SAINT-PI1RRE-EMP0NT
1* Éoole do garçons.
Dès Tannée 1600, les registres paroissiaux nous livrent le nom d'un pédagogue du quartier de Saint- Pierre-Empont (1). Mais cette école ne semble pas avoir eu part aux répartitions de fonds faites par le clergé, dont bénéficièrent les plus pauvres de nos établissements scolaires, et qui permirent même d'en établir un grand nombre de nouveaux. Le rapport du district s'en lait, par le motif sans doute qu'aucune école de charité proprement dite — seule catégorie de maisons d'éducation primaire dont les rapporteurs se soient occupés — n'était attachée à cette collégiale, tandis qu'au contraire, il y avait dans la même circonscription un assez grand nombre de tutelles. Au reste, Saint-Pierre- Empont portait à la fois le titre de paroisse et celui de collégiale.
Voici quelques noms tirés des actes de l'état civil :
1600. — Jean Pillard, maître d'école.
1603. — Antoine Pomier, maître d'école.
(1) L'église collégiale de Saint-Pierre-Empont, dont le temple protestant occupe actuellement remplacement, a de tout temps tenu une place considérable dans l'histoire orléanaise. Au XV e siècle, son clocher servait de beffroi, et il fut rebâti en 4456 aux irais de la ville avec des fonds prélevés sur la dépense dite de forteresse (Répertoire, t. II, p. 475). Ce compte est malheureusement au nombre de ceux dont nos archives municipales déplorent aujourd'hui la perte.
1627. — Berge, maître d'école.
1642. — Claude Bazin, maître d'école et d'écriture.
1540. — Antoine Hoctin, maître d'école.
1653. — Nicolas Tabour, maître d'école.
1665. — Guillaume Muret, maître d'école.
1674. — Jean de Villars, maître d'écriture.
1683. — François Barbotte.
1685. — Jean Destas, maître grammairien .
Louis Destas, maître grammairien.
1686. — Jean Defay, maître d'écriture et de grammaire. 1705. — Jacques Robillard, maître de grammaire (auparavant
à Saint-Benoît-sur-Loire) .
2° Éoole de filles.
Il parait qu'il se trouvait aussi dans ce quartier une école libre pour les filles, car deux noms des maîtresses qui y enseignaient, nous sont fournis par les rôles de la capitation. Ce sont ceux des D ,,C8 Friquet et Anne Degeorge, en 1783.
SAINT - PIERRE - ENSENTELÉE.
1° Éoole de garçons.
Saint-Pierre-Ensentelée, nous Pavons dit à l'article de Sainte-Catherine, était, avant 1789, succursale de cette église, ce qui fait que les deux paroisses se trouvaient confondues. Nous n'oserions affirmer qu'il n'en fût pas de même pour les écoles, et que les donations qui leur avaient été faites ne servissent pas à alimenter indistinctement toutes les maisons scolaires se rattachant aux deux églises. Sans doute, quand un legs provenait
d'an habitant du territoire de Saint-Pierre-Ensentelée ou de Sainte-Catherine, il l'adressait de préférence k la fabrique de son quartier ; mais nous inclinons à croire que la répartition s'en faisait entre tous les établissements pédagogiques se rattachant à Tune ou l'autre paroisse.
Dès 1650, le nom de Michel Damitz nous apparaît sous le titre de maître d'école de Saint-Pierre-Ensentelée. Il nous serait difficile de déterminer s'il dirigeait une école de charité ou une tutelle ; mais c'est assurément a une institution de la première catégorie que se rattache une pièce datée du 27 août 1712 (1), et «lie se rapporte a une maison scolaire déjà en activité, puisque déjà, en Tannée 1702, les rôles de la capilalion mentionnaient un sieur Hubert comme chargé de l'enseignement à Saint-Pierre.
La fabrique possédait, rue du Colombier, un immeuble acquis moyennant 1,400 liv. et situé dans la censive épiscopale. C'est là que se faisait la classe. Nous apprenons d'un acte passé le 11 avril 1714, devant Blandin, notaire à Orléans, que cette maison, qui devait à l'évêque 10 liv. de rente pour les profits féodaux et les droits de franc-fief, fut déchargée par M* r de Jarente de celui de requint (2) dû pour cause de mutation (3).
(4) Fonds des écoles de charité, pièce 7.
