur 2 · LS RE · texte numérisé non relu

LS RE

Il faut remarquer que dans Ontario la présence moyenne est calculée pour les élèves de 5 à 21 ans de toutes les catégories, depuis l’école élémentaire à la High School, tandi: que dans Québec la présence moyenne n’est calculée que pour les élèves des trois degrés primaires, élèves de 5 à 16 ans. Dans la province de Québec, si nous ajoutions la présence moyenne aux classes dans les universités, les collèges et les écoles normales, le pourcentage de la fréquentation scolaire serait considérablement augmenté.

Considérons maintenant les élèves d'âge scolaire inscrits aux écoles :

Québec : d'âge à fréquenter l’école :

É 395,216 Re OMR rs rc ri ris 447,619

Sur ce nombre 82,644 ont de 5 à 7 ans.

Inserits au registre des écoles :

Catholiques... 340,024 ni

Total 385,057

Ontario : d'âge à fréquenter l’école :

Quant aux élèves non inscrits aux écoles +.

Québec : — Sur 447,619, il y en a 62,562, soit 14%.

Ontario :— Sur 599,541, il y en a 140,396, suit 23%.

Dans Ontario, l'âge scolaire est de 5 à 21 ans, tandis que däus Québec il est de 5 à 16 ans.

Pas besoin de loi d'obligation 1ci

Ces statistiques démontrent que nous pouvons atteindre le but que nous nous proposons sans user de rigueur. Il importe de prêcher la bonne croisade ; de persuader les parents et donner l'exemple en payant pour les pauvres. Tant que nous n’aurons pas épuisé tous les autres moyens à notre disposition pour augmenter la fréquentation de nos écoles nous devons ajourner le bil! Finnie,

Sir Lomer a vécu à la campagne, à la ville et dans les grandes villes; il a été à même de juger de tout le prix qu'attachent nos gens de la province de Québec à l'instruction; il sait que les parents font l'impossible pour envoyer leurs enfants à l’école. Cette idée se développe chaque jour davantage: il n'y a pas une famille qui volontairement, de propos délibéré, refuse de donner l'instruction à ses enfants. Il n'y à pas dans la Confédération, dans l'Amérique du Nord, une province qui a plus soif d'instruction que la nôtre et qui en comprend mieux tout le prix.

À M. Langlois qui disait que ce sont les Anglais qui ont le capital dans notre province et que bien qu’en minorité ce sont eux qui mènent, sir Lomer dit que si tel est le cas, c’est une preuve que sans l'obligation scolaire on peut réaliser les progrès de l'intelligence; car

il ne faut pas oublier que ces citoyens de notre pre vince suivent les écoles de chez nous soumises au mêm système que les nôtres.

Les parents font leur devo:

On nous reproche d'être des endormis, des arriéré de ne pas suivre la marche du progrès. Je m'inseris e faux contre cette prétention que nous sommes des er dormis. J'ai visité toutes les provinces de notre pay: depuis Halifax jusqu'à Victoria; je me suis intéress surtout aux écoles. Je ne crains pas d'affirmer qu'ic dans cette province, nous sommes en ce qui regard les facilités que nous avons pour l'éducation, nous son mes de beaucoup en avant de nos provinces sœur Quelle est la province qui compte des institutions com me l'Umversité Laval, McGill? Quelle est celle qt peut compter comme la nôtre 17 collèges classiques Aucune ne peut s'’enorgueillir de pareils foyers d'ir telligence. Qu'on me désigne des institutions d’édi cation égales à nos écoles primaires, à nos cinq cent couvents, à nos deux cents écoles conduites par de Frères, à nos écoles polytechniques de Montréal, à nc écoles techniques de Montréal et de Québec, à nos co lèges d'agriculture, à nos écoles d'industrie laitièr à nos écoles normales, — il y en a treize, soit un nom bre plus considérable que dans routes les autres partie du Dominion, — et cependant nous n'avons pas l'in: truction obligatoire.

