‹ L'instruction publique aux États-Unis. Écoles publiques, colléges, universités, écoles spécialesChapitre 65 sur 134 · CG CONCLUSION · texte numérisé non relu

CG CONCLUSION

La France entrera-t-elle à son tour dans cette voie de décentralisation administrative qui aurait pour résultat infaillible de donner un essor inconnu à toutes ses forces vitales, et aux admirables ressources qu'elle possède ? Verra-t-on, pour ce qui concerne en particulier l'instruction publique, se multiplier, eomme en Amérique, ces libres associations, ces donations généreuses qui permettront d'asseoir sur les plus larges fondements l'enseignement populaire et de faire renaître dans nos provins ces les anciennes universités, devenues d'autant plus florissantes que les habitants s'intéresseront directement à leurs progrès? Il y aurait, pour que ce but fût atteint, bien des conditions à remplir. II faudrait que les citoyens se décidassent à rompre résolument avec cette apathie et cette indifférence qui, peu à peu, ont remis entre les mains des gouvernements toutes les affaires qu'ils auraient pu conduire eux-mêmes. Mais il faudrait aussi que les gouvernements, s'inspirant des besoins de leiir époque, consentissent de bonne grâce à se décharger, d'une partie du fardeau qui les accable, à aider les peuples à supporter le régime austère de la liberté, en élargissant les attributions des conseils municipaux et des conseils des départements, en favorisant les associations et les réunions, qui cessent d'être turbulentes et dangereuses lorsqu'elles sont entrées dans les habitudes nationales, en ouvrant le champ

COKCLUSION. 3(n

le plus libre à Texamen et à la discussion des intérêts nationaux, en méritant, en un mot, l'éloge adressé par un homme d'esprit à un grand ministre : a Monseigneur, vous a\ez travaillé dix ans à vous rendre inutile. »

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