‹ L'instruction publique aux États-Unis. Écoles publiques, colléges, universités, écoles spécialesChapitre 12 sur 134 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

son appui dans la nation elle-même, s'intéressant à ses écoles de tous les degrés et ne les livrant point à l'omnipotence de l'administration centrale. Notre instruction publique pourrait se rapprocher de celle des États-Unis, si nos académies, ;reprenant les traditions des anciennes universités, devenaient autant de centres intellectuels, d'où rayonneraient le mouvement et la vie* qui manquent à nos provinces. Les communes et les départements sauraient bien s'imposer les sacrifioes nécessaires pour rendre ces diverses universités* de plus en plus florissantes et les pourvoir de moyens d'études que les jeunes gens ne trouvent réunis aujourd'hui qu'à Paris et dans quelques-unes de nos grandes cités. Les dons des citoyens généreux ne manqueraient pas de s'ajouter aux sommes votées par les administrations municipales et les conseils généraux. Ce serait là une décentralisation bien entendue; il s'agirait seulement de trouver les moyens de concilier les intérêts des provinces aspirant à vivre de leur vie propre et les besoins de l'unité sur le maintien de laquelle plusieurs publicistes semblent concevoir des craintes exagérées. La diversité des éludes et l'indépendance desmaitreg peuvent très-bien s'allier avec l'unité d'action. L'extrême liberté dont jouissent les établissements d'instruction publique aux États-Unis n'empêche nullement qu'une direction uniforme leur soit donnée. Il suffit pour cela qu'ils se montrent fidèles à Tesprit dans lequel la constitution a voulu que fût dirigée l'éducation nationale. C'est à cetesprit que les États-

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