La gloire de ces institutions ne revient pas au got vernement mais à la population et c’est en son nom qu je revendique sa bonne volonté intellectuelle - eontr ceux qui la dénigrent. Et notre école d'industrie la tière de St-Hyacinthe, nos écoles ménagères, nos école du soir, nos écoles de coupe, des Arts et métiers; noti École Forestière dont nous avons donné l’exempl nos écoles normales, ete. La nomenclature seule suf pour nous donner des sujets d’orgueil.

La province n’est pas endormie, les contribuablk et le gouvernement non plus. Les contribuables n’o] rien négligé au point de vue scolaire; les pères de f: mil: ont fait noblement leur devoir de ce côté. 1 ont augmenté chaque année leur contribution à l’am lioration de l’école. Leur budget est maintenant «

notre pros au même

leur devoir

:s arriérés, ’inseris en es des enotre pays, s intéressé ner qu'ici, ui regarde nous som- :€S Sœurs.

ions com-

celle qui lassiques ?

yers d’'inns d’éducinq cents s par des réal, à nos à nos cole laitière, t un nomres parties pas l’ins-

as AU £oun nom que Ile - contre

lustrie lai- À

nos écoles iers; notre l'exemple, seule suffit

itribuables bles n’ont res de facôté. Ils nn à l’amétenant de

Er

$1,262,900, de $327,000 qu'il était en 1906. La taxe scolaire rapportait, en 1897, $1,988,000, et en 1911, $3,702,000,. La valeur immobilière et mobilière des maisons d'écoles, en 1S97, était de $1,300,000: elle est maintenant de $30,000,000. Dix-neuf comtés en 1906, avaient des traitements de moins de 100 dollars pour leurs institutrices, maintenant il n'en reste plus que deux. Le nombre des institutrices qui reçoivent moins de $100 maintenant est diminué rapidement : il n'est plus que de 40.

Endormie, la province de Québec, elle qui l’emporte en instruction sur toutes les autres, grâce à ces études classiques que l'on eritique en certains milieux ? Arriérée? Ce sont ceux qui ne connaissent rien qui disent cela. Notre système est égal, même supérieur à celui des autres provinces. Notre population est tout aussi intelligente que celle des autres provinces.

Honte aux dénigreurs

Ce que nous avons, par exemple, ce qu’elles n’ont pas, ce que nous avons de trop et que nous ne leur souhaitons pas d'avoir, ce sont des dénigreurs de profession et de vocation qui croient rendre service à leur province et à leur pays en écrivant contre les leurs les plus basses calomnies.

Le député de Saint-Louis a voulu être désagréable au premier ministre en disant que si l’on dépensait des millions pour une prison on doit avoir, ete... Que le député de Saint-Louis ne se gêne pas; quand il aura quelque chose à me dire, qu’il me le dise de son siège à la Chambre, bien en face, et non tous les dimanches, dans le Pays, sous le pseudonyme de Vindicator ou de Jean Maheu; je lui répondrai chaque fois comme il le désirera.

Il n'y à pas de province dont la population soit plus unie que dans la province de Québec; l'harmonie règne entre les diverses races qui l’habitent; quel intérêt aurait-on à les désunir? Nous n’avons jamais eu de question scolaire. Pourquoi en aurions-nous une? Je le demande à tous, surtout aux protestants, y a-t-1l une province où la minorité soit plus respectée ? Nous voulons, protestants et catholiques, notre pro-

vince plus unie, plus prospère et plus grande que toutes les provinces de la Confédération.

Je le demande aux députés protestants, jure au nom de ce qu'ils ont de plus cher dans leur province et dans leur pays de nous aider à éviter d’avoir jamais, dans notre province, de question scolaire dont

on à tant souffert et dont on souffre encore dans nos provinces-sœurs. :

je les ad-

Persuasion plutôt que coercition

Je crois à la liberté dont vaincu, pénétré et irréductible, J'ai toujours considéré et je considère plus que jamais en cette province, que la liberté n'est Pas un principe de circonstance que l’on voile ou viole selon les caprices de l'heure: je suis d'avis qu'avant de contraindre les pères de famille à envoyer leurs enfants à l'école on doit employer tous les autres moyens possibles qui puissent permettre d'atteindre le but auquel on tend; il faut employer la conviction et la persuasion pour engager les pères à faire bénéficier leurs enfants des avantages de l'instruction.