(2) Ce profit féodal était dû à son seigneur par le vendeur d'un fiel" servant, pour obtenir, en qualité rie vassal, le droit de disposer du fief. Il consistait en la cinquième partie du quint, qui était lui-même la cinquième partie du prix de vente.
(2) Reg. des biens des pauvres. Fonds des écoles de charité, série D.
Le 24 mai 1719, le clergé constitua au profit de l'école de Saint-Pierre-Ensentelée une rente de 200 liv. sur tous ses biens. M. Tronchet avait légué par testament les 7,000 livres qui en formaient le principal.
Une autre constitution du clergé, en date du même jour, gratifia l'école d'un revenu de 159 liv.
Le 24 avril de l'année suivante (1720), les commissaires du clergé constituèrent 100 autres liv. de rente aux écoles des deux sexes de cette paroisse, sur les bénéfices du diocèse d'Orléans.
Les 5,000 livres principal de ces rentes provenaient : 1° d'un remboursement de 3,000 livres fait par l'hôpital k l'école de charité des filles; — 2° d'un autre remboursement de 2,000 livres que la communauté des Nouvelles-Catholiques d'Orléans devait k celle des garçons.
Gomme créancière la plus importante de l'hôpital, l'école des filles percevait la plus grosse part du revenu, tandis que celle des garçons, dont le capital prêté était d'un tiers moins considérable, n'avait droit qu'a 40 liv. de rente.
Rien n'indique que cet établissement scolaire ait cessé d'être en activité avant 1735, et cependant, à la date du 14 février de cette année, par acte de donation entre vifs, Guillaume Benoit, directeur de la monnaie d'Orléans, déclarait fonder dans la paroisse de Saint- Pierre-Ensentelée, a perpétuité, une école de charité de garçons, sotis réserve de l'acceptation de MM. Valet, scolastique, et Deschamps, curé (1).
(1) Reg. des biens des pauvres. Fonds des écoles de charité.
Un capital de 6,000 livres à convertir en biens-fonds ou en rente foncière, au choix des acceptants, devait servir k l'entretien de l'école, dont le maître serait choisi par le scolastique, le curé et les marguilliers.
Elle ne devait sous aucun prétexte sortir de la paroisse, et le maître était tenu de faire réciter chaque jour aux enfants, à la suite de la prière du matin, un De profundis k l'intention du donateur.
Cette clause d'une simplicité si touchante, et que nous avons maintes autres fois rencontrée en des occasions du même genre, n'est-elle pas la preuve la plus évidente de la charité vraiment désintéressée de nos pères? Pour d'autres — et k Dieu ne plaise que nous leur en fassions un reproche ! — on fouille le marbre ou l'airain pour y graver le souvenir de bienfaits qui apprendront aux âges futurs k révérer* et k bénir leur mémoire, et les effets de leurs intentions bienfaisantes n'en sont point amoindris. Mais n'est-ce pas un exemple de désintéressement véritable que celui donné par ces nobles cœurs, qui se contentaient, pour toute récompense, du souvenir et de la reconnaissance devant Dieu de quelques pauvres enfants du peuple?
A peine cette école était-elle fondée que M. Pierre- Jules Leduc, seigneur de la Touche, en la paroisse de Donnery, constitua, avec des fonds provenant d'un legs de M. Deschainps, curé de la paroisse, une rente de 300 livres au profit du premier maître de V école de charité pour les garçons de Saint-Pierre-Ensentelée (9 juin 1759) (1).
(i) Fonds des écoles de charité. Paroisse de Saint-Pierre-Ensentelée.
Cette expression : en faveur du premier maître, pourrait donner à entendre que l'ancienne école établie en 1712 existait simultanément avec celle-ci, ou peut-être — car nous ne trouvons malheureusement aucun renseignement k cet égard — les deux écoles se fondirentelles en une seule, sous la direction de deux instituteurs. C'est ce que nous ne pouvons déterminer. En effet, quand la fabrique entra en possession du legs de M. Deschamps, il y avait deux classes et deux maîtres ayant chacun 250 liv. d'appointements, comme il résulte de leurs quittances. Ils s'appelaient Pied-de-Chèvre et Blondeau (1). Nous apprenons du rapport qu'en 1791, lors de la réunion de Saint-Picrre-Enscntelée k Sainte-Croix, un seul maître, nommé Néquien, dirigeait l'école de charité et recevait de la fabrique le logement et 500 liv. Une quarantaine d'enfants fréquentaient la classe. Mais l'année suivante, les marguilliers en décidèrent la suppression (2).
