Emery de Chambes. Jacques Damain
1473. Jean Nicolaï. 1596. Charles de la Saussaye.
1509. Arnoul Ruzé. 1599. Denis Boucher.
Pièce XX (Page i2 du texte).
Revenus de l'Université et traitement de ses membres.
L'Université d'Orléans avait peu de revenus fixes, et ces revenus étaient de deux sortes : les immeubles dont elle tirait parti en les louant, et les gages et traitement de ses officiers, qu'elle prélevait tant sur les domaines de la municipalité que sur la recette générale des finances de la généralité d'Orléans (1).
Ainsi, en décomposant son revenu total, qui se montait à 3,070 liv., on trouve 570 liv. du rapport des propriétés louées, et 2,500 liv. provenant tant du domaine que de la recette gêné* raie.
Outre ce revenu fixe, l'Université recevait des étudiants, pour droits d'inscription, d'actes préparatoires et de soutenance de thèses, certain casùel fixé par un tarif soumis à l'approbation
(1) Rapport des commissaires du district, f° 1 v°. — Au moment de sa fondation, l'Université n'était propriétaire d'aucun immeuble. Il paraîtrait même qu'elle n'avait pas la jouissance d'un local particulier ponr y faire ses cours. Selon Lemaire, elle se serait établie dans le couvent des Jacobins, où étaient érigées les chaires dp théologie et de philosophie, puis, en 1337, elle se réfugia au monastère de Bonne-Nouvelle. Mais les détails contenus dans le rapport des commissaires du district, auquel nous empruntons ce qui précède, se réfèrent évidemment à une époque ultérieure et beaucoup plus rapprochée de la chute de l'Université que de sa naissance.
du roi (1), et ce casuel se partageait également entre tous les membres de l'Université. La part de chacun était à peu près de 1,200 liv. dans les années ordinaires. Il n'en était pas de même des revenus fixes, dont certains professeurs ne touchaient qu'une faible portion, tandis que le doyen et le sousdoyen avaient, au contraire, un traitement assez considérable. Nous empruntons le tableau de leurs émoluments au rapport de 1791 (2).
A cette époque, le doyen, M. Jean Moutié, professait depuis quarante-quatre ans ; il touchait annuellement 2,254 liv.
Le sous -doyen, Denis Robert de Massy, professait depuis vingt-neuf ans; il avait 2,054 liv., c'est-à-dire le même traitement que le doyen, moins les 200 liv. du loyer de la maison de la rue de l'Université.
(1) Un arrêt du parlement du 7 septembre 1538 fixa comme il suit le tarif des droits payés parles étudiants : à leur réception comme bacheliers, 25 s. p. pour les moins riches, et 33 s. t. pour les plus opulents. Cette redevance était attribuée au procurateur de la nation à laquelle appartenait l'étudiant ; celui-ci devait en outre donner 2 s. 6 d. aux bedeaux.
Le droit de licence était de 100 s. t., plus 15 s. t. au bedeau général; 2 s. 6 d. au procurateur de la nation du licencié et autant au receveur de ladite nation ; 5 s. t. au clerc de la chambre ; 2 s. t. au scolastique ; 5 s. t. au clerc du scolastique pour confection des lettres; 5 s. t. à celui qui porte les livres.
Le doctorat n'était soumis à aucun droit pécuniaire ; mais le récipiendaire donnait un repas à tout le corps universitaire. (Bimbenet, Hist. de VUniv. d'Orléans, p. 240-241.)
(2) Vers 1500, les émoluments des deux plus anciens docteurs régents étaient de 700 liv. ; les quatre autres en percevaient 400. Deux siècles plus tard, ces gages furent augmentés des deux tiers (voir ci-après quittance de 1701), d'où il suit que les professeurs qui touchaient 700 liv. en avaient alors 1,800. Au reste, les honoraires des membres de l'Université furent soumis, suivant les temps, à des variations assez importantes, selon le plus ou le moins grand nombre d'écoliers qui en suivaient les cours, et puisque le casuel augmentait ou diminuait en raison de l'affluence ou de la retraite des jeunes gens gradués, le tarif que nous donnons ici ne s'applique qu'à des temps déterminés.
