‹ L'instruction publique dans la province de Québec [microforme]Chapitre 15 sur 29 · SUBVENTIONS · texte numérisé non relu

SUBVENTIONS

| ES sommes dépensées pour l'instruction publique dans la province de Québec proviennent

des taxes prélevées sur les contribuables et des subventions accordées par le gouvernement.

Mais comme l’aide fournie par l’Etat est comparativement minime, celui-ci laisse, tout en la règlementant, aux contribuables représentés par leurs commissions scolaires, l'administration de

leurs écoles et le devoir de subvenir à leur entreti

Les subventions du gouvernement sont rép:

ties entre les catholiques et les protestants au p rata du chiffre qui les représente respectiveme dans la population de la province.

Ces subventions, sauf des allocations spécia faites à certaines institutions par un vote direct la législature, proviennent de trois fonds et si appliquées de la manière suivante:

1° Le fonds des écoles publiques, affecté soutien des écoles sous le contrôle du gouverneme lequel est partagé suivant le chiffre de la popu tion d’après le dernier recensement ;

2° Le fonds de l'éducation supérieure, div entre les collèges et les écoles primaires supérieu catholiques et protestantes au prorata de la po, lation de chacune des deux dénominations r« gieuses; chacun des deux comités du Conseil de !’ struction publique faisant la répartition de la p qui revient aux institutions de sa croyance;

3° Le fonds des municipalités pauvres, qui

distribue de la même manière que le précédent (

(1) Voir les moritants de ces différents fonds, au : pitre VII.

ntretien.

it réparau protivement

spéciales direct de et sont

ffecté au ‘rnement, | popula-

-e, divisé périeures la popuons reli- 1 de l’In- > la part

's, qui se

jent (1).

s, au cha-

Des allocations assez considérables sont aussi accordées à certaines institutions, telles que les universités, l'école Polytechnique, les écoles normales, les institutions de sourds-muets et d'aveugles, et pour des fins spéciales.

Le gouvernement entretient également, dans un grand nombre de localités, des écoles du soir où les adultes qui n'ont pas eu l'avantage de recevoir d'instruction dans leur enfance peuvent suivre un cours élémentaire.

L'achat des livres de classe, étant une charge particulièrement lourde pour les contribuables de

la province de Québec, où ‘es familles sont la plupart du temps très nombreuses, les enfants étaient,

le plus souvent, insuffisamment pourvus des livres nécessaires. Pour obvier à ce grave inconvénient, le gouvernement fournit gratuitement aux élèves des écoles élémentaires des livres préparés sous la direction du Conseil de l’Instruction publique, par des spécialistes compétents.

L'Etat subventionne, largement aussi, deux journaux d'éducation: l’un L’Enseignement Primaire, publié en français, et l’autre, publié en anglais, The Record. Ces revues, très bien faites, sont adressées gratuitement à tous les instituteurs

Page 1