SAINT-MICHEL
1* Éooles dô garçons.
Il paraît bien avéré qu'il y avait dans la paroisse de Saint-Michel une école dite de charité, fonctionnant simultanément avec les tutelles libres, et spécialement ouverte aux enfants indigents, car le maître qui la dirigeait est bien qualifié maître d'école des pauvres. Cela, sans doute, n'était nullement particulier à la circonscription paroissiale dont nous nous occupons ; mais nous le relatons, afin de bien accentuer la distinction que nous avons précédemment établie entre ce qui constituait comme deux catégories de petites écoles.
L'enquête provoquée en 1792 se tait totalement sur la paroisse de Saint-Michel; il en est de même du fonds des écoles de charité. Mais ce silence est tout naturel,
(1) Rôle de la capitation.
(2) L'église de Saint-Michel, sise place de l'Étape, sert aujourd'hui de salle de spectacle.
car la cure de Saint-Michel avait été jointe en 1632 à celles de Saint-Pierre-Ensentelée et de Saint- Georges. Néanmoins, si l'église avait perdu son titre paroissial, les écoles y étaient toujours en activité.
■ Voici les noms de quelques maîtres :
1616. — Jacques Guyonneau, maître d'écriture.
1642. — Charles Gahary, maître d'écriture.
1642-1669. — Pierre Colin, dit Champagne, maître d'écriture.
1643. — Nicolas Neveu, maître d'écriture.
1650. — Antoine Potin.
16. .-1685. — René Fourreau, maître d'école des pauvres. 1686. — Philippe Aqum, maître d'écriture.
. . . .-1690. — Jacques Clapet, grammairien.
• * . .-1691. — Gabriel Dedynan, grammairien.
2» Éootedftfilta.
Nous trouvons en 1702 le nom de la veuve Poitevin comme maîtresse d'école de la paroisse Saint-Michel, dans les rôles de la capitation.
Conformément au testament de M. de la Manerie, une donation de 120 liv. de rente avait été faite k la fabrique, et nous la voyons mentionnée dans les comptes des marguilliers. Mais aucune portion de ce revenu ne semble avoir été particulièrement affectée aux écoles de charité de la paroisse, bien qu'elle en renfermât au moins une. La plus forte partie de la rente concerne les pauvres, moins 20 liv. attribuées k la fabrique pour les besoins de l'église. Connaissant la charité affectueuse de M. de la Manerie pour l'enseignement gratuit des pauvres enfants, nous pensons que les marguilliers ont
pu comprendre sous une dénomination unique deux œuvres connexes et s'adressant également à deux formes diverses d une même souffrance.
NOTRI-DÀME-DE-BONNE-NOUVELLE (1).
1« Éoola de garçon*.
Les registres de l'Université nous révèlent l'existence de cette institution scolaire en 1538 ; mais rien n'indique à quelle époque eu remonte la fondation. Le fonds des écoles de charité, que nous croyons du reste assez incomplet, car il paraît contenir de nombreuses lacunes, se tait absolument à l'égard de cette paroisse.
Les noms que nous avons pu retrouver sont ceux de :
4568. — Michel Chataigner, maître de tutelle.
1576. — Jehan Boyer, maître d'écriture.
1645. — Marguerin P. (Nom illisible sur le manuscrit.)
1660. — Jehan Delaunay, tenant tutelle de langues (il passe à l'Àleu).
1685-1708. — Jean Guillot, maître d'école.
1696. — François Guillot, maître d'école.
1698. — Joseph Boulay, maître d'école.
2» Êoole de filles.
Une école de filles fonctionnait aussi dans la paroisse.
(1) Les bâtiments de l'hôtel de la Préfecture occupent aujourd'hui la place de cette église et du monastère dont eUe faisait partie.
La première maîtresse dont le nom nous soit connu est celui de :
1664. — Madeleine Rigault.
1696. — Madeleine Chastelin.
1728. — Veuve Jean Guillot.