ÉCOLES PUBLIQUES
Dans la province de Québec, tous les enfants de sept à quatorze ans doivent fréq ‘enter l’école. Les parents de ceux qui n’y assistent pas ne sont passibles, il est vrai, d'aucune peine comminatoire; mais ils sont tenus au paiement intégral de toutes les contributions scolaires imposées par les commissaires ou les syndics d’écoles, y compris l’écolage. D'autre part, les enfants ne peuvent avoir à souf-
frir de la négligence de leurs parents à payer ces taxes, car pour cette raison on ne peut leur interdire l’accès de l’école, les commissaires ou les syndics se réservant de percevoir ces contributions scolaires par la voie des tribunaux.
Les écoles publiques sont ouvertes pendant dix mois de l’année: du premier lundi de septembre au premier juillet. La plupart de ces écoles, les écoles élémentaires Surtout, sont mixtes, c’est-à-dire composées de garçons <t de filles et, dans une assez grand nombre d’entre elles, on enseigne simultanément le français et l'anglais.
Les maisons d'école ne peuvent être construites à moins que le Surintendant de lInstruction publique n'en ait préalablement approuvé le plan qu'il fournit généralemen:, et ne peuvent être ouvertes
La
qu'après avoir été acceptées par l'inspecteur d'écoles.
Toutes les règles d’une bonne hygiène sont autant que possible observées. Les salles de classe doivent être bien aérées, bien éclairées, bien chauffées et donner cent cinquante pieds cubes d’air, au moins, pour chaque élève. Elles doivent être .uffi-
samment pourvues de pupitres avec des sièges à dossiers proportionnés à Ja taille des enfants. Ces
maisons sont situées sur des emplacements n'ayant pas moins de un demi acre de superficie, (1) à au moins trente pieds du chemin public.
(1) L'acre canadien represente 40 ares 47 centiares.
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