PRÉFACE. XXIX
sur les écoles de Paris *, exposé mon opinion sur l'emploi des exercices indiqués par Frœbel et en particulier sur les leçojis de choses qui en sont ordinairement la suite. Depuis Tannée 1840, où Frœbel établit à Bankenbourg, en Thuringe, le premier jardin d'enfants, leur nombre s'est partout singulièrement accru. Berlin en compte 30; Leipzig, Hambourg, Gotha, Dresde en ont 15; l'Italie, l'Autriche, la France en comptent aussi plusieurs. Il s'est formé en Allemagne des sociétés frœbé- \iem\e^' {frœbelvereine)\ celle de Munich a fondé 7 écoles qui comptaient, en 1873, 2,800 élèves. Des journaux et de nombreux manuels sont consacrés à cet intéressant sujet. Mais il ne faudrait pas, comme on le fait trop souvent, confondre les procédés indiqués par Frœbel et pratiqués par les instituteurs et les institutrices, avec l'esprit et les principes de sa méthode. Quels que soient les exercices introduits dans les écoles, ils ne peuvent produire d'utiles effets que s'ils sont pratiqués en vue du but supérieur que doit se proposer non-seulement l'éducation de la première enfance, mais encore
t. j'ai apprécié ce rapport si remarquable et si inslruclif dans «îa République française des 24 avili et 9 mai 1876.
r.in'e éiiioadoc. i jnei^ae âge qu'elle s'a- •ir^rîse. • jn fST: r^Mnleineiit tTaceiHii anjourd'hii 5'ir ji r**T:Liiioii raiikale que doit subir r-?!i3eL:r:i'?zi'?îi; iii5 toaîd* les branches des o:cr^i5sa:i':i*s h.^iziaiii«es. Cest bi méthode d*:nvr5*iral : z. : :i rèfi-^ïi-itOT qui habitue TélèTe à observAr. i :.:r.rarçr.iréiêchir.àse rendre c»'xpte. 5iitsd*^-f»? â celle qrii a été jusqu'à préseîit pres^ine ri.'IcsiTAment emploTee. Cette d-rmière consiste à 'ioniier ti>at à renseignement da maLtr-?, -ii-rtint des règles, exposant doginati.:pienie!it des principes abstraits, ceiifiant enfin à la mémoire des eieTes les résultats de sc»n propre savoir : excellente méthode pour les perroquets, mais impuissante à former des hommes. Il faut, comme le dit très4)ien M. Buisson, substituer Tobserration des choses à rétude des mots. le jugement à la mémoire, l'esprit à la lettre, la spontanéité à la passivité intellectuelle. Cette méthode. appUquée dans le jardin d'enfants et dans la salle d'asile, doit suivre l'élève dans l'école primaire, dans l'école moyenne , dans le gj'mnase , dans le lycée, et il n'y a aucune raison qui s'oppose à ce qu'elle préside aux études dans les écoles du degré le plus élevé.
PRÉFACB. XXXI
Ce sont les États-Unis qui, dans leurs écoles graduées^ ont le mieux résolu le problème. Ils partagent l'éducation intégrale que doivent recevoir, autant que possible, tous les enfants de Tun et l'autre sexe en différents degrés ayant chacun leur code spécial, mais préparant l'élève à suivre la classe immédiatement supérieure. Toutes les classes forment donc une série continue, depuis V infant school jusqu'à Idikigh school^ en sortant de laquelle on est préparé pour les écoles professionnelles, pour le collège et pour l'université. Il y a là des questions de détail intéressantes et ayant, selon les pays, reçu des solutions différentes, relativement au nombre des classes, à leur séparation, au nombre des élèves que chacune doit avoir, et qui vont de 45 à 100 (Il ne faudrait pas, à mon avis, que l'on dépassât le premier chiffre.) , à la hiérarchie et aux traitements des maîtres.
Pour ce qui concerne la discipline, la France, la Belgique, l'Italie, les États Scandinaves interdisent à l'instituteur et à l'institutrice toute correction manuelle, tandis qu'en Prusse les règlements les plus récents l'autorisent et la réglementent. Les pédagogues allemands trai-