À ceux qui élèvent les deux mains Pour protester contre notre système actuel je dis : « Baissez-en une au niveau du cœur et portez l'autre à votre gousset et aidez les pauvres à profiter librement des bienfaits de l'éducation: alors vous rencontrerez dans tous les foyers le csncours de toutes les bonnes volontés.»

Je laisse donc la question libre et je déclare que je voterai contre le bill pour les raisons que je viens d'énumérer.

Sir Lomer Gouin, à la suite de ses éloquentes remarques, à été très vigoureusement applaudi par la droite et par quelques députés de la gauche.

je suis un partisan con-

DISCOURS DE M. J.-M. TELLIER Chef de l'opposition

Le député de Joliette exprime d'abord sa vive Opposition à la loi présentée parce qu'elle scinde en deux, sur une question d'intérêt général, la population de la être traitée, dit-il s'adressant à tous les ei-

province. Une telle question doit par une législation générale,

toyens. Puis mettant de côté la question du droit naturel des parents (1) il s'attache à démontrer que

(1) Ce droit sera bientôt exposé dans une prochaine brochure. Contentons-nous de rapporter ici le résumé d'une remarquable conférence d'un théolosien, M. l'abbé Perrier.

M. Perrier distingue trois sortes d'obligation scolire : l'obligation morale où de conscience que l’Église a 6t6 la première et longtemps la seule à proclamer. Elle consiste dans le devoir impérieux qu'ont les parents de donner à leurs enfants une éducation en rapport avec leur condition, et qui devra être toujours suffisante pour permettre à cès enfants d'arriver à la connaissance du beau et du bien. Vient ensuite l'obligalion césarienne, par laquelle l'État s'emparant des enfants de tous, les fait instruire dans ses écoles, par es maîtres et avec ses livres et refuse tout contrôle sur l'enseignement qu'il donne. Ou bien il laisse subsister, à côté de ses écoles des écoles libres, mais favorise tellement les premières au détriment des autres, que

les parents n'ont plus le choix et sont pratiquement obligés d'envoyer leurs enfants aux écoles de l'État. Cette obligation césarienne est formellement condamnée par l’Église « parce qu'elle insulte aux droits sacrés

du père de famille et renverse l’ordre social. »

Quelque fois, l'autorité civile tout en laissant aux parents le choix absolument libre de l'école, du maître et des livres, exige d'eux qu'ils fassent donner un miminmum d'instruction à leurs enfants. C'est l'obligation modérée. Les opinions sont partagées sur cette dernière forme de l'obligation scolaire, d'excellents esprits la trouvent légitime. L'abbé Perrier se prononce “olitre, et justifie son attitude par de nombreuses et excellentes raisons, dont la première et l’une des plus importantes est qu'en p ‘atique l'obligation modérée conduit toujours à l'obligation césarienne.

Or l'école d'État suppose l'école neutre, et, les derniers débats sur cette question, à la Chambre française l'ont surabondamment prouvé, il n'y à pas, il ne peut pas y avoir de neutralité scolaire : l'école prétenque neutre c'est l’école antireligieuse.

Le savant conférencier montre ensuite que la mainmise de l'État sur l’école c'est l'ingérence de la poli-

ique dans l’éducation et tout le mal qui s'ensuit.

Re

l'instruction obligatoire n'est pas un remède nécessair et efficace,

Nos enfants fréquentent les école

Des statistiques ont été fournies sur divers aspect de la question. Je erois aux Statistiques quand elle sont prises à bonne source et je ne crois pas qu'on doiv en parler à la lérère, Les statistiques du départemen de l'Instruction publique sur la population scolaire l'inscription et l'assistance moyenne sont celles qui nou: intéressen: présentement. Il s'agit de savoir si no: écoles servent, c'est-à-dire si nos enfants les fréquen:tent et si la présence Inoyenne répond à ce que nous sommes en droit d'attendre.

