‹ L'instruction publique dans les États du Nord: Suède, Norvège, DanemarkChapitre 27 sur 70 · T. J- Hatittiios, Làrebok i Sjukqymnasiik · texte numérisé non relu

T. J- Hatittiios, Làrebok i Sjukqymnasiik

à la baïonnette , aux exercices des tirailleurs, etc. Dans plusieurs établissements les progrès dans la gymnastique militaire, pour laquelle les Suédois se passionnent aisément, sont tels, que la tenue et la discipline des élèves feraient honneur aux meilleures troupes.

Les principales institutions pour renseignement de la gymnastique, indépendamment de l'École centrale, sont celles de Saint- Jacques^ de Clara^ et y École normale de filles^ dirigée par M. Albers.

L'École Saint-Jacques, qui réunit 1,000 élèves garçons et filles, est tenue par 33 instituteurs et institutrices enseignant séparément dans vingt et une salles parfaitement pourvues de tous les appareils nécessaires. L'enseignement de la gymnastique y alterne journellement avec les autres branches d'études pendant un quart d'heure ou vingt minutes tout au plus.

L'École Clara est un véritable monument, dont la construction répond à toutes les exigences de l'art, de la pédagogie et de l'hygiène. Elle a une population de 1,013 élèves des deux sexes, avec "6 instituteurs et 24 institutrices. On remarque avec plaisir que, dans cette institution comme dans toutes celles où l'enseignement est confié à des femmes, on ne peut que s'applaudir des résultats dus à leur intelligent concours.

Dans l'École normale de filles dirigée par M. Al-

bers, renseignement de la gymnastique est donné par mesdemoiselles Vendela Ling et Concordia Lofring, pourvues de leurs diplômes, et M. Sandahl, docteur médecin. Les prescriptions suivantes y sont rigoureusement observées :

Les exercices auront toujours lieu avant les repas, jamais immédiatement après le déjeuner ou le dîner.

On ne portera pas d'habillement serrant le cou, la poitrine, le ventre ou les jambes. Le corset est tout naturellement proscrit.

On observera les intervalles de repos, et l'on ne reprendra les exercices que quand les pulsations auront été entièrement calmées;

Les examens seront exécutés avec lenteur, mais avec toute la plénitude de la force de tension des muscles ;

On devra toujours procéder par transitions graduées ;

On veillera enfin à ce qu'il règne toujours un air pur dans les salles d'exercices.

A l'École normale, composée de 108 élèves, est annexée une école primaire supérieure, ayant 249 élèves qui suivent les cours pendant dix ans.

La ville de Stockholm possède un établissement de gymnastique médicale [medico-mecaniska iiistitutet)^ dirigé par le docteur Gustaf Zander, fréquenté par 300 personnes des deux sexes et dont

les appareils ou instruments sont mus par la vapeur.

Citons aussi au nombre des meilleurs établissements de gymnastique celui d'Upsal, dont les instruments et appareils sont confectionnés d'après la méthode Spiess, mais où, comme dans toute la Suède, les exercices libres et militaires priment les autres; celui de ' Gamba-Upsala^ village voisin d'Upsal ; et enfin l'École normale de Lund, ayant un cours pratique pour les instituteurs primaires et dirigée par M. Norlander, officier de l'armée et professeur diplômé de l'institution centrale de Stockolm.

DEDXIÈME PARTIE

jécOLES MOYENNES (COLLIÈGES)

Le but des écoles moyennes publiques subventionnées par l'État est , conformément à la loi du 29 janvier 1859, en partie, de donner une instruction qui dépasse celle de l'école populaire, et en partie de donner les éléments des connaissances qui sont développées dans les universités ou écoles supérieures. Ces écoles sont désignées en Suède sous le nom d'écoles élémentaires [Elementar- Làroverk). Toutes les écoles élémentaires de l'État sont de la même espèce ; dans toutes, l'enseignement et les devoirs sont donnés de la même manière. Mais on les divise, d'après l'étendue des connaissances qui doivent être données aux élèves, en k(À^^ supérieures (collèges de plein exercice), en ^^^\^% inférieures (collèges incomplets), en pédagogies^ sortes d'écoles élémentaires supérieures.

Les écoles supérieures ont 7 classes ; les écoles inférieures S, quelquefois 3 ou même 2. Elles ont 1 ou 2 professeurs.

Le nombre total de ces trois classes d'établissements est de 77, soit 31 écoles élémentaires supérieures; 21 écoles inférieures (5 classes), 16 (3 classes) et 9 (2 classes). Toutes ces écoles sont établies dans les villes ou dans les bourgs ; il n*y en a aucune dans les campagnes.

Los études complètes durent 9 ans ; il y a 36 semaines de leçons chaque année, partagée en deux termes, celui de l'automne et celui du printemps. Le terme d'automne, qui commence à la fin d'août et finit au milieu de décembre, dure 1 6 semaines. Le terme du printemps dure 20 semaines, depuis le milieu de janvier jusqu'au commencement de juin, moment où se termine l'année scolaire. Dans ce dernier terme, il y a une semaine de congé à Pâques.

Il y a par semaine, pour chaque classe, 30 à 32 heures de leçons , abstraction faite de celles qui sont consacrées à la gymnastique et au chant, à l'enseignement facultatif de l'hébreu et de l'anglais dans la septième classe, qui est la plus haute, et du dessin dans les septième, sixième et cinquième classes. Il y a toujours 8 à 7 heures par semaine consacrées au chant et à la gymnastique. On doit remarquer que le proviseur a le droit de donner

aux élèves des classes supérieures trois jours de congé au plus chaque mois, lorsqu'il le juge nécessaire. L'enseignement dure de 6 heures à 6 heures et demie par jour, et il est différemment réparti selon les circonstances locales dans chaque établissement. Chez le plus grand nombre, il est ainsi réparti : de 7 à 9 heures, de il à 2, et de 4 à 5. A cela il faut joindre les heures des leçons facultatives, qui ont lieu en général dans l'après-midi.

Avant le commencement et après la fin de la classe les élèves se réunissent chaque jour pour la prière. Le temps qui y est consacré est d'une demi-heure, prise en dehors de celui des leçons. Dans les écoles supérieures , l'enseignement est divisé en 7 classes : les cinq premières durent un an, et les deux dernières, c'est-à-dire la sixième et la septième, durent deux ans. Dans la première classe, l'enseignement est le même pour tous les élèves ; mais à partir de la seconde classe , l'enseignement se divise en deux branches. La première, appelée hanche classique^ a pour objet spécial l'enseignement des langues anciennes et des mathématiques, et la deuxième, appelée branche scientifique^ laisse de côté les langues anciennes, et on y enseigne spécialement lés mathématiques, les langues vivantes, l'histoire naturelle, la chimie, la physique et la minéralogie. Dans la plupart des écoles, les deux branches sont enseignées ensemble sur cer-

tains points : telles sont Tinstniction religieuse, rhistoire , Thistoire naturelle et le suédois ; cela a : lieu surtout dans les classes inférieures. Dans quel- '■■ ques écoles, les élèyes des deux branches (lettres j et sciences) ont un enseignement complètement séparé. i

Cette organisation , analogue à celle des cours spéciaux établis dans nos lycées et nos collèges, ne ; produit pas de meilleurs effets en Suède qu'ea ^ France. La séparation de l'enseignement classique \ et de renseignement professionnel, par la création ' en Italie des écoles techniques, et en France des 1 collèges d'enseignement secondaire spécial, nous semble être jusqu'à présent l'organisation la plus • raisonnable.

Voici le tableau des heures consacrées par semaine à chacun des sujets d'études :

SDËDB. — ENSