VI 11 AVA.NT -PROPOS
littéraires ; il me parla arec attendrissement de ses fils, militaires ou professeurs, dans des pays étrangers ; il me fit part enfin de son œuvre de prédilection, de sa grande Encyclopédie de V Instruction publique.
J'appris avec regret que les rapports que je lui avais envoyés avaient été reçus trop tard et que notre pays, comme cela lui arrive souvent, brillait dans Y Encyclopédie. . . . par son absence. Alors, il me fit promettre d'écrire l'article Canada, pour la prochaine édition qui paraîtrait probablement, dit-il. en souriant, dans une dixaine d'années. Je fis cette promesse imprudente, beaucoup par patriotisme, un peu, peutêtre aussi, à cause de la date éloignée de son échéance. Dix ans, c'est la fin du monde; on ne croit jamais que cela viendra !
De retour au pays, j'entretins avec le Dr. Schmid une de ces agréables correspondances, qui sont un des profits les plus clairs que l'on tire d'un long voyage, et qui le continuent, pour bien dire, en ravivant les meilleurs souvenirs qu'il nous a laissés.
De temps en temps, mon correspondant me parlait bien de la seconde édition de Y Encyclopédie, et faisait discrètement allusion à ma promesse ; mais lorsque je contemplais les gros volumes de la première édition, rangés sur les rayons de la bibliothèque du ministère de l'Instruction [publique, lorsque je songeais à tout ce