AVANT
AHUILLÉ (1,392 habitants).
Ecole des garçons. — « Il a (''té donne et légué en légliscs dudit lieu, par défunt M'' François N'ayer, notaire, et sieur de la Houllière, la somme de vingt livres de rente à prendre sur tous ses biens tant de patrimoine que d'acquest, payable à un prestre de ladite paroisse par ses héritiers, sans qu'il y ait aucun fonds particulier désigné pour ce faire, à la charge par luy d(î dirc! et chanter par chacun jour, à perpétuité, à l'heure de (piafre heures après midy, à haute voix en ladite église, sur sa fosse, le Miserere niei, Deus, le Salce Regina, tenir la petite escollc aux petits enfants et faire autres services dénommés en son testament, reçu devant Gary et Beudin, notaires, le 2G juin IGlâ (1). j)
En i729, « Louis Duchemin, maître d'écolle, » est témoin à la reddition des comptes de la fabrique.
Ecole des filles. — Dans une assemblée de paroisse, on décide, en i730, d'avoir « une iWU' dévote, » et en 1763 il fut fait, aux frais de la fabrique, des réparations à « la maison tle la sœur (2). »
La conservation de ce petit établissement est l'objet d'un des vœux exprimés par la paroisse en 1789 a Qu'il y ait une sœur de charité qui puisse secourir les malades exposés à périr faute de remèdes ou à des remèdes donnés à contre-temps (3). »
(1) Inventaire ries titres de la fabrique. — (2) Arcliives de la fabrique. — (3) Cahiers des doléances, t. I,
ALEXAIN (888 hab.).
Ecole des garçons. — Indépendamment de toute autre fondation particulière, la paroisse bénéficiait de celle du collège du Paty, en la Bigottière, richement doté par Guyonne d'Orange, dame de la Feuillée, à la fin du WV siècle (1).
Ecole des filles. — « 11 y a une fondation pour des sœurs de charité, » dit le registre des visites pastorales de 1778 (2).
Les sœurs devaient non seulement surveiller les enfants à l'église, mais les instruire pratiquement sur la manière de s'y comporter dans l'assistance aux offices, comme nous l'apprend l'acte suivant :
1779. « Magdeleine d'Erbrée, fille, sœur d'école de ladite paroisse, occupera seule le banc entier le plus proche des fonts, duquel le bois et la façon seront payés par tous lesdits habitants, et sans que pour cette place elle soit tenue de payer aucune chose à la fabrique ; à la condition et non autrement qu'elle placera avec elle six enfans de ladite paroisse depuis l'âge de neuf ans jusqu'à onze, pour leur apprendre à assister dévotement aux offices et instructions qui se font toutes fêtes et dimanches dans ladite église. Et aussitôt lesdits bancs placés, elle prendra lesdits six enfans, dont trois garçons et trois filles, qu'elle placera à ses deux côtés, auxquels elle donnera tous les soins possibles pour les faire assister aux offices pendant quatre mois continuels seulement ; à la fin desquels elle en prendra six autres pendant le même temps, et successivement au choix desdits sieurs curé et vicaires. Et en cas que ladite d'Erbrée vienne à quitter la paroisse,
son banc restera à une autre sœur d'école, s'il s'en trouve ; et à défaut de sœur, il restera à la fabrique (3). »
(l) V. La Bigottière.— (2) Archives de l'Evcclié du Mans. — (3) Arcliives de la lubrique.
AMBRIÈRES (2,615 hab.).
Ecole des girçons. — La première fondation dont nous ayons connaissance date du 30 novembre i666. « M*^ Nicolas de Bouillon, prêtre, prieur de Saint-Léonard-de-la-Barre, conseiller et aumônier ordinaire du roi, curé de Meudon. en son nom et de Florence de Bouillon, sa sœur, et de Marie Ga4in, veuve de François de Bouillon, donne à François Belliard, prêtre à Ambrières, la jouissance d'une maison et ses dépendances, au haut du Roquereau, un jardin, une pièce de terre, à charge d'une messe par semaine.
« En outre, ledit sieur Belliard s'oblige instruire les enfants pauvres de ladite paroisse qui n'auront moyen de le salariser par chacun an, à son possible pendant sa vie. en leur service et en la foy catholique, apostolique et romaine, et les catéchiser tant qu'il pourra sur la doctrine chrétienne, lorsqu'ils voudront aller le trouver à cet effet à son domicile, aux heures dues et raisonnables, sans en pouvoir prét(!ndre aucun salaire, sauf à lui à se faire payer et salariser par ceux qui en auront le moien.
« VA attendu que ledit sieur curé de Meudon laisse et lègue lesdits immeubles à perpétuité, il veut et entend qu'après le décès dudit sieur Belliard, le plus proche de ses héritiers présente la jouissance desdits immeubles à tel autre prêtre que bon luy semblera, en présence et assistance de Monsieur le curé. » (i)
Vers le même temps, Mathieu Legras et Renée Fou(iuault, sa femme, léguaient une petite rente de 20 sols « pour un régent ou maistre d'écoUe de la ville d".Vnd)rières » (2J.
En outre, le chapelain de rhùi)ital devait faire les petites écoles une fois la semaine aux garçons qui s'y trouvaient (3).
Pierre Legros, qui était encore instituteur en 171)8, refusa
alors le serment de Haine à la Royauté, et donna sa démission, sous prétexte de santé, sans vouloir la signer (4).
Ecole des filles. — Elle était annexée à l'hôpital fondé par Anne Leclerc, veuve de Î\P Pierre Drouet, juge général de la baronnie, en vertu de son testament du 26 juillet 1698. La première intention de la fondatrice était d'établir à Ambrières « une congrégation de personnes de piété de l'un ou l'autre sexe, dans la maison où elle faisait sa demeure. » M. le comte de Froulay, seigneur d' Ambrières, qui avait suggéré ce premier projet, aurait voulu donner la direction de cette communauté à sa sœur d'abord, et après elle à une de ses filles.
Dans le cas où cette fondation ne pourrait s'exécuter, Anne Leclerc demandait l'établissement d'un « hôpital où il y aura des personnes qui instruiront les jeunes enfans ». C'est ce qui fut exécuté.
Quoiqu'elles prennent quelquefois le nom de sœurs, les personnes qui desservirent l'hôpital avant la Révolution n'étaient associées à aucune congrégation.
1729. Demoiselle Gillette Roulleaux était gouvernante de l'hôpital.
1741. Dame Françoise Lotin est sœur supérieure.
1743. On les appelle sœurs de charité de l'hôpital, et en 1780 demoiselles gouvernantes. Elles étaient trois, et une seulement était chargée de l'école.
Marie Boisgontier et Marie Mangé desservaient encore Thôpital en 1798. Elles refusèrent le serment de Haine à la Royauté et durent renoncer à leurs fonctions de maîtresses d'école, (o)
(1) Arch, de la t'abrirjiie.— (2) Arcli. de Ihôpital. — (3)Arch. de l'évêché du Mans. — (4) Archives municipales. — (3) Arch. de l'hôpital.
ANDOUILLÉ (2,60o hab.).
