Levt?que et Oneille, maîtres d'école
....-1757. — Durouzeau.
1775- — Louis Jaquet.
....-1775. — J.-J. Doineau.
. . . .-1775. — Nicolas Defay.
1782-1792. — Philippon.
1783- — Jacques Gendron.
1783- — Christophe Landré.
■1783- — IkmavontureDeméré.
1783-1788. — Servant. 1786-1792. — Christophe et Billard .
1788- — Jacquet.
1788- — Goehin.
Maîtres d'écriture.
1518- — JeanBélot.
1583- — Joseph Hay.
. . . .-1668. — Jacques Guvonneau.
1640-1675. — Estienne Gauldrv lî).
1678- — Joseph Gauldrv.
(1) Registre des ccnsirca de Saiut-Sam^on, Arch. du Loiret, sér. H. — La rue de la Vannerie porte aujourdhui le nom de rue du Cheval-Uou^e.
(2) Il habitait rue îles Charretiers dès l'année 10i0.
Dan»! un acte «le vente «le la maison cfi.it porte :îi-?u-»!!t»ïin"iit le
2° Éoole de filles.
Rien n'indique qu'il y eût antérieurement au XVII e siècle des écoles de charité pour les filles dans la paroisse de Saint-Paul. Cependant la première dont nous ayons retrouvé la trace était déjà en exercice lorsqu'un anonyme versa entre les mains de l'évêque un capital de 3,000 liv. destiné à l'établissement d'une classe gratuite pour les pauvres garçons.
Quelques personnes charitables de Saint-Paul, MM u "Deloynes, Cahouet, Rousselet et Sarrebourse, avaient ouvert de leurs deniers cette école, où devaient être admises les petites filles indigentes de la paroisse, et elles s'y consacraient à leur éducation dans un local sis rue de la Crosse, que MM" 01 Sarrebourse avaient hérité de leur oncle, M. Sello, prêtre habitué de Saint-Paul et décédé en 1690 (1).
Cette installation paraît cependant n'avoir été que provisoire, car une autre pièce du dossier auquel nous empruntons ces détails nous la montre installée dans une maison de la rue du Coulon, sise dans la censive de Saint-Euverte et acquise par le curé de Saint-Paul de M. Boyetet, moyennant 800 liv. Cette maison était contiguë à celle qu'occupaient les demoiselles Sarrebourse (1), qui bientôt après l'abandonnèrent à l'école
n° 35 de la rue des Charretiers, acte passe devant Pierre Delescluze, notaire au Ghâtelet d'Orléans, le c 21 juillet 1640, on lit : « Ladite maison tenant d'un long au sieur Pierre Guimonneau, d'autre long à Estienne Gauldry, maistre d'escolle. »
(4) Fonds des écoles de charité. Liasse 28, école de filles de Saint-Paul.
(1) Cet immeuble, situé comme le précédent dans la censive de
pour servir au logement des institutrices. Cependant, comme c'était leur droit, les demoiselles Sarrebourse ne se dessaisirent point de leur immeuble sans poser quelques conditions. Elles stipulèrent tout d'abord que personne ne pourrait être adjoint aux maltresses sans leur consentement formel ;
Que les maltresses d'école seraient nommées par le curé de Saint-Paul ;
Qu'en cas de cessation des classes, la maison serait mise en location et le revenu affecté à l'entretien des écoles de charité de filles de Saint-Pryvé et de Saint- Ay, après toutefois que les fonds nécessaires aux réparations auraient été prélevés ;
Que M. Jacques Sarrebourse, leur frère, aurait le droit de placer dans l'école six pauvres petites filles étrangères à la paroisse. MM llei Sarrebourse s'étaient réservé uu droit semblable et réversible, à leur mort, sur la personne de Jacques Sarrebourse, ou à son défaut sur celle de ses enfants ;
Enfin qu'aucun ustensile ou objet mobilier quelconque appartenant a l'école ne pourrait jamais en être détourné ni vendu.
L'abbé de Saint-Mcsmin, Augustin Grouchcr de Chépy, dont la maison relevait aussi pour certains droits, sanctionna les stipulations sus-énoncées.
Tout alla bien jusqu'au moment où le levain du jansénisme, qui fermentait depuis quelque temps au sein de la ville d'Orléans, s'introduisit dans l'école. L'auto-
l'abbé do Saint-Euverte et chargé envers lui de 20 liv. de rente foncière, Tétait en outre de quelques redevances envers l'abbé de Saint-Mesmin et le curé de Saint-Paul. (Ibid.)
rite ecclésiastique s'en émut. Si MM ,leB Sarrebourse se fussent contentées d'un jansénisme latent, il est k croire qu'elles n'eussent point été inquiétées; mais l'instant arriva où, à bout de patience, l'évêque r aux conseils et aux exhortations duquel elles se montrèrent ouvertement réfractaires, se vit contraint de sévir.
