‹ L'instruction primaire avant 1789 à Orléans et dans les communes de l'arrondissement d'après desChapitre 22 sur 71 · Simon Morant, maître d'écriture · texte numérisé non relu

Simon Morant, maître d'écriture

1650. — Paget, maître d'écriture.

-1651. — Nicolas Briet, pauvre homme enseignant les

petits enfants.

1654. — Claude Maublanc, dit La Fontaine, maître d'école.

1659. — Henri Paget, écrivain.

1660. — Guillaume Chevalier, tenant tutelle de grammaire. 1673. — Etienne Sellier, maître de grammaire.

1747. — Claude Dcslandes, maître de grammaire. 1757. — Pierre Blondin, maître de grammaire.

1775. — Jacques Martin, maître de grammaire.

1783. — J.-B. Adam, maître de grammaire.

1783-1788. — Lejeune, maître de grammaire.

1788. — Faure, maître de grammaire.

1788. — Louis Néquiem, maître de grammaire.

Combien nous eussions souhaité qu'a cette longue liste de noms, pour laquelle nous demandons toute l'indulgence de nos lecteurs, nous eussions pu joindre quelques détails sur l'école ! Mais, faute des renseignements accessoires qui eussent tempéré la sécheresse d'une fastidieuse nomenclature, nous devons nous en contenter comme d'une preuve matérielle qui n est pas sans éloquence, et qui, en tout cas, justifie pleinement nos assertions.

Il nous reste à parler de deux autres institutions de charité que renfermait encore la paroisse de Saint- Paterne, et dont les frères de la doctrine chrétienne étaient les directeurs depuis 1747.

Ces deux maisons, dont Tune s'appelait la petite, l'autre la grande école, avaient été ouvertes k six mois d'intervalle, le 8 décembre 1747 et le 11 juillet 1748, rue du Chapon, et elles réunissaient, k elles deux, assez d'enfants pour y nécessiter la présence de quatre frères.

Voici, d'après le journal des écoles de la paroisse, le revenu qui leur était attribué :

1° 168 liv. de rente léguées par M Ue Anna Vilain, & partager avec les écoles de filles, et devant cesser dès] que les deux classes seraient suffisamment dotées.

3° 120 liv. de rente léguées par la même, aux mêmes fins et aux mêmes conditions.

3° 48 liv. de rente, dons réunis de quelques bienfaiteurs; mêmes conditions que dessus.

4° 240 liv. de rente, autres legs de personnes anonymes ; mêmes conditions que les précédents (1).

5° 62 liv. 10 s. de rente léguées par M m « Privé.

6° 15 liv. de rente léguées par M. Jousse, curé de l'Àleu-Saint- Mesmin (1780) (2).

7° 12 liv. 10 s. de rente léguées par M. Meunier (1780) .

8° 25 liv. de rente léguées par M. Marion, doyen de Sainte- Croix (1780).

9° 10 liv. de rente léguées par M. Robeau, ancien curé de Saint- Paterne (1714).

10° 40 liv. de rente constituées sur la fabrique par M. Mangot, curé (1783).

11 e 80 liv. de rente sur la fabrique.

12° 70 liv. de rente sur le clergé (11 juillet 1775).

13° 148 liv. de rente données par M. Desverneys (10 avril 1777).

14° 80 liv. de rente, legs de M me d'Anjouan (10 avril 1777).

15° 89 liv. de rente , legs de M me Provenchère de Rouvray (1780).

16° 162 liv. 13 s. de rente, legs de M. Âlzembac (1713).

17° 55 liv. de rente provenant de certaines sommes dues aux écoles (1780).

18° 150 liv. de rente, legs de M. Masson de la Manerie(1750).

(1) Journal des écoles de la paroisse de Saint-Paterne, 22 juin 1784. Fonds des écoles de charité.

(2) Les dates placées entre parenthèses sont celles de la constitution des rentes.

19° 25 liv. de rente, legs de H. Desveraeys (1781). 20° 15 liv. de rente constituées par M. Desveraeys.

En tout 1,318 liv. 13 s. de rente.

En 1792, les deux écoles ne touchaient plus que 600 liv. de rente et recevaient 260 enfants (1).

a» fiooles de flues.

Bien que la date de la fondation des écoles de Saint- Paterne ne soit pas indiquée dans les pièces auxquelles nous nous référons, nous voyons néanmoins, par les noms produits ci-après, qu'une classe dirigée par des maîtresses laïques existait en 1722 (2), et que cette école, simultanément avec celle des sœurs qu'on fonda plus tard dans la même paroisse, continua à instruire les jeunes lillcs jusqu'en 1775. Cette date, du moins, est celle où le dernier nom d'institutrice nous apparaît, ce qui pourtant n'implique pas forcément la cessation de l'école.

Les sœurs de la sagesse de Saint-Laurent-sur-Sèvre, appelées en 1707 à Orléans (5) pour y tenir une partie des écoles primaires de charité, avaient le siège de leur communauté dans la paroisse de Saint-Paterne. Leur institut ayant pour objet l'instruction des filles

(1) Rapp. des commiss. du district, f° 30 v°.

(2) Rôles de la capitation.

(3) Elles y avaient été appelées par M. Mangot, curé de Saint- Paterne, qui fit préparer pour les recevoir une maison appartenant à l'un de ses vicaires. (Note communiquée par M me la Supérieure de la communauté.)

pauvres, non moins que le soin des malades qu'elles visitaient à domicile, leur maison renfermait une pharmacie approvisionnée par les apothicaires de la ville.

Quatre de ces religieuses, spécialement attachées aux écoles dont nous nous occupons, n'avaient en tout, depuis 1790, que 100 liv. pour tenir la classe ; mais celle d'entre elles dont la mission spéciale était de montrer aux enfants les travaux d'aiguille recevait de la caisse philanthropique un secours annuel de 300 liv. (1). Au moment où cette communauté s'établit dans la paroisse de Saint-Paterne, les écoles qu'elle dirigeait, comme celles destinées aux garçons, eurent part aux donations générales faites aux établissements scolaires de la paroisse ; et puisque nous avons fait connaître les revenus des écoles de garçons, nous dirons aussi quels étaient ceux des écoles de filles.

1° 298 liv. de rente sur le clergé.

2° 239 liv. de rente sur les États de Bretagne.

3° 215 liv. de rente sur les aides et gabelles. . 4° 40 liv. de rente sur diverses personnes.

5° 282 liv. 10 s. de rente sur la fabrique (2).

Total 1,074 liv. 10 s., dont 62 liv. 10 s., au principal de 1,500 liv.

provenaient d'un legs fait le 5 août 1713 par M. d'Alzembac.

Voici maintenant les noms des maîtresses laïques de l'école de Saint-Paterne :

(1) Nous avons expliqué ci-dessus que le bureau de charité de M. de la Manerie avait vraisemblablement reçu, à la Révolution, le nom de caisse philanthropique.

(2) Il ne sera peut-être pas sans intérêt de mettre en regard du revenu des maisons scolaires de Saint-Paterne les dépenses faites

1722- — D»«Michaut.

1728-1735. — D^Tixier.

1735-1757. — D»°Picault.

1717-1757. — D"*Dclatre.

1747- — D"°Faugoin.

1747- — D»° Durand.

1747- —Due Denis.

1709-1788. — V™ Gidoin.

1775- — D^Lamotte.

annuellement pour leur entretien,et dont nous trouvons le compte détaillé dans le Journal des écoles tenu par le curé de cette paroisse.

Amwc 1181 y de la Toussaint 1781 à la Toussaint 1182.

Traitement des 2 frères 600 1. » s.

Tra i t e ment d es 3 sœ urs (la sœur chargée du travail de l'aiguille était subventionnée par la Société philanthropique) 750 »

Réparation de la maison 91 »

Entretien des poêles 7 4

Corde neuve mise au puits des frères. . . 10 »

Livres des pauvres 21 10

Bois pour les poêles 56 »

Payé à la ville pour 20 e et réverbères. . . 6 15

Pension de Mathurin Vaillant 150 »

Année 1782 1,595 18

Année 1783 (y compris 557 liv.pour l'obtention et l'enregistrement des lettres patentes) 1,564 16

Année 1784 1,795 8

Année 1785 1 ,425 8

Année 1786 1,673 10

Année 1787 1 ,367 3

Année 1788 1,352 12

Année 1789 1 ,483 9

Année 1790 1,473 »

Annécl791 1,430 13

Année 1792 1,446 8

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