Ecole des garçons. — Par son testament fait à Paris en une maison sur les fossés d'entre les portes Saint-Michel et Saint
Jacques, où il est resté malade, Pierre Duchemin, prêtre, doyen de Saint-Tugal et curé d'Andouillé, demande à être inhumé aux Cordeliers, à Paris ; veut toutefois que sa tète, mise en une boîte de plomb ou de cuivre, soit déposée dans la sépulture de ses défunts père et mère, en l'église d'Andouillé, et son cœur près des marches du chœur de la même église (6 juin 1613).
Il ajoute ensuite un article concernant la fondation du collège. Le texte que nous en avons vu est lacéré, mais suffisamment intelligible :
Veut et ordonne qu'il soit fondé un.... (collège), et qu'à cet effet il soit acheté un p...., et veut et entend qu'audit collège il y ait... d'école pour instruire la jeunesse, auquel.... par an et à perpétuité la somme de.... chacune semaine, àsavoir les jours.... messe basse de Requiem à l'intention.... du testateur...., et que les deniers tant du bâtiment dudit collège que l'achapt de la place d'iceluy ensemble lesdites iOO livres par chacun des.... pour ledit principal soient pris sur les deniers qui lui sont dus...., et que pour ledit achapt et bâtiment dudit collège, il y soit employé jusqu'à 400 livres. Et sera tenu le principal de faire dire par chacun jour sur le soir, par ses écoliers, un Salut avec le de Pvofundis et les Oraisons.... Lequel principal veut être nommé par Guy Duchemin, son frère, et après sa mort par un de ses exécuteurs (1).
Voici le nom de quelques principaux du collège d'Andouillé :
1654. François Trouillet, prêtre, maître du collège et vicaire.
1713. René Dubreil de la Gravelinais, principal du collège.
173o-174o. Joseph Dubois, ancien vicaire de Saint-llilaire-des- Landes. — Sébastien Bouillet, mort à 52 ans, en 1761.
Le collège était vacant en 1780 (2).
Ecole de filles. — Il y avait à Andouillé, en 1778, « deux sœurs de charité de la Ghapelle-au-Riboul (3).
(l) Arcli.de k paroisse. — (2) Registres paroissiaux d'.\n(louillé et de Sainl-Hilaire-des-Landes. — (3) Archives de l'évèciié du Mans.
ARGENTRÉ (l,4o8 hab.).
Je n'ai aucun renseignement sur les écoles d'Argentré, sinon quelques mentions d'étudiants au XVIIP siècle.
ARON (1,694 hab.).
Ecole des garçons. — 1630. Jean de Caen, prêtre, demeurant à Mayenne, projette de faire construire une chapelle au lieu du Breil, à un grand quart de lieue de l'église, et le curé y consent, à condition qu'elle soit fondée de oO livres de rente, et qu'après ledit de Caen, elle soit possédée par un prêtre de la paroisse, (( qui sera obligé d'instruire la jeunesse de ladite paroisse, sans qu'il soit néanmoins privé de la récompense qui est deub audit maistre d'école. »
Par son testament du 21 juin 16o0, Jean Lecomu, prêtre, demeurant à Mayenne, lègue une rente de 43 livres, à charge de quatre messes par semaine, en faveur, de préférence à tout autre, du prêtre qui tiendra l'école. « Et surtout le testateur désire que les chapelains soient hommes de grande probité et capacité, et sachent bien instruire la jeunesse par leur doctrine et bon exemple. Le tout à la grâce de Dieu » (1).
Ecole des filles, — Elle fut fondée par acte devant Pellier, notaire à Mayenne, le 16 avril 1737. Cette fondation fut faite en faveur des sœurs de la Ghapelle-au-Riboul. Marie Landemaine était l'une des titulaires en 1764. « 11 y a à Aron deux sœurs de la Ghapelle-au-Piiboul, » dit encore le registre des visites épiscopales de 1778.
Les habitants de cette paroisse présentèrent une requête à Tadministration centrale du département en floréal, an VII, « tendant à ce qu'il soit fait défense au receveur de Mayenne de procéder à la location de la maison destinée à servir de logement aux institutrices ; tendant en outre à ce que cet établissement soit rendu à sa destination primitive, ainsi que les autres propriétés qui y
étaient affectées. » Cette demande, qui s'appuyait sur un arrêté concernant les biens non aliénés appartenant aux établissements de bienfaisance et aux écoles, fut accueillie favorablement (2).
(1) Arch. de la fabrique de Grazay. — (2) Arch. do la fabrique et del'évêelle du Mans.
ARQUENAY (773 hab.).
Par acte du 21 mai 1720, passé à Rennes, Claude Robert Deynau et dame Marie-Madeleine Lebel, son épouse, patrons de la chapelle de la Vaugotière, vacante par décès du sieur de Beauverger, la présentent à M° Joseph Meunier, prêtre, sacriste d'Arquenay, à charge par lui « de faire le catéchisme aux enfans tous les dimanches de l'année et outre une fois par semaine pendant l'avent et le carême de chaque année, dans la chapelle de la dite maison de la Vaugautière. » Ils ajoutent à la fondation ancienne en raison de cette nouvelle 'charge une rente de 30 livres (1).
La Vaugotière est éloignée d'une lieue de l'église paroissiale et presque autant de tout autre centre. Quoique cette fondation ne concerne par directement les écoles, elle est une preuve, à défaut d'autre, que l'instruction n'était pas négligée dans cette paroisse qui a donné dans les Rousson deux fondateurs de petits collèges : Jean Rousson, auteur du Dialor/ue des trois vignerons manceaux, à Chantenay, et son neveu, qui lui-même fut maître d'école, à Beaumont-Pied-de-Bœuf.
(1) Insinuai, ecclés. LI, 295.
ASSÉ-LE-BÉRANGER (692 hab.).
Ecoles des garçons et des filles. — 20 mars 1105 (n. s.) Le chapitre de Saint-Julien pourvoit un particulier, pour neuf ans, des écoles d'Assé-le-Béranger, comme lui appartenant (1). Si cette fondation si ancienne avait dos reveinis ou un temporel
attrilnu's au titulaire, le tout semble s'être trouvé perdu par la suite des temps, sans toutefois que la paroisse manquât pour cela des secours nécessaires à Tinstruction des enfants, car nous lisons dans le procès-verbal des visites du doyen du chapitre en 1736 :
« Il n'y a ny maître ny maîtresses d'école en titre. Cependant les enfants sont parfaitement instruits par les soins des susdits prêtres, curé et vicaires n (2).
1670-1677. On trouve aux registres paroissiaux plusieurs mentions d'écoliers (3).
(1) Bibliot. du Mans, luss. 237 !<• 13. — (2) .\rcliiv. du Cliapitre de Saint- Julien. B. 34. — (3) Reg. par.
ASTILLÉ (997 liab.).
Ecoles des garçons. — Dans un ancien aveu et dénombrement du fief de la Ragotière, il est fait mention de la « maison, du puids et du jardin à l'escolle », qui devaient 16 sols, 8 deniers et un bian.
« La maison de l'escolle et la maison de la vicairerie » s'attenaient lune l'autre (1).
Ecoles des filles. — On croit que les demoiselles de Valleaux, qui faisaient l'école aux filles après la Révolution, s'étaient égalemont consacrées à cette œuvre de bienfaisance antérieurement (2).