Ce qui ne cesse de surprendre lorsqu'on étudie les phases diverses de cette longue et étonnante affaire du jansénisme, c'est de voir combien cette erreur a fait de victimes et de dupes parmi les gens les plus vertueux et les plus honorables : les demoiselles Sarrebourse en sont la preuve. Certes, si l'on a vu la charité et l'abnégation exercées par les personnes du monde avec cette simplicité qui sied si bien aux bonnes œuvres, c'est assurément par ces deux généreuses sœurs. Mais, trop faibles et trop peu prémunies contre des doctrines dont elles ne comprenaient pas suffisamment le danger, elles fermèrent l'oreille aux paternelles exhortations de leur évéque, si bien que Ms* de Montmorency dut suspendre la classe.
Les Nouvelles ecclésiastiques, organe du parti janséniste, prétendent que cette exécution provoqua une désolation générale dans la ville d'Orléans. Nous avons peine k nous figurer une douleur aussi générale ; mais nous croyons sans peine qu'elle dut être fort grande parmi les opposants, d'autant plus que deux autres écoles, celle de Saint-Laurent, tenue par M llc Charvet, et celle de la Conception, que dirigeait M ,,e Macé, se trouvèrent simultanément dans le même cas (1).
L'abbé de Rochechouart, délégué par l'évêque pour
(4) Nouvelles écoles., lettre du 20 mai 1739.
procéder à l'examen du temporel dans les maisons scolaires interdites, se trouva en face d'une résistance ouverte, et qui n'était pas faite pour porter le prélat k céder aux instances de la députation envoyée près de lui par les intéressées et la fabrique. Le duc d'Orléans intervint h son tour; mais le refus de soumission des directrices décida M« r de Montmorency k maintenir la mesure qu'il avait ordonnée, L'école parait être restée fermée jusqu'en 1708.
Les rôles de la capitation nous livrent quelques noms de maîtresses h partir de cotte dernière date :
. . . .-1017. — 1)"°» Deloynes, Cahouet, Rousselet. 1708-1722. — «uw Guichet et Martin.
....-1735. — D"*1\Hïu.
1717-1 785. — D»<* Itonncvillc et Coupé.
1702-1702. — D»« Faugoin .
1709-1775. — «"•Hnràrc. 1782-1702. — D"«1tonncau.
1783-1702. — l) ,les Barbcron (les deux sœurs périrent sur l'échaiaud en 1703).
La maison de la rue du Coulon, restée la propriété de l'école, malgré sa fermeture, fut louée et rapportait, en 1756, 120 liv. de revenu.
La Révolution trouva les classes installées dans une maison appartenant à la fabrique et qu'elle avait acquise de M. Boyclet. Chacune des deux maîtresses recevait de la fabrique un traitement de 250 livres, et en 1702 les classes étaient suivies par 170 enfants indigentes (1).
(1) Rapport des omîmes., i»> 34 r°.
Voici quels étaient les biens et les revenus de l'école des filles :
La réversion du legs de Marie Archambaut (V. g. 7, n° 2, paroisse Saint-Euverte).
1,650 liv. données par les personnes qui suivent, pour l'acquisition d'une maison rue du Cou Ion, par contrat du 2 juin 1075, présent Charron, notaire : dame Anne Masson, veuve de M. François Debeausse, 000 liv.; — dame Foy Lambert, veuve de M. Jean Masson l'aîné, 50 liv.; — Jean et François Bezançon, 900 liv.; — produit d'une quête, 100 liv.
5,800 liv. données par les personnes qui suivent, pour acquisition d'autre maison rue du Coulon, où se tenait l'école : M. Sarrebourse aîné, 3,200 liv.; — M lle Sarrebourse, 2,000 liv.; — M«» Ilanapier, 000 liv.
Une maison rue du Coulon, donnée à l'école par dame Espérance Rousset, veuve Hervé Guignon, présent Boucher, notaire, le 28 mai 1688. Le produit du loyer ne devait servir qu'à la subsistance de la maltresse.
Maison rue de la Crosse, don de M. Sello (12 juin 1098).
15 liv. de rente au principal de 300 liv., provenant d'aumônes (30 mai 1087).
12 liv. 10 s. au principal de 300 liv., legs de M lle Françoise Dulac de Montisambert.
300 liv. au principal de 6,000 liv., legs de M mo Daligre(ll mai 1711 ; Dupuis, notaire à Paris).
15 liv. au principal de 300 liv., legs de M. le doyen de Mareau.
25 liv. de rente foncière sur maison et héritages à Chécy, provenant d'un remboursement (1743).
25 liv. d'autre remboursement (1743).
400 liv. en principal, don de M. Sarrebourse, chanoine de Sainte-Croix (1747).
15 liv. de rente d'un remboursement (1).
(1) Registre des rontos, etc., do la fabrique de Saint Paul, t. II, des folios 510 à 530, îvjrisfn» 'ri. (Arch. partie, de la fabriqua.)