TroMéffleprefessear, Gtiilfairme-ÀnffeSafonien, vingt-six m? de services. ... * 1JW* liv.
Quatrième professeur, Jean-Damien Cbaufton, dix ans de services 1.704
Gmqtrième professeur, Jftchef-Aergustin-Thérèse de Fa Place, huit ans de services 1.354
Le chancelier, deux ans et deux mois deservices. 100
Huit professeurs agrégés à 540 liv.' de gages («feux platées vacantes),
René Lefceit, qnarante^ttatr» ai» de services.
Gaferief-Françeis Pfesean, viMgt-neuf ams de smices &40
!fKo*a».Jtttm PouHn, * 1769 à 1782 . ... §ê.
Àntoine-Basile-Hubert Destas, quinze âm de services Id.
JW-Nicofas Moutié, quatre ans de services. . M.
Jacques-François Dufresneau, quatre ans de services Id m
Le procureur général, Pierrc-Nicolafr-Bnuio Perche, trente-deux ans de services, ..... 24
Le secrétaire- greffier, Remj-L*urwrt-Micbel Àmboâde, dix-tout ans de service» 1.000
Le bedeau général, ............ 700
Le berdeau concierge, chargé du service journalier 400
Le tracement affecté au chancelier n'avait aucun caractère de fixité ; et si, depuis quelque temps, il était en moyenne de 100 liv., il pouvait aussi s'abaisser à un chiffre très-inférieur. Il ne percevait, â titre d'honoraires, qu'un droit de 4 liv. 16 s. sur chaque thèse de licence.
Il en était de même des docteurs agrégés, qui n'avaient aucun autre revenu que la part à eux attribuée dans les droits de gra* duaiion, c'est-à-dire le cinquième de ce que percevaient les professeurs en titre, soit environ 240 liv.; mais ils touchaient de plus qu'eux 500 liv. pour droits de répétition.
Aucun traitement n'était alloué au secrétaire greffier ; il percevait seulement un droit sur les inscriptions, les actes prépa-
ratoîres et tes thèses. La charge de secrétaire- greffier était vénale. Efle avait coûté, en 1786, 9,500 iiv. à son titulaire, plus environ 800 liv. pour le coût de ses provisions.
Le bedeau général était à la nomination des professeurs. Cette charge avait été concédée, en 1775, à celui qui l'exerçait, moyennant 2,800 liv. Il avait, année commune, environ 700 liv.; mais il ne louchait aucun traitement, et il percevait cette somme sur les examens de droit français et les thèses.
Il en était de même du bedeau concierge faisant le service ordinaire. Ce fonctionnaire touchait les mêmes droits que le bedeau général, mais avec celte différence que ces droits étaient moins considérables et ne lui rapportaient guère que 400 liv.
Quant aux bedeaux attachés au service particulier des nations, ils n'avaient que les gratifications que leur donnaient les étudiants lorsqu'ils réclamaient quelque service de leur part.
De tous les professeurs attachés à l'Université, le chancelier ou scholastique était le moins bien doté. C'était aussi le seul qui appartint à l'ordre ecclésiastique. La raison en était que lorsque l'Université s'était substituée aux grandes écoles, le scholastique, nommé par l'évêque, et sous la direction absolue duquel ces écoles étaient placées, avait conservé son titre au sein de l'Université; mais ce titre était presque purement honorifique et ne répondait plus aux fonctions qu'il représentait autrefois.
Au moment de la suppression de l'Université, le chancelier était messire Nicolas-Joseph d'Anglebermes, reçu le 1 er décembre 1789 (1).
Pièce III (Page 12 du texte).
Gages des docteurs régents de l'Université d'Orléans (2).
Nous soussignés, conseillers du roy, docteurs régens en l'Université d'Orléans, confessons avoir reçu de M. Alleaume,
(1) Rapport des commissaires du district (ibid).
(2) Bibliothèque publique d'Orléans, carton L, pièce 22.
receveur des deniers communs de ladite ville, la somme de neuf cent livres pour une demie (tic) année de nos gages escheue au jour et feste de la Saint-Jean darnière passée. De laquelle somme nous quittons ledit receveur et tous autres. Fait le vingttrois de juillet mil sept cent un.