(1) .Vn-hiv. de la Ragotière d'après M. l'abbè Pointeau, — '2) Notes de M. l'abbé Pointeau.
ATHÉE (868 hab.).
« Noble homme Claude Fougeray (était) maistre d'escolle » à Athée en 1662 et les années suivantes. Il y figure comme témoin à plusieurs baptêmes et mariages. En 1664 a lieu le baptême de Claude, fils de Renée de Rodon, sa femme, et de lui. Le parrain
fut Jean Eschallier, curé, et la marraine Marguerite de la Haye, tlame de la Fosse (1).
(1) Regist. par.
AVÉNIÈRE 4,000 (hab.).
Si cette paroisse n'avait bénéficié du voisinage de Laval pour l'instruction des enfants, on trouverait justement qu'elle était assez pauvrement dotée sous se rapport. Nous ne prétendons pas, d'ailleurs, que les quelques indications recueillies dans les archives de la fabrique soient les seuls éléments d'une étude complète sur cette question, mais nous n'en n'avons pas eu d'autres à notre disposition.
Ecoles des garçons. — 176i. Le chantre et le sous-chantre étaient chargés d'enseigner à lire et à chanter aux enfants de chœur, qui n'étaient pas nombreux (1).
Ecoles des filles. — 1 772. Délibération des habitants qui décident qu'il « était besoin dans la paroisse d'une fille de charité pour remplacer feunte Renée Breton ; dans cette assemblée s'est présent'e Jacquine Bouvier qu'ils ont reçue, à qui on a offert et accordé par chacun an, au moyen qu'elle donnerait gratuitement ses peines et soins, qu'elle rendrait ses services possibles ainsi que l'avait fait sa précédente à tous les pauvres malades et infirmes de la paroisse, qu'elle ferait pareillement gratis autant que le temps lui permettrait, soir ou matin au detîault l'un de l'autre, l'école aux pauvres filles de la paroisse qui se présenteront pour la lecture et l'instruction :
1° 12 livres à prendre sur les quêtes qu'on a coutume de faire pour les pauvres à la porte de l'église.
2" .\u gré de la paroisse un loyer ou logement dépendant de la fabri<iue.
3° 14 boisseaux de bled dus au i)rofit des pauvres au boisseau de 28 livres pesant sur la Noittière. »
Les parties pouvaient résilier en prévenant 6 mois à l'avance.
Dans un autre contrat 9eml)lal)le de la môme année on ne parle que de a douze pauvres filles (2) ».
(1-2) Archiv. de la fabrique.
AVERTON (1,307 hab.).
Ecoles des filles. — De 1733 à 1770, des sœurs, qui étaient certainement maîtresses d'école, figurent aux comptes des dépenses de la fabrique pour le blanchissage du linge de l'église, l'ornement des autels et diverses fournitures.
Un établissement plus stable fut fondé et doté quelques années plus tard.
21 mai 1782, devant Gilles-François Leroy, notaire à Courcité, M. Thomas-Louis-Gésar Lambert de Frondeville, Ghevalier, président à mortier au Parlement de Normandie, demeurant à Rouen, procureur de demoiselle Marie-Anne-Françoise-Aimée de Languedor. Marquise de Becthomas, Gomtesse d'Averton, damedeFourmentin, Annouvilles, Limbœuf, pour subvenir aux besoins des pauvres de cette paroisse et à l'éducation des enfants d'icelle (ayant le désir; d'établir deux sœurs de la charité de Sillé-le-Guill., résidantes à la Ghapelle-au-Riboul, lesquelles seront tenues de l'instruction des filles tant pauvres que riches gratis, de leur faire l'école et enseigner le catéchisme tous les jours à la réserve d'un mois de vacances qui sera le mois d'août, et de dix jours pour le temps que leur devoir les appellera à la retraite annuelle de leur communauté et du jeudi de chaque semaine, d'aller voir, visiter et soigner les pauvres malades, conformément à leur institut, a donné pour le logement des dites sœurs une maison située dans la grande rue de ce bourg... plus un jardin potager... qui lui appartiennent par sentence de deshérance et par licitation pour la somme de 470 livres entre elle et les héritiers de la nommée Lignée, femme Lallemant. Et pour leur entretien et
nourriture, elles percevront une rente de 350 livres du roy ou de riiôtel de ville de Paris, dont elles emploieront 50 livres en médicaments qu'elles administreront aux pauvres de la paroisse... et pour l'ameublement le dit de Frondeville a offert une somme de 600 livres à sœur Françoise Beusnoux, supérieure de ladite communauté à la Chapelle-au-Riboul, comparante, qui accepte et promet que, dans l'assemblée générale qui sera tenue le mois prochain, il sera nommé par Mgr l'évêque deux sœurs qui se rendront incontinent pour exécuter ledit établissement. S'il cessait, la donatrice rentrerait dans ses biens. — Fait au château d'Averton (1).
(1) Arch. de la fabrique.
AZÉ (1,193 hab.).
Ecole des garçons. Outre l'avantage que cette paroisse retirait de la proximité de la ville de Château-Gontier, surtout à partir de l'époque où le collège fut transporté dans le prieuré de Géneteil, elle n'était pas dépourvue de maître d'école, comme le montre l'acte suivant :
7 juillet 1683. « Devant René Gilles, honorable homme Jean Houdé, maistre des petites escollcs des jeunes enfans demeurant au faubourg de cette ville, vers Azé, désirant participer à l'augmentation du service divin et i)rières qui se disent en l'église de Notre-Dame du Génetay dudit faubourg d'Azé de l'office du Saint- Sacrement.... fonde à perpétuité l'exposition du Saint-Sacrement pendant la messe des jours de jeudi de chaque semaine, et les derniers jeudis de chaque mois un salut.... »
A charge de prier pour lui et pour Marie Enfray, son épouse.
11 donne pour cela un capital de 500 livres (1).
Le 22 octobre 1792, un arrêté du Directoire nomma le citoyen Jubin, clerc tonsuré, pour faire l'école aux enfants de la commune d'Azé, en remplacement du ciloyt'n Chantelou, non asser" mente (2).
Ecole des filles. Le couvent des Ursulines était, comme le collège, sur la paroisse d'Azé.
(1) Archives de la Mayenne. G. 13.— (2) Ibid. Reg. du Directoire.
LA BACONNIERE (1.902 hab.).
La paroisse de la Baconnière eut pour curé, de 1582 à 1627, un prêtre qui fut pour elle un bienfaiteur insigne,mais remarquable surtout par son zèle personnel et sa générosité inépuisable pour l'instruction des enfants. 11 se nommait Simon Genouel, et était né à la Croixille d'André Genouel et de Renée .Jamin. 11 reçut tonsure à Rennes en lo72, les ordres mineurs à Laval de Pierre Ragaine, évêque coadjuteur d'Angers et du Mans, en 1580 et la prêtrise à Angers en lo83. 11 avait déjà pris possession de la cure de la Baconnière l'année précédente par résignation de Michel Jamin, son oncle.