La statistique de la dernière année scolaire n'est pas prête, mais nous avons les précédentes qui nous en disent assez.

Tous ceux qui ont observé savent combien notre population est avide d'instruction. Le cultivateur, même éloigné des centres, s'est toujours signalé par son amour de l'instruction publique. J'en appelle à n'importe quel député : N'est-il Pas vrai que ce sentiment est celui de tout père et de toute mère canadienne dans cette provinee ?

Allons-nous dire quand même à notre population qui fait plus que son devoir à cet égard : « Si vous ne remplissez pas vos obligations, vous payerez l'amende. » Il n'y a pas besoin de compulsion pour ceux qui ont donné dans le passé tant de témoignages de leur attachement à la cause de l'éducation et qui multiplient chaque jour ces témoignages.

Je connais ici et là une poigrée de colons qui manquent de tout. C’est un groupe de di : ou douze familles, comme par exemple celles de Laterrière, sur les bornes des comtés de Berthier et de Joliette, qui, ayant à peine de méchants chantiers pour se loger, se groupaient pour construire une école et engager une institutrice. Et c'est à ces colons que je vais dire, par une loi : Si vous ne remplissez pas vos Obligations vous serez jetés en prison? Non, M. l'Orateur, je ne mettrai pas mon nom au bas d’une pareille loi.

Sans doute, nous sommes tous d'accord pour admettre qu'il y a encore du progrès à faire, Îl yen a

t Les écoles

rs aspects iand elles l'on doive artement scolaire, s qui nous ir Si nos fréquenque nous

uüre n'est qui nous

en notre tivateur, nalé par ppelle à ce senre cana-

pulation vous ne nende., »

qui ont ur attatiplient

ui manamilles, bornes à peine nt pour 6... Et Si vous tés en S mon

ur adyen a

nécessaire

ut

toujours à faire.

ins le chemin du progrès sous peine de reculer. imettons tous que nous n'avons pas la perfection comme efficacité d'enseignement, mais de là à prétendre que nous ne progressons pas d'une façon satis-

inte, 11 y a de la marge,

Il faut toujours marcher de l'avant

Nous

IUn'est pas prouré qu l'obligation

= est un moyen eflicace

On nous présente l'obligation scolaire comme moyen de rémédier aux abstentions. On ne nous 2

prouvé que ce moyen serait efficace,

J'aime mieux, pour ma part, les moyens de per-

sion. [Il est toujours bon d'essayer la persuasion nt de recourir à la coercition. Le système de don- ‘ des récompenses pour l'assiduité a déjà été inaucuré et il a déjà donné de bons résultats. Il pourrait re étendu davantage.

L'histoire des écoles de notre province démontre à l'évidence que sans prendre personne à la gorge nous ivons su réaliser de remarquables progrès scolaire.

Je ne vois pas pourquoi la Chambre s’abstiendr: it de se prononcer sur cette question. Ceux qui sont partisans d'un ministère de l'instruction publique, comme il y en à quelques-uns dans cette Chambre, ne devralent pas voir d'un bon œil que les représentants populaires refusent de se prononcer et refèrent !a mesure ‘u Conseil de l'Instruetion Publique,

Pas de question scolaire dans la Province

Dieu merci ! il n’y a pas de question scolaire dans cette province. Le député de Westmount a admis, il y a un instant, qu'il n'y avait jamais eu de conflits entre la majorité et la minorité en cette province. Je désire, et tout bon citoyen doit désirer qu'il en soit tou-

jours ainsi.

On veut faire faire enquête par le Conseil. L'eniuéte se fait annuellement par les inspecteurs scolai- ©t nous en avons les résultats entre les mains. Nous ne POUVONS avoir mieux. Ces résultats nous montrent nous sommes dans la bonne voie. Continuons

Sr

ainsi, Pour ma part, je n'hésiterai pas à voter contre le bill.

