‹ L'instruction primaire avant 1789 à Orléans et dans les communes de l'arrondissement d'après desChapitre 13 sur 71 · L'ALEU - SAINT - MESMIN · texte numérisé non relu

L'ALEU - SAINT - MESMIN

Écoles de garçons.

L'église de l'Aleu-Saint-Mesmin, située a peu près sur remplacement qu'occupe aujourd'hui la chapelle du Lycée, rue Jeanne-d'Arc, était fort ancienne. Elle avait été bâtie sur un terrain donné, au VI e siècle, à l'abbaye de Mici par Clovis, et plus tard elle devint paroissiale. Malgré sa proximité des quatre paroisses de Saint-Michel, Saint -Éloi, Saint -Maclou et Saint -Sulpice, dans chacune desquelles il y avait des écoles, elle renfermait aussi une maison scolaire dont la date de fondation ne

nous est pas connue. Nous avons retrouvé dans les registres de l'état civil et dans les rôles de la capitation les noms d'un certain nombre de maîtres qui y professèrent; mais le fonds particulier aux écoles de charité ne contenant aucun document relatif a celle de l'Àleu, nous lions croyons autorisée k la rattacher de préférence à fa catégorie des écoles libres dont nous rencontrons, du XV e au XVIII e siècle, un grand nombre dans la ville d'Orléans. La plupart d'entre elles étaient tenues par des grammairiens ou des écrivains appelés aussi maîtres de tutelle (1), pour les distinguer des maîtres d'école dirigeant les classes de charité des paroisses. Les cours professés par ces grammairiens n'avaient donc,- comme nous l'avons déjà expliqué, aucune connexion avec les écoles gratuites paroissiales proprement dites, auxquelles ils étaient ce que les pensionnats et autres établissements libres d'instruction publique sont, de nos jours, aux écoles communales.

Voici quelques-uns des noms que nous avons retrouvés :

1616. — Pierre Longuemeau, tenant tutelle de grammaire et d'écriture.

1617. — Pierre Barreau, maître d'école, tenant tutelle d'écriture.

1638» — René David, maître d'école, tenant tutelle d'écriture.

(4) Nous pourrions signaler encore, à cette occasion, une troisième classe de pédagogues, comme on disait alors, et que nous voyons apparaître dès le XV e siècle : celle des précepteurs ou professeurs libres, vivant au sein des familles dont ils instruisaient les enfants. Les registres mortuaires de la paroisse de Saint-Michel nous ont transmis le nom de l'un d'eux : il s'appelait François Fauchon et est qualifié « pédagogue de MM. les enfants de Mosieur (sic) D en dagues» »

1641. — Pierre Gaillard, maître d'école, tenant tutelle d'écriture.

1670. — Jacques Sellier, maitre d'école, tenant tutelle d'écriture.

1691. — Jean Delaunay, maître grammairien.

17H. — Pierre Desnoyers, maître grammairien.

1732. — Guillaume Mulot, maître grammairien.

1762. — Jean-Baptiste Noblet, maître grammairien.

Page 1