Le jeune curé se donna à tous les devoirs de sa charge, mais son soin principal fut de se procurer des prêtres animés du même zèle que lui, et qui puissent l'aider dans la fondation et la direction de l'œuvre qu'il avait projetée et déjà commencée luimême. Ayant trouvé trois coopérateurs sur lesquels il pouvait compter, il se les associa, fit les frais d'établissement du collège de la Baconnière, et, par un contrat en forme et un règlement détaillé, assura la durée et la bonne direction de l'école. Pour en faire l'histoire nous n'avons qu'à transcrire ici les pièces rédigées par le fondateur ; elles sont plus instructives que tous les résumés ou commentaires qu'on en pourrait faire.
« Nous, S. Genouel, prestre, curé de la paroisse de la Bacon- « nière, joinct avecques mestre Jehan Le Meignan, segretain de la dite église, Julien Nepveu et André Tirouflet, prestres, « chapelains de la ditte église, avons, au nom de Dieu.... et « édification de la sainte Eglise, commencé un collège pour (c montrer aux enfans de la dite église parochialle de la Bacon- « nière languedemain de la S. Martin, l'an 1606, qui est le
« treiziesme (?) jor du mois de novembre au dit an ; à la charge « que chacun de nous susdits assisteront chacun la sepmaine « alternativement les enfans ; et moy curé particulièrement visi- (( tera tous les jours le dit collège pour faire les lescons les plus « difficiles si besoin est, et pour voir aux dits enfans selon les « règles d'observance que nous leur ferons ci après.
« l''aict et certifié sous nos seings les dits jor et an susdits, à « la charge que tous les escoliers qui viendront payeront cinq « sols par moys, à quoy avons modéré le prix du salaire des « dits régens susdits ; lesquels cinq sols se payeront à la fin de « chacun moys que les enfans auront esté » .
« Règles et méthodes du collège de céans institué par nous Symon Genouel, prestre curé, et commencé ce lundy treziesme jor du moy de novembre 1606, par nous et maistre Jehan Le- Meignan, mestre Jelian Nepveu, mestre Jehan Tirouflet, prestres et chapelain de céans, pour l'instruction de la jeunesse au service de Dieu et de son Eglise en l'art de grammaire et es parties d'icelle.
« Premier. L'escollier entrant au matin en l'église et ayant prins de l'eau béniste, s'agenouillant devant le crucifix dira Pater, Ave et Bénédicte et s'en ira à sa place.
« Estans assemblés au matin, devant que commencer leurs lescons, tous les escolliers en présence du régent diront lOraison à genoux, scavoir Pater, Ave, Credo, Grâces et tout labsay, avec les commendements de Dieu et ceux de l'Eglise, et qui sera recitté et dict tout hault par l'un des escolliers, lequel ayant parachevé nommera un de ses compaignons pour en dire autant le langdemain. Au soir devant que s'en aller sera semblablement dite l'oraison qui sera chantée, et sera nommé comme dessus par son compalgnon celuy qui devra dire le languedemain, et ainsi tous les dits escollyers aprenderont leur absay et petit catéchisme.
(f Les régens ou régent feront dire par ordre les escollyers selon les classes et chacun à sa part ; scavoir ceux de matinnes qui disent en lisant tous ensemble, qu'il fera dire chacun son vers,
si bon luy semble, ou bien l'un après Tautre. et ayant tous dit, leur marquera leur leccon à tous jusques où ils devront tous redire à l'aultre leccon. Ainsi il fera consécutivement à tous ceux qui lisent en épelant et de l'absay. Et ceux qui laisseront leurs matines pour prendre le Donnet ou rudiment, diront tous les matins ensemble leurs heures scavoir : un matin une partie et l'autre vespreset sept psalmes, et ce l'espace de deux ou troys moys après qu'ils les auront laissés, de peur qu'ils ne oblyent, et pour les y rendre plus promis à les dire.
« Les grammairiens diront leurs leccons et textes par chœur et construction deux fois le jour, scavoir devant et après midy.
« En chacune classe et leccon celuy que le régent jugera plus capable et mieux estudiant sera maistre sur ses compaignons de sa classe et leccon, et tous ceux de sa leccon seront tenuz luy rendre et dire leur leccon premier que de la dire au régent ; et s'ils y font faulte, il en rendra conte et les accusera au régent, et du nombre des faultes qu'ils y auront faictes, de quoy le dit régent souvent l'interrogera, et principalement devant que de les faire dire.
« Et s'il y a quelqun des aultres compaignons qui étudient mieux que luy. il le mettra à sa place et l'aultre sera tenu de luy obéir et lui rendra ses leccons devant que les dire au régent.
« Ledit premier en chacune classe et leccon aura droit de dire le premyer et de faire dire et récitter la leccon à ses compaignons de sa dite classe et leccon, devant quils les disent au régent, et de remarquer les faultes qu'ils font, tant es dites leçons qu'en leurs mœurs et comportement à l'escolle.pour en rendre compte audit régent.
« Les escolliers de chacune classe et leccon seront retirés ensemble à part pour estudier et ne se mesleront avecque les aultres qui ne sont pas de leurs leccons, et mesme diront ensemble, le plus capable et mestre le premier, comme dit est.
« Les escrivains liront et escriront à part, prendront exemple après les premières leccons, lesquels exemples leur seront baillés sur leurs leccons, s'ils lisent de grammaire au aultres choses ; lesquels escrivains seront tenus rendre leurs exemples et les dire
— lo —
par cœur pour apprendre le francoys, et mesme dire en épelant par cœur, comme chacune diction et mots de l'exemple est escrite orthographiée, pour apprendre ledit orthographe, sur quoy le régent les interrogera, remarquera leurs faultes, les leur remontrera et souvent leur conduira les mains en escrivant pour leur apprendre dès le commencement à bien former leurs lettres.
« Les escollyers ne jureront le nom de Dieu, ny par leur foy, ne s'entre injurieront, ne s'entrebatteront, ne diront villains propos deshonnêtes, paroles salles, ne seront larons, ne mentiront, ne raigeront en l'escolle ; mais estudieront, serviront Dieu et le prieront qu'il leur donne l'esprit de science, obéiront à leurs pères et mères, régens et ansciens.
« Quiconque fera au contraire de ce que dessus, aura pour la première fois deux coups de verge sur les deux mains, à la seconde quatre ou cinq coups sur les fesses, et s'il continue et ne veuille se déporter, il sera banni et sera chassé hors de l'escolle.
« Les grammairiens réciteront par cœur leurs sepmaines au samedi, auxquels ne sera faite aultre leccon pour ce jour, fors (pi'on instruira les enfants à chanter, servir à l'église, y lire et bien parler et autres civilités et s'en iront à deux heures; et sil est feste le samedi, recitteront leurs sepmaines le lundi ensuivant.
« Seront venus et rangés à l'escolle sur les huit à neuf heures, s'en iront à quattre ou cinq du soir, auront reminse et compos tous les jeudis, sil fait beau temps et s'il n'y a point de feste en la sepmaine; ne joueront, ne feront^ aucune insolence en l'église, ne cimetière, ne toucheront aux autels, ne entreront dans le chœur et chanseau, sinon durant la messe, tiendront les portes fermées et ne sortiront que par celle dessus le cimetière, de quoy le dernier venu sera portier la jornéc, pour la fermer et ouvrir à ceux (lui auront congé du régent de sortir.