Si nous étions en face d'une apathie générale il faudrait voir s'il n'y à pas lieu de trouver un moyen énergique pour rémédier au mal. Tel n'est pas le cas chez nous.

D'accord avec le premier ministre

J'ai suivi avec intérêt tout ce débat et surtout le discours du premier ministre de cette province. Nous différons d'opinions assez Souvent, mais nous savons, dans des questions comme celle-là, monter au-dessus des considérations politiques. Quand J'ai entendu le premier ministre revendiquer l'honneur de notre race et de nos institutions et marquer au front ceux qui s'acharnent à dénigrer leur province, j'ai applaudi des deux mains et du fond du cœur.

M. Tellier a été applaudi à son tour par les deux côtés de la Chambre

DISCOURS DE M. J.-A. LANGLOIS Député ouvrier

Le député de Saint-Sauveur a tenu à définir clairement l'attitude qu'il entend prendre sur cette question. Il a rappelé qu'après avoir voté l'an dernier, contre une mesure du député de Saint-Louis, pour établir l'uniformité des livres, un membre du Conseil Central National des Métiers et du Travail de Québee l'avait accusé de ne pas représenter l'opinion des ouvriers de Québec sur cette question.

Les ouvriers ont voté contre

Ce dénonciateur a posé sa candid aux dernières élections générales,

ature contre moi dit M. Langlois, nous avons fait la lutte sur ces questions d'uniformité des livres, de gratuité. d'obligation scolaire et de ministère d'instruction publique.

réformes perdit son dépôt, t

Or, le partisan de ces ant il est vrai que certains

er contre

nérale il n moyen as le cas

ministre

surtout e. Nous SaVONS, u-dessus entendu e notre nt ceux pplaudi

es deux

ir claie queslernier, ur étail Cen- Juébee les ou-

contre gatoire

re moi , NOUS té des minisle ces rtains

membres de consei!< centraux peuvent exprimer des Opinions qui ne sont Pas partagées par la masse des ouvriers,

J'ai reçu, ce matin, dit-il, une lettre signée par MM. J.-D. Foster, président, et Gustave Francq, secrétaire d'une Organisation ouvrière à Montréal, me demandant de voter en faveur du bill Finnie pour me rendre aux vœux des ouvriers de Montréal. Je ne crois pas plus que l'opinion de ces gens-là soit celle des ouvriers de Montréal que j'ai cru le sentiment de mon ex-adversaire être celui des ouvriers de Saint-Sauveur.

Les ouvriers de Montréal ne sont pas en faveur de cette mesure puisque, de l’aveu même du Pays, une ligue de dames a 6té formée pour prêcher cette doetrine de porte en porte et gagner les femmes des ouvriers de Montréal à la thèse chère au député de Saint- Louis, afin d'atteindre les maris Par ricochet. Si les Ouvriers sont mûrs pour la question, pourquoi cette ligue de dames pour les endoctriner ?

M. Langlois répudie le Pays comme un organe qui prêche les doctrines de la Révolution et termine en disant qu'il est en faveur de l'obligation scolaire, pour- “Yu que cette obligation vienne des parents.

Le bill Finnie fut rejeté par un vote de 62 contre 6. [1 faisait vraiment bon, a écrit un journaliste, de constater, durant tout ce débat sur l'instruction obligatoire, la presque unanimité qui régnait dans la Chambre contre le projet proposé et, Surtout, de voir les deux chefs politiques conduire leurs troupes au “ombat avec tant d'intelligence et d'énergie. Cette union des forces politiques de notre Législature sur je terrain du droit, de la Justice et du bon sens,est un spectacle réconfortant, et nous Permet de croire que les utopies radicales, si elles ont malheureusement déjà gangréné un certain nombre d’esprits dans notre province, sont

loin, Dieu merci, d'y avoir acquis droit de cité.

Page 1