‹ L'instruction publique dans la province de Québec [microforme]Chapitre 14 sur 29 · CERTES PEER NE TN · texte numérisé non relu

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Ces récompenses sont de deux classes, les unes de 30 dollars et les autres de 20 dollars. (1) Elles atteignent un sur dix du nombre total des instituteurs et institutrices. Ceux qui doivent y participer sont désignés par l'inspecteur d'écoles du district où ils enseignent. Ces primes offertes au mérite, si modiques qu'elles soient, en provoquant une légitime émulation dans le corps enseignant, ont déjà produit des résultats très appréciables, car les instituteurs et les institutrices qui y aspirent, en outre de l’appoint relativement important qu’elles apportent à leur traitement peu élevé, prisent à sa valeur l'honneur qui accompagne cette distinction.

Après vingt années de service, si le mauvais état de sa santé le rend inapte à remplir ses devoirs, ou dès qu'il a atteint l'âge de cinquante-six ans, tout fonctionnaire de l'enseignement primaire a droit à une pension de retraite. Cette pension, qui est payée sur un fonds provenant d'une retenue faite sur le traitement de chaque membre du corps enseignant et d’une allocation accordée par le gouvernement, est basée sur le nombre d'années d’enseigne-

(1) La valeur du dollar est d'environ cinq francs quinze centimes.

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ment. Les femmes des instituteurs ont droit à | moitié de la pension de leurs maris, quand ceux-c ont versé au fonds de pension, en outre de la retenu faite sur leur traitement, une somme égale à ! moitié de cette retenue.

Pour l'exercice de l’année scolaire 1902-03, un somme de 49.480 dollars a été affectée au payemen des pensions auxquelles ont participé 673 ancien fonctionnaires de l’enseignement primaire.

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