« Paieront chacun escolier cinq sols parmoys àla fin de chacun (Uîsdits moys pour aider à entretenir lesdits régents, et à faulte de ce faire ne leur sera montré, fors aux pauvres qui n'auront moyen de payer.
« Seront les présentes règles lues à l'escolle par un des escol-
liers une fois le moys, au commencement de chacun moys, après l'oraison.
« iXous soussignés, curé et chapelain de cette paroisse de la Baconnière, promettons respectivement les uns aux autres maintenir et garder les promesses qu'avons faites les uns aux aultres de continuer le collège ci-devant institué par nous curé, commencé nous chapelains en cette paroisse, l'année devant passée, garder et observer les règles et méthodes d'enseigner inscrites de l'autre part, et les faire garder aux enfans escolliers qui seront en la dite escolle, pour l'instruction de la jeunesse au service de Dieu et de son Eglige, en l'art de grammaire et parties d'icelle.
« Et avons accordé montrer auxdits enfans chacun sa sepmaine. alternativement les uns après les autres, soit qu'il y ait perte ou non, comme elles échoueront; et d'autant que M. le curé visitera tous les jours, une fois le jor, s'il n'a empêchement légitime, ledit collège, pour faire une leçon de grammaire et bailler exemple si bon lui semble, ce qu'il a promis faire ; nous maistres Jehan Lemaignan, Jehan Nepveu et maistre André Tirouflet, promettons que en la sepmaine que ledit sieur curé tiendra le collège, que nous ferons dire les enfans de matines, absays et basses leccons le matin, scavoir les premières lettres comme s'ensuit; scavoir est, moy, maistre Jehan Nepveu, le mercredy et jeudy ; maistre Jehan Tirouflet, le vendredy et samedy : et s'il échet des festes, lesdites féstes seront . comptées pour jor et vaudront acquittées, tant jor que sepmaines. Et l'argent qui proviendra du dit collège par chacun moys, comme de cinq sols par chacun escollyer, sera reparti, quart à quart, par entre nous à la fin de chacun moys; et comme il sera baillé par ces enfants, sera enregistré sur le papier.
Fait et accordé soubs nos seings de nous curé, maistre Jehan Lemeignan, Nepveu et Tirouflet, prestres et chapelains susdits, le quastriesme jor de janvier 1607.
Signent : S. Genouel, Lemeignan, Nepveu, Tirouflet. »
Nous n'interrompons cette publication de documents que pour faire remarquer quelle est, dans le plan de ce collège paroissial, l'union de l'Eglise et de l'Ecole. L'une est l'annexe
de l'autre, matériellement, et moralement surtout. C'est l'Eglise qui sert de lieu de réunion pour une partie importante des exercices de l'école, et dans les classes, ce que l'on apprend avant tout, c'est la lecture des offices, le chant, le service des autels.
Ce qui est à noter encore, c'est cette admirable entente, ce concordat pour une œuvre sainte de dévouement établi entre les quatre ecclésiastiques de la paroisse, où nous voyons le curé le premier prendre sur lui la charge la plus considérable et la plus difficile, en même temps qu'il trouve dans son clergé une correspondance si fidèle à ses vues.
Signalons enfin la sagesse de ce règlement qui donne en quelques lignes, où l'on sent les fruits de la pratique et de l'expérience, les préceptes pédagogiques les plus appropriés aux besoins de l'enfance.
C'est d'une part la division des classes suivant l'âge et le progrès des élèves, puis cette méthode toujours suivie ou reprise de la lecture commune pour les commençants ; la récitation de mémoire pour les grammairiens, les exemples écrits analogues aux leçons du jour pour les écrivains, qui après les avoir rendus (ItnTont les réciter en les épelant et rendant compte de toutes Ifs difficultés de syntaxe ou d'orthographe. C'est enfin, pour provoquer l'émulation, cette pratique de l'enseignement mutuel, suivant laquelle le plus studieux devient maître sur les autres, et doit défendre son privilège en gardant sa supériorité.
Les autres parties du règlement qui regardent les corrections corporelles, la durée des classes, les préceptes moraux, les fêtes <t congés, la modique rétribution mensuelle, sont certes aussi sages et aussi profitables que tout ce qui peut avoir été tenté depuis.
Dès son ouverture, le collège delà Baconnièrocompca cinquante trois élèves et toutes les conditions s'y coudoyaient familièrement. Uené de Chalus, fils du seigneur de la Poupardière, s'y trouvait avec les pauvres qui ne pouvaient pas même payer cinq sols par mois. Trois petites filles qu'on trouve sur la liste, donnaient à 1 école de la Baconnicre le caractère des classes mixtes qui lurent
proscrites quelques années plus tard, mais qui ne sont pas sans avantage dans les plus petites localités.
A ces règlements généraux sur la discipline et l'enseignement, Simon Genouel ajouta les années suivantes des préceptes tout à fait détaillés sur la lecture, la prosodie et l'orthographe. En 1614, s' appuyant toujours sur l'expérience, il reconuiiande la répétition journalière sur les leçons précédentes avec discussion entre étudiants ; les exercices de lecture (( en lettres mouslées » et dans les manuscrits, la récitation par cœur des « parties », les compositions qui entretiennent rénmlation.
Ces prescriptions si pratiques méritent encore d'être reproduites ici.
1607. « Seront faict observer ces règles aux enfans de l'escolle, tant petits que grands, pour bien et distinctement prononcer et écrire chacune lettre, syllabes et diction, selon la première partie de grammaire, qui est la lettre et ortographe.
(Division des lettres, voyelles, consonnes, labiales, gutturales, dentales, avec exercices en latin et en français).
« Item, sera gardée la quantité et accent ou prosodie qui est la quatriesme partie de la grammaire, qui enseigne comme chacune diction et mot se doit prononcer...
« Item, seront observées ces règles en l'escolle, pour ce que la première partie de grammaire qui est ortographe consiste en deux parties, scavoir : la première consiste en la formation de lettres, syllabes et dictions avec leurs accens, temps ou voix, longue ou brève ; l'autre partie dortographe est appelée distinction, laquelle distinction apporte une merveilleuse lumière et facilite à l'oraison. (Suit la description et l'emploi des divers signes de ponctuation). « Sera observée et baillée la ferulle aux grammairiens, laquelle sera demandée deux fois le jour par le maistre, et quiconque sera trouvé l'asvoir et estre de gal/ico il porrigera la main et aura sur ycelle un coup de verge, et deux incongruités vaulderon un de galtico. Et prendront et rendront 2 thèmes par sepmaine, plus tiendront et seront faites les conférences et disputes entre les grammairiens 2 fois la sepmaine, le jeudi et samedi, ou aultres jours qui seront trouvés les plus commodes pour ambier
les premières places, et seront données aux plus capables et à ceux qui auront le mieux disputté et que soyt tout en latin. Fait le 20 novembre 1607. »
« Méthode pour bien faire apprendre les enfans, expérimentée par nous curé soussigné pour la grammaire, 1614. S. G.
ff Notiez qu'il faut faire repetter aux enfans tous les jours les leçons qu'ils ont leues dès le commencement du livre, soit le (loderet, ou la première, ou syntaxe, le tout par cœur, et construire comme s'ils disaient leur semainée, et puis les faire disjtuter sur chacune règle, et ce faisant ils apprennent le dit Coderet et grammaire dès la première fois qu'ils la voient, et à faulte, ils ùblient ce qu'ils ont veu, et au contraire ayant ceste coustume, se tourne en habitude et savent comme la patenostre.
« Item, leur faut faire lire une fois ou deux le jour en lettre mouslée et autant en lettre escrite à la main, leur faisant bien prononcer et garder les points et virgulles, ou autrement ils n'apprendront jamais bien à lire ; et tous les jours une exemple.
(( Item, leur faire dire tous les jours les partyes, pour les (^xercer, qu'ils rendront par cœur, et diront aussi par cœur, comme chacune diction et mot est orthographe.
« Item, diront tous les dimanches après vespres du catéchisme, scavoir, ils en disputeront pour bien l'apprendre et s'exercer. »
Le curé de la Baconnière avait plus de soixante ans qu'il continuait toujours son rôle d'instituteur; mais prévoyant sa fin, il ne voulut pas que son œuvre manquât après lui. et il en assura la perpétuité, autant par ses libéralités testamentaires que par les jirécautions minutieuses dont il les entoura pour en assurer le tidèle accomplissement. Pendant deux cents ans ses intentions ont t'té respectées, et grâce à lui l'instruction populaire a été facile à tous dans la paroisse dont il avait eu la direction.
Tel nous avons vu le jeune pasteur jetant les fondements de son institution aux débuts de son ministère, tel nous le retrouvons dans les considérations pieuses et élevées de son testament.
11 mourut au presbytère le 4 octobre 1627, et fut le lendemain inhumé au chœur de son église.
— âô —
Les dispositions du testament de M. Genouel qui regardent l'école et un règlement postérieur fait par l'areliidiacre de Laval, à qui le fondateur avait confié le soin de son œuvre, compléteront l'histoire de ce petit collège paroissial, dont l'origine, le fonctionnement et la continuation pendant deux siècles nous sont mieux connus que beaucoup d'autres établissements semblables.
Par son testament de 1622, M. Simon Genouel disait : « Pour exercer la charité tant temporelle que spirituelle que Dieu a tant recommandée à l'endroit des pauvres, et pour multiplier le nombre des serviteurs de Dieu et de son Eglise, à ces intentions, cydevant il aurait fait bâtir et acquis certaine maison près ledit bourg de la r)aconnière, appelée la Chesnaye et terres en dépendant, pour donner à perpétuité et présenter à quelque personne capable, qui soit prêtre, ou pour le moins étant es ordres sacrés, pour l'obliger à tenir l'écolle et enseigner les enfants, tant de la dite paroisse qu'aultres circonvoisines qui voudront venir, tant au service de Dieu qu'es bonnes lettres.
« En conséquence de quoy, exécutant ses vœux et bons desseins, il donne et laisse à perpétuité la dite maison de la Chesnaye, terre en dépendant, pour servir de collège et petit séminaire en la dite paroisse, avec les formes et conditions cy-après :
« La maison composée d'une salle, cellierau côté, chambre audessus, des greniers en haut et une étable au bout, rues et issues devant et aux côtés, plus le jardin à égrun étant au-devant de la dite maison, contenant et abutant d'un bout le grand chemin de Laval à Ernée.... »
(Suit le détail très long de toutes les pièces de terre).
« Toutes les choses susdites laissées au maitre d'école, à la charge d'entretenir tant les maisons que les terres, en bonne et suffisante réparation, et durant son temps; sises les dites choses aux environs dudit bourg de la Baconnière, sous la nuesse et seigneurie de la maison seigneuriale de la Moysière, à la charge de payer les rentes, charges et devoirs féodaux par égail de fief durant leur temps.
« Et aussi à la charge de tenir continuellement l'école au lieu où il sera par M. le curé et les habitants advisé, et enseigner et
instruire tant pauvres que moyennes de la dite paroisse, outre à bien prier et servir Dieu, les nourrir et instruire dans la piété et crainte de Dieu, leur apprendre les rudiments et fondement de grammaire, et à lire et écrire aux pauvres gratis et par charité, et aux moyennes moyennant salaire accoutumé et compétent.
« Et pour la forme delà présentation du dit collège, ce sera par ledit testateur, s'il est vivant, et après son décès parle curé, procureur fabricier, et deux des proches lignagers du dit testateur, si aucuns sont en la dite paroisse, à un prêtre ou pour le moins à un clerc étant des ordres sacrés ; et s'il y en avait un de la lignée du dit testateur, veut et désire qu'il y soit préféré ; et où il se trouveroit de la division et difficulté en la présentation du dit collège, le dit testateur a donné la connoissance et juridiction après son décès et de celui ou ceux qui seront pourvus par le testateur, à M. l'archidiacre de Laval, auquel il ordonne être baillé par le dit maître, chacun an, dix sols de rente le jour qu'il fera la visite en la dite paroisse, lesquels dix sols ne se payeront qu'après le décès des dits maîtres pourvus par le dit testateur; à la charge qu'il lui plaira avoir l'œil et s'informer si le régent qui y sera nommé y fait son devoir assidûment, et si les logis et autres choses sont en bonne réparation, et si les charges laissées par le testateur sont dûment faites.
« Et outre les charges ci-dessus, ledit régent sera tenu de faire et faire faire une chanterie et service solennel tous les ans à perpétuité en la dite église, le jour et fête des apottres saint Simon et saint Jude, avec vigiles chantées à neuf leçons, messe chantée à haute voix de l'office de Sando spiritu, de Beata et de Requiem, et ce à l'intention et recommandation de l'àme du dit testateur, du dit défunct maître Michel Jamin, de leurs pères et mères et amis trépassés.
« Plus à la charge aussi que ledit régent fera prier Dieu à ses écolliers tant au matin qu'au soir, savoir : au matin premier que (le commencer les leçons, fera réciter par ordre, tout haut, le Pater. VAve et toute Labsé, les commandements de Dieu et de l'Eglise. Au soir, si commodément se peut faire, fera dire et (iianter l'oraison, et les fera assister aussi aux dites messes et vigilles cy dessus, si faire se peut.... »
Le 19 juin 1700, au cours de sa visite, M. de Saint-Germain, archidiacre de Laval, fit avec l'avis du doyen d'Ernée le règlement suivant :
« Premièrement, avons ordonné que conformément à la fondation, maître Sébastien Genouel, chargé du dit collège, recevra dans le lieu destiné par le fondateur à tenir l'école, les pauvres enfans de la dite paroisse de la Baconnière et des autres voisines, qui lui seront envoyés ou qui se présenteront, pour estre par luy instruits gratuitement des principes de la religion et de leur A. B. G et à lire et à écrire; et à cette fin, que la ditte école sera par luy fournie de tables et bancs nécessaires.
a Secondement; que le dit sieur Genouel sera tenu à la fin de chacun jour d'école de mener les dits enfans dans la chapelle ditte des Ormeaux, pour y faire les prières spécifiées par la (fondation) de laquelle chapelle ; luy permettons de (faire faire une) clef et de la garder à cette fin.
« Troisièmement, voulant prévenir les difficultés qui se sont ci devant présentées (?) par la réception des dits enfants, pour savoir s'ils sont pauvres ou non, ordonnons au dit sieur Genouel d'admettre à la ditte école tous les enfans qui luy présenteront un certificat de leur pauvreté, signé ou du dit sieur curé ou des autres curés des paroisses circonvoisines, et du seigneur de la ditte paroisse de la Baconnière pour les originaires ou domiciliés d'icelle seulement ».
Le titulaire du collège est ensuite condamné à faire certaines réparations aux bâtiments du collège (1).
Voici pour terminer cette notice le nom de quelques-un des titulaires du collège de la Baconnière après le fondateur et ses trois associés.
1673-1700, Sébastien Genouel. f-
1761, François Letourneur.
1774, Pierre-François Tuffault. 11 ne prêta, en 1791, qu'un serment restrictif.
Ecoles des filles. — Nous avons vu que quelque petites filles avaient été admises au collège fondé et dirigé par Simon
Genouel en i606, à défaut d'une école spéciale pour elles. Avant la Révolution, une institutrice laïque faisait la classe dans une maison dite de l'école, qui a plus tard été convertie en four.
(]) Toute cette notice est extraite des registres paroissiaux où M. Genouel avait consigné, au fur et à mesure de l'expèrion(^e, ses observations et les prescriptions qu'il voulait laisser à ses collaborateurs et à ceux qui les r.Mnplaceraicnt. Quelques détails biographiques sont extraits des Insinualions ecclésiastiques, tome XVII f" 260.
BAIS (i,948 hab.).
Ecole des garçons. — 1588. Les enfants-clercs de Bais sont cités pour un legs dans le testament d'une personne de Champgeneteux.
Le 3 octobre 1690, par son testament, René Liger, prêtre habitué à Bais, « se voyant en un âge entienne, » dit :
« Je lègue à René Bresteau, mon fdleul et petit neveu, fils de Matliurin Bresteau et de Madeleine Le Pontalier, la maison nommée l'escole, haut et bas, joignant la petite maison proche le cimetière qui n'y est comprise, avec le tiers du jardin de sur le réservoir, le côté du cimetière, à condition qu'il montrera la petite escole, et au cas qu'il ne montre, donne le mesme pouvoir à son frère Mathurin, s'il souhette monstrer, et aussi au cas qu'il ne monstre, je la donne et lègue pour l'instruction des enfants de la paroisse à toujours et à perpétuité, à condition que les litanies de la Ste-Vierge, verset et oraison seront chantées tous les samedis (1) ».
Codicile. « Le tiers du jardin donné pour linstruction des enfans, au cas que les dits René et Mathurin les Brcsteaux ne montrent pas pour l'escole, demeurera a toujours età perpétuité » .
Ecole des filles. ~ Michel Lemesnager, aussi prêtre demeurant à Bais, fit pour les lillcs ce que le précédent avait fait pour l'école des garçons. Après avoir donné deux cents livres de rentes pour les pauvres de la paroisse, il ajoutait :
« Je lègue à perpétuité' et à jamais oO livres de rente qui me sont dues par Pierre Lefèvre par contrat de constitution, pour montrer les escoles et la doctrine clirestienne aux tilles de la paroisse de Bais, et prendre soin des pauvres malades qui languissent faute de moyens ; et j'ay nommé à cette fondation celle de mes plus proches parentes qui y sera la plus propre, et par privilège et motif de préférence, celle de la famille de feu Mathurin Leménager, sinon il en sera pris en la communauté la plus proche, jusqu'à ce qu'il s'en trouve de ma famille, et par privilège Françoise Herbelin de la communauté de la Chapelleau-RibouL... »
Bais, 4 mai 1734 (2).
Le registre des visites épiscopales de 1778 nous apprend par ailleurs qu'il y avait alors deux sœurs de la Ghapelle-au-Riboul établies à Bais (3).
(1) Arch. de la fab. de Trans, — (2) Arcli. de la fab. de Bais. — (3) Arch de l'évêché du Mans.
BALLÉE(906 hab.).
Ecoles des garçons. — Il y avait une école à Ballée dès le XVP siècle. Les deux titulaires connus étaient laïques. On cite en effet parmi les témoins de l'acte de possession d'un bénéfice, en lo60, et après les ecclésiastiques, Macé Bondonnet, magister: René Leduc, successeur de Macé Bondonnet, est dit maistre d'escolle dans un acte de 1378 (1).
Il est fait mention d'écoliers dans les registres paroissiaux au cours du XVIP siècle, 1630, 1657. (2).
Un arrêté du Directoire porte que le nommé Chollière, dont on connaît la fin tragique, vicaire constitutionnel, continuera de jouir gratuitement de la maison et jardin détachés du collège de Ballée (3).
(1) Insinuât, ecclés. VIII, 458; XVI, 423. — (2) Reg. parois, pasuim. — (3) Regi.st du Directoire, Arcliiv. de la Mayenne.
BAROCHE-GONDOUIN (o92 hab.).
Ecole des garçons. — I606. En cour royale de Tours, M. « Georges Le FouUon, prêtre, recteur curé de la paroisse de N.-D. de Lescrignole de Tours, pour l'entretien et augmentation du divin service dans l'église de la paroisse de la Baroche- Gondouin, pays de Maine, lieu de sa naissance, et pour l'affection (pril a, que la jeunesse soit instruite aux bonnes mœurs et lettres, a volontairement donné (suit ici la nomenclature des biens affectés au collège et qui sont considérables).... pour par les fabriciens d'icelle paroisse pourvoir d'un prêtre idoine et capable qui sera clioisy et nommé par le sieur curé de lad. Bazoge et frères Capuchins. » Choisissant de préférence « le plus proche parent prêtre de sa famille quoiqu'il n'eut fait que ses humanités soubs les pères Jésuites ou en quelque bon collège », à défaut pour un prêtre de la paroisse,» et n'en sera admis aucun, s'il n'a pour le moins fait ses humanités toutes entières chez les bons pères Jésuites ou en quelque bon collège », à défaut encore on choisira dans le marquisat de Lassay « à la charge par le dit prêtre d'enseigner la jeunesse qui se présentera, tant de ladite paroisse de la Bazoge que d'ailleurs, au latin et français, à chanter le plain chant, et les catéchiser et dire deux messes basses par semaine le vendredi de la Ste-Croix,le samedi de Benta ».
Le 13 avril 1792, les officiors de la municipalité de la Baroche- Gondouin demandent que les biens affectés à la fondation du collège pour l'instruction de la jeunesse soient retirés de la vente des biens nationaux (2).
(1) Arcli. de la fab. — (2)Arch. de la Mayenne, Reglst. du Directoire.
LA BAZOUGE-DE-CHEMERE M. 169 hab.V
Ecole des garçons. — 1518. Jean Mathieu, châtelain deChemeré, donne o sols « aux clercs et autres enfans (jui aideront à chanter au jour de son enterraige ». Une très ancienne confrérie
de Saint-Gervais et de Saint-Protais existait dans cette paroisse. C'est elle qui au XVV siècle, comme on le voit par les comptes du procureur, subvenait en grande partie aux réparations de l'église et au traitement du maître d'école (1).