Parmi les donations faites par M. de la Manerie aux écoles des diverses paroisses d'Orléans, nous n'en avons trouvé aucune en faveur de celles de Saint-Picrre-Ensentelée, non plus que de Sainte-Catherine, bien que cette dernière fabrique fut légataire de 20,000 liv. au principal, soit 1,000 liv. de revenu. 11 se pourrait encore que la pièce relative a la part attribuée aux écoles ait disparu du fonds paroissial.
Nous avons relevé les noms suivants dans les rôles de
(i) Fonds do la fabrique de Saint-Pierre-Ensentelée, liasse de pièces diverses.
(2) Rapport du commiss. du district, f° 31 r°.
la capitatiou et dans les registres paroissiaux de l'état-
civil :
1050- — Michel Damitz.
1702-1728. — Hubert (auparavant à Sainte-Catherine). 1722-1747. — Pierre Garnier.
1 735- — Pierre Gaucher.
1717-1757. — Quiévrain.
1709-1787. — Faurc.
1775-1783. — Durand.
1788- — Jacques Charmont.
Nous no voulons pas clore le chapitre relatif à cette paroisse saus rappeler quel c'est dans ses limites que M. Dourdoisc fonda, en 1617, une communauté de prêtres, la seconde de ce genre avec celle de Saint-Sulpice <|ui existât dans toute la France (1).
2° École de flUes.
L'enquête de I7!)2 nous apprend que l'école des filles de Saint-Picrre-Ensenteléc existait déjà en 1686, et qu elle était dirigée par des sœurs de la communauté de Saint-Lazare de Paris, chargées en même temps du soin des malades (2).
Le 4 avril 1712, *M. Louis Gaudeffroy, prêtre, vend à la fabrique, représentée par M. Deschamps, curé et supérieur des sœurs, moyennant 1,400 liv., et pour y établir l'école, une maison sise rue des Maillets, alias Sainte-Anne, en la censive du duc d'Orléans. Déjà re-
(1) Picot, Essai sur l'influence de la religion au XVU* siècle, 1. 1, p.,178.
(2) Rapport dos commissaires du district, f° 31 r°.
devable envers le domaine de 4 s. p. pour droit de relevoison du denier six (1), cette maison était en outre chargée de 1-Iiv. 10 s. de rente foncière envers la Chartreuse d'Orléans.
Le chapitre de Saint-Pierre-le-Puellier jouissait dès 1447 du droit de seigneurie utile (2) sur l'immeuble dont nous parlons; mais il y renonça moyennant 4 liv. de rente annuelle, et plusieurs personnes, dont la dernière fut M. Deschamps, se rendirent acquéreurs de ce droit (3).
Bien que fort occupées déjà par le soin des malades et la tenue des classes, les sœurs avaient cependant trouvé le moyen, en 1741, d'élargir le cercle de leurs pieuses fonctions pour y faire entrer l'instruction gratuite des pauvres servantes. Cette œuvre nouvelle et si éminemment utile venait d'être récemment instituée par un homme de bien, M. François Caddeau, et il avait disposé à cet effet, par son testament, d'une rente de 200 liv.
Un an après (1742), M. François Regnard, écuyer, sieur de Toury, fit don à l'école d'une rente annuelle de 100 liv., à condition qu'une troisième religieuse y serait appelée.
Enfin, cet établissement scolaire jouissait encore de 6 liv. de rente sur une maison sise à Saint-Hilaire-Saint-
(4) Dans lo langage féodal, la relevoison est une espèce de profit censuel dû par le censitaire à chaque mutation. La relevoison du denier six était le sextuple du cens annuel.
(2) On nommait seigneur utile le propriétaire d'un fief servant ou tenu en censive.
(3) % ïlegist. des pauvres. Paroisso de Saint-Pierre-Ensentelée. Fonds des écoles de charité.
Mesmin, et de 60 autres livres à prendre annuellement sur la constitution faite en 1720 par le clergé, et dont il a été question ci-dessus, a l'article des éeoles de garçons.
