SUBVENTIONS
ES sommes dépensées pour l’instruction publi-
que dans la province de Québec proviennent des taxes prélevées sur les contribuables et des subventions accordées par le gouvernement.
Mais comme l’aide fournie par l’Etat est comparativement minime, celui-ci laisse, tout en la réglementant, aux contribuables représentés par leurs commissions scolaires, l’administration de
leurs écoles et le devoir de subvenir à leur entretien.
Les subventions du gouvernement sont réparties entre les catholiques et les protestants au prorata du chiffre qui les représente respectivement dans la population de la province.
Ces subventions, sauf des allocations spéciales faites à certaines institutions par un vote direct de la législature, proviennent de trois fonds et sont appliquées de la manière suivante :
i ° Le fonds des écoles publiques, affecté au soutien des écoles sous le contrôle du gouvernement, lequel est partagé suivant le chiffre de la population d’après le dernier recensement;
2° Le fonds de l’éducation supérieure, divisé entre les collèges et les écoles primaires supérieures catholiques et protestantes au prorata de la population de chacune des deux dénominations religieuses ; chacun des deux comités du Conseil de l’Instruction publique faisant la répartition de la part qui revient aux institutions de sa croyance ;
3° Le fonds des municipalités pauvres, qui se distribue de la même manière que le précédent (i).
(i) Voir les montants de ces différents fonds, au cha>pitre VII.
dans la province; de; québex
Des allocations assez considérables sont aussi accordées à certaines institutions, telles que les universités, l'école Polytechnique, les écoles normales, les institutions de sourds-muets et d’aveugles, et pour des fins spéciales.
Le gouvernement entretient également, dans un grand nombre de localités, des écoles du soir où les adultes qui n’ont pas eu l’avantage de recevoir d’instruction dans leur enfance peuvent suivre un cours élémentaire.
L’achat des livres de classe, étant une charge particulièrement lourde pour les contribuables de la province de Québec, où les familles sont la plupart du temps très nombreuses, les enfants étaient, le plus souvent, insuffisamment pourvus des livres nécessaires. Pour obvier à ce grave inconvénient, le gouvernement fournit gratuitement aux élèves des écoles élémentaires des livres préparés sous la direction du Conseil de l’Instruction publique, par des spécialistes compétents.
L’Etat subventionne, largement aussi, deux journaux d’éducation: l’un L’Enseignement Primaire, publié en français, et l’autre, publié en anglais, The Record. Ces revues, très bien faites, sont adressées gratuitement à tous les instituteurs
et institutrices de la Province, auxquels elles inculquent les notions pédagogiques les plus saines. Pour les mêmes fins, un traité de pédagogie est aussi donné au titulaire de chaque école.