En 1767, les confrères avaient encore promis une allocation de 60 livres par an au sieur Pierre Leclerc-Gandonnière « pour montrer à lire et à écrire auxenfans garçons de la dite paroisse. » Mais quelques années plus tard, les ressources de la confrérie ayant sensiblement diminué, elle ne put pas continuer ce traitement (2). La situation ne s'était pas améliorée en 1789, car il n'y avait alors à la Bazouge ni sœurs de charité pour prendre soin des malades et instruire les jeunes fdles, ni maître d'école (3).
(1) Arcli. de la l'abrique. — (2) Minutes Trouillurd en l'étude de M. Thuau, notaire àMeslay. — (3) Cahiers des doléances. ^
LA BAZOUGE-DES-ALLEUX ^ 639 hab.).
Ecole des filles. — L^ registre des visites pastorales de monseigneur de Gonssans constate en 1778 « qu'il y a une maîtresse d'école » à la Bazouge-des- Alleux (Ij.
(1) Arch. do l'évéché du Mans.
BAZOUGERS (1,212 hab.).
Ecole des garçons. — A cause de la qualité du titulaire et de la nature du bénéfice, la provision dont nous donnons l'analyse nous semble avoir trait à une école.
1782. M. le curé de Bazougers et le procureur de fabrique confèrent la prestimonie, dite des Bouvets, vacante par démission, à M. Jean-Julien Ledeuf, prêtre du diocèse de Rennes, principal du collège de la Guierche, à condition de résider et de s'acquitter des charges portées par la fondation (1).
Ecole des filles. — 1762. Charles Geofroy du Tertre, prêtre seigneur de la Bozée, y demeurant, avait par son testament donné « aux habitants et fabrique de Bazougers une rente de 103 livres, pour par les dits habitans avoir deux sœurs de charité, pour instruire gratuitement les pauvres tilles et voir et visiter les malades. »
Cette rente fut ensuite, par un acte qui révoquait le premier, remise au curé et aux procureurs de fabrique, pour être distribuée par eux aux pauvres (2).
Ce n'est donc là qu'un essai de fondation.
(1) Arch. (le la Mayenne G. 90. — (2) Arch. delà fabrique.
BAZOUGES (1,631 hab.).
Ecole des filles. — 1768. « MaîtreFrançois Chotard, conseiller au siège de l'Election de ChateauGontier et dame Louise- Jeanne Duchemin de la Frogerie son épouse,.... (exposent) que touchés de compassion de l'état misérable des pauvres de la paroisse de Bazouges... et des environs, et connaissant aussi l'impossibilité où les pères et mères sont de donner de l'éducation à leurs enfans, ils ont fait un projet de don entre vifs, par lequel ils ont donné aux dits pauvres une maison avec un jardin situés au faubourg de Tréhut, en la dite paroisse de Bazouges... pour loger les maîtresses d'école qui instruiront gratuitement toutes les petites fdles pauvres de la dite paroisse de Bazouges et des environs, et donneront le bouillon et leurs soins aux pauvres malades. » 11 résulte de l'acte de fondation « que les dits sieurs et dame Chotard ont signé ce projet le 8 aoust 1768, et ont fait accepter le don y contenu par IVl. Michel Couanon, curé de la dite paroisse; qu'ils se sont pourvus vers Mgr le comte de Saint-Florentin, ministre et secrétaire d'Etat, et l'ont supplié de leur accorder les lettres nécessaires...»
Les lettres patentes du roi conformes sont datées de Versailles, décembre 1769, — l'école devait être tenue par des Demoiselles charitables.
1 et ii septembre 1770. Les officiers du grenier à sel et Election de Cliàteau-Gontier déclarent « qu'ils louent et approuvent le zèle du sieur et dame Ghotard dans l'établissement par eux entrepris d"une école chrétienne de charité, pour l'éducation des jeunes tilles pauvres et le soulagement des pauvres, qui ne sont pas recevables dans les hôpitaux et dont plusieurs sont morts faute de secours » (1).
Cette maison, fondée sous le titre de l'Immaculée-Conception, était dite généralement Hospice des Incurables. Les véritables fondatrices furent Mademoiselle Dublineau et Rose Marais. La première, après avoir longtemps donné ses soins à l'œuvre, disposa en sa faveur d'une somme de 20.000 livres et de plusieurs immeubles.
Dès l'année 1774, les administrateurs de l'hôpital Saint-Julien de Chàteau-Gontier voulaient s'approprier les revenus de cet (f établissement, prétendu école chrétienne et de bouillons, dont la ville ne profite point, situé dans un faubourg près une porte d'entrée de la ville » (2). La tentative ne réussit pas alors, mais elle fut reprise en 18..? et les habitants de Bazouges consentirent à un arrangement, qui leur assurait à Ihôpital un nombre déterminé de lits et de journées.
Au commencement de la Révolution, l'hospice des Incurables avait été fermé, mais les officiers de la commune de Bazouges demandèrent, le 7 mai 1792, que « la maison de charité et d'école... administrée par Louise Marais soit rouverte » (3).
(1) Archives municipales de Bazouges. — (2) Archives de l'Hôpital Saint- Julien, Rapport de .M. Lecercler, administrateur. — (3) Archives de la Mayenne, registres du Directoire.
BEAULIEUr721hab.).
Ecole des garçons. — Par testament M. Mauguit, curé de la paroisse, donnait tous ses biens-meubles pour ({ue les revenus en soient « employés annuellement au soulagement des pauvres de
la dite paroisse, soit môme pour une école de charité, ou autres œuvres pieuses ».
La mort de M. Mauguit arriva le 4 octobre 1775, et l'école fut réellement fondée dans la paroisse (i).
Ecole des filles. — La fondation pour les sœurs est plus ancienne que celle de l'école des garçons. Nous parlons do la dotation et non de l'existence des établi^ements. « Les sœurs d'écolle arrivées le 10 septembre 1732 » figurent sur les comptes de fabrique pour le blanchissage du linge de l'église depuis cette époque.
En 1 780. la sœur de charité occupait le jardin de la sacristie (2).
En Tan XI, les officiers municipaux disent. « Nous avons deux sœur du Ribay (?) pour l'éducation des enfans et pour le soulagement des pauvres malades qu'elle traitent gratis ; auxquelles nous leur avons alloué chaque année la somme de 130 livres (3).
(1) Arch. de la fabrique. — (2) Ibidem. — (3) .\rchives municipales.
BEAUMONT-PIED-DE-BŒUF (M't hab.).
Ecole des garçons. — Nous connaissons deux fondations de collèges dans la seule paroisse de Beaumont. La plus ancienne fut faite dans un hameau, nommé Mariette, situé à la limite commune de quatre paroisses, Beaumont, Ballée, Préaux et Le Buret. Le fondateur fut Jean Portier, curé de Préaux. L'acte de dotation est rappelé dans une inscription funéraire, gravée sur pierre et qui se lit encore dans la chapelle de Notre-Dame-de- Mariette.