‹ L'instruction publique aux États-Unis. Écoles publiques, colléges, universités, écoles spécialesChapitre 13 sur 134 · DE LA SECONDE ÉDITION. XI · texte numérisé non relu

DE LA SECONDE ÉDITION. XI

Unis doivent leur prospérité et leur grandeur. La jeunesse des écoles y apprend avant tout à honorer et à chérir ujie patrie qui lui ouvre, par un enseignement libéral, Taccès de toutes les positions sociales. C'est aussi grâce à ces écoles que les trois cent mille étrangers, qui, chaque année, viennent s'établir sur cette terre classique de la liberté, se trouvent en si peu de temps fondus pour ainsi dire au sein d'une société dont les institutions habilement protectrices transforment leurs mœurs et leurs habitudes. Une éducation commune efface bientôt les différences qui les séparent des anciens habitants, et leurs enfants sortent de l'École heureux et fiers du titre de citoyens de la grande République.

Je voudrais que ces considérations, corroborées par les documents que contient mon exposé de l'instruction publique aux États-Unis, contribuassent à faire porter l'attention de mes concitoyens sur la question de l'éducation nationale.

Il y a certes bien longtemps que l'on s'en occupe en France : ce ne sont ni les projets ni les systèmes qui manquent ; il est dans les habitudes françaises de poser tous les problèmes et de n'en résoudre aucun. Chaque jour en voit surgir un nouveau. Des gens d'esprit s'empressent d'en discuter le pour et le contre, et lorsqu'il a été tourné et retourné dans

tous les sens, le public qui voudrait savoir enfin où l'on veut en venir demeure beaucoup plus embarrassé qu'auparavant.

Espérons qu'il n'en sera pas ainsi pour une ques-

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