Les écoles de Saint-Pierre-Ensentelée et Sainte-Catherine avaient en outre : 100 liv. au principal de 1,060 liv., legs de M. Thomas Parois, curé de Sainte-Catherine, constituées le 25 avril 1728, présent Poullin, notaire. La donation parait plus spécialement s'adresser à l'école de Sainte-Catherine, mais l'acte fait partie du fonds de Saint-Pierre-Ensentelée. Elle avait encore :
100 liv. au principal de 2,000 liv. (29 octobre 1735, Lion, notaire).
26 liv., legs de M. Bruneau (f 679).
200 liv. au principal de 5,000 liv., legs de M. Claude Tranchot.
100 liv. au principal de 300 liv., legs du môme (Odigier, 27 août 1720).
34 liv., plus la maison où logeaient les sœurs de la charité tenant l'école, acquise du chapitre de Saint-Pierre-le-Puellier.
100 liv. sur les toiles d'Orléans (Chassinat, 25 janvier 1742).
63 liv. 10 s. sur une maison sise au clos de Glatigny, paroisse Saint-Hilaire-Saint-Mesmin (8 janvier 1752).
100 liv. constituées le 30 juin 1744 par M. Jugedeville (?), prévôt d'Orléans (1).
Cent vingt enfants environ fréquentaient celte classe en 1792. Elle venait d'être réunie a celle de Sainte- Croix, et son revenu s'élevait a 800 liv. et 48 mines de blé (2).
(1) Fonds de Saint-Pierre-Ensentelée, liasse de papiers de fabrique. — La liste des prévôts d'Orléans ne renferme aucun nom de ce genre. De 1723 à 1748, la charge de prévôt fut remplie par Élie de la Fons, chevalier, seigneur de Magny.
(2) Rapport des commiss. du district, f° 32 r®.
SÀINT-PIERRE-LE-PUELMER 1° École de garçons.
De même que Saint-Pierre-Empont, Saint-Pierre-Ie- Puellier était a la fois paroisse et collégiale (1).
Dès 1588, une tutelle était établie dans le quartier de Saint-Pierrc-le-Puellier et confiée aux soins d'un grammairien nommé Euverte Genest. Plusieurs maîtres dont nous dirons ci-après les noms s'y succédèrent jusqu'en 1707, où une école de charité y fut fondée par constitution d'un capital de 6,600 liv. produisant 300 liv. de rente annuelle et perpétuelle, faite en présence du notaire Odigier et de M« r Fleuriau, évêque, par le clergé d'Orléans. Cette constitution avait pour garants tous les biens présents et futurs du clergé.
Peu de temps avant, une autre somme de 4,000 liv. venait d'être léguée k la fabrique par Michel Lasne, curé, à condition que ses héritiers auraient le droit de placer dans l'école douze enfants choisis par eux. Et au cas où Saint-Pierre ne pourrait fournir assez d'écoliers indigents, le nombre complémentaire serait pris, jusqu'à concurrence de douze, dans les paroisses voisines, la Conception et Saint-Benoît-du-Retour. La seule charge imposée par ce legs était l'obligation de faire réciter chaque jour aux enfants un De profundis pour le fondateur (2).
(i) Le chapitre fut supprimé en 1775 par Mfe rr de Jarente, et ses biens unis au Séminaire.
(2) Fonds des écoles de charité, paroisse de Saint -Picrre-le- Puellier*
— iÔ2 —
M llc Perdrais, parente du célèbre Pothier, personne éminemment charitable, et qui environnait en particulier les institutions primaires d'une sollicitude toujours en éveil, avait voulu, par acte testamentaire du 7 septembre 1733, qu'un fonds de 8,000 liv. servît k augmenter les rentes des classes paroissiales de la Conception, Notre-Dame-du-Chemin et Saint-Pierre-le-Puellier. En conséquence, les marguilliers de ces églises s'entendirent pour faire l'acquisition d'un immeuble rue des Carmes, dont les écoles se partageaient le produit (1).
Celle de Saint-Pierre-le-Puellier fut confiée en 1742 aux frères de la Doctrine chrétienne ; elle jouissait de 300 liv. de revenu vers 1792, et recevait en moyenne 300 enfants (2). Elle venait alors d'être réunie k Sainte- Croix.
Le rapport du district a complètement passé sous silence la donation faite par M. de la Manerie aux deux fabriques de la Conception et de Saint-Pierre-le-Puellier pour leurs institutions scolaires des deux sexes. Un acte, retrouvé par nous a Paris, en l'étude de M c Baudrier, successeur de Duval, porte que le 28 avril 1750 chacune de ces paroisses fut mise eu possession d'un capital de 3,000 liv. uniquement affecté à cette œuvre. Le surplus, qui consistait en 4,000 liv., s'appliquait exclusivement aussi a la subsistance des pauvres.
La disparition de la grosse de cet acte, dans les fonds des trois fabriques intéressées, est une fois de plus la preuve évidente des regrettables lacunes qui existent
(1) Fonds de la fabrique de la Conception, pièce BB.
(2) Rapport, fo 30 v<\
dans là plupart des archives paroissiales de la ville et des communes rurales.
Nous trouvons dans un état des œuvres de charité de M« r Fleuriau les écoles de Saint-Pierre-le-Puellier inscrites pour une somme de 30 liv. Rien n'indique que la classe des filles pauvres n'eût aucune part a cette modique subvention.
Maîtres de tutelle.
1588. — Euverte Genest.
1592. — Jean Pillart.
1603. — NoëlHuisset.
1614. — Arnoul Grispel.
2* Éoole de filles.
L'école de filles de Saint-Pierre-le-Pucllier existait avant 1652, puisque les actes mortuaires signalent a cette date le décès de la veuve Poncct, institutrice des pauvres. 11 paraîtrait cependant que cette classe avait cessé, car, le 11 octobre 1707, une nouvelle école, subventionnée par divers bienfaiteurs anonymes, s'établit dans la paroisse.
Si aucune donnée certaine na pu nous faire positivement connaître le nom du fondateur de cet établissement charitable, il est certain que le clergé fut l'un de ses principaux bienfaiteurs. Le jour même où il instituait une école dans la paroisse des Àydes (Odigier, 11 décembre 1711), il assurait par le même contrat 50 liv. de revenu à la classe des filles indigentes de
la Conception et 50 liv. k celle de Saint-Pierre- le- Puellier, a condition que « les pauvres filles, et non les riches, de Saint-Benoît-du-Retour , Bonne-Nouvelle et Saint-Pierre-Erapont » auraient accès gratuitement aux leçons de la classe de charité de Saint-Pierre (1).
Le 16 décembre de cette même année, une autre personne dont le nom n'est point parvenu]jusqu'a nous fit, en la présence du notaire Odigier, une constitution de 2,000 liv. pour rétablissement de plusieurs écoles dont il sera parlé en leur lieu; et peu de temps après, 600 autres livres furent encore constituées pour une fondation semblable a Meung. Nous sommes obligée de rappeler ici ces deux actes, à cause de leur connexion avec la maison scolaire de Saint-Pierre-le-Puellier.
L'une des clauses du contrat des donateurs était, en effet, que si l'école de Meung venait a cesser, trois établissements de même nature, parmi lesquels était la classe des filles indigentes de Saint-Pierre, se partageraient cette dotation.
Enfin, une troisième personne, M 1,e Perthuis, par un article de son testament olographe du 25 juillet 1753, légua, comme nous l'avons dit ailleurs, 8,000 liv., quart de son bien, aux trois écoles de charité de la Conception, Notre-Dame-du-Chemin et Saint-Pierrc-lc-Puellier (2).
Lors de la réunion a Sainte-Croix d'un certain nombre de paroisses (1791), les écoles de Saint-Pierre se confondirent quant à la dénomination avec celles de Saint-Donatien, Saint- Victor et la Conception. Cependant, il y eut toujours deux sœurs de la Sagesse
(1) Fonds des écoles de charité, casier 30, boîte 13.
(2) Fonds de la paroisse de la Conception, pièce BB.
affectées à la tenue de cette classe, et les 590 liv., montant annuel de leur traitement, leur étaient payées par la fabrique de la cathédrale. A cette même époque, la société philanthropique cessa la subvention de 300 liv. qu'elle leur accordait annuellement. Elles continuèrent toutefois de recevoir les enfants, au nombre de 150 environ, dans l'ancien local, dont la fabrique était propriétaire. L'une d'elles se consacrait au soin des malades (1).