Delalande, doyen, Leberchb,
Prousteau, Goullu.
Pièce IV {Page 62 du texte).
Inventaire des ornements et linge qui sont chez les dames de l'école
de Saint-Euverte, le 27 juillet 1727 (1).
Une chasuble de damas blanc à fleurs d'or, garnie de galon et frange d'or fin, et un voile de satin blanc brodé, enrichi de perles fines, avec l'étoile, le manipule, le voile et la bource.
Plus, une autre chasuble de moire d'argent blanc garnie de galon et frange d'or fin, l'étoile, le manipule et la bource, et un voile de (tache d'encre) blanc orné d'un Saint-Esprit en perles fines.
Plus, une autre chasuble de petit damas blanc garnie de galon d'or faux, estolle et manipule et bource, et un voile de moire d'argent orné de fleurs jaunes.
Plus, une chasuble de 'velour rouge garnie de galon et frange d'or fin, F estolle, le manipule, la bource et le voile de satin rouge brodé d'or fin.
Plus, une chasuble blanche à bouquets, garnie d'or faux, l'étoile, le manipule, la bource et le voile de taffetas blanc brodé.
(1) Inventaire de ce qui appartient à la fabrique de Saint-Euverte, p. 13, 14, 15, 16, reg. in-fol. relié en parchemin, de 1745 i 1691. — Arch. du Loiret, G.
Plus, une autre chasuble de damas violet, garnie de galon d'argent fin, l'étoile, le manipule et la bource, et deux voiles violet, l'un de damas garny d'argent et l'autre de tabis orné de galon d'or fin, et une autre bource de tabis violet.
Plus, une chasuble de damas vert garnie de galon et frange d'or fin, l'étoile, le manipule, le voile et la bource de tabis, le tout garny d'or et argent fin.
- Plus, une autre chasuble de satin blanc à fleur rouge et verte, l'étoile, le manipule, voile et bource garnis de galon de soye.
Plus, une étoile de moire d'argent à fleurs jaunes garnie d'or et argent fin.
Plus, trois chappes de velours noir garnies de satin blanc et frange de soye.
Une chasuble et deux tuniques aussi de velours noir, manipules de même, le voile, la bource et deux coussins de même.
Plus quatre custodes, l'une de moire d'argent à fleurs rouges, l'autre de moire d'argent à fleurs d'or, la troisième blanche et des fleurs rouge, et la quatrième violette, le tout garnies d'argent fin.
Plus, deux ceintures de soye rouge et blanche.
Plus, quatre robbes de la Vierge et cinq du petit Jésus de différentes couleurs.
Plus, quatre robbes violettes servant aux petits garçons et trois petits camaux.
Plus, un daix de velours rouge en quatre pièces, garnis de fleurs de lis et frange d'or fin, une toillette de moire rouge garnie d'or fin et une autre toilette de toille garni de dentelle.
Plus une nappe d'autel ornée d'une dantelle d'Angleterre, à bride.
Plus, dix autres à dantelle et deux pleines, et quatre ceintures blanches.
Plus, trois surplis et quatre rochers servant aux petits garçons.
Plus, une toilette servant sur la table du Saint-Sacrement, ornée de dantelle d'Angleterre, à bride.
Plus, trois nappes de communion d'autelle, cinq pièces chacune.
Plus, vingt-quatre nappes d'autel, tant grandes que petites, et deux petites nappes ouvrées.
Plus, deux aulres nappes de communion avec de la petite dantelle.
Plus, dix-huit amictz, quatre corporaux à mettre sous le Saint-Sacrement et dix aulres corporaux, neuf pales et vingtquatre purificatoires.
Plus, vingt-six lavabo.
Plus, une nappe à mettre devint l'autel.
Plus, huit chandelliers d'argent.
Plus, un bénitier d'argent avec son toupilton et la coquille d'argent.
Plus, un bassin et une paire de burettes d'arfsnt.
Pièce V (Page f9 du texte).
Maîtres et maîtresses d'école et de tutelle dont les paroisses ne sont
pas indiquées.
1190. Hilaire, grammairien. 1553
1402. Bertran Chapelle (1). Etienne Leamle
1459. Jehan de Saint-Pierre, ¥ n . .
écrivain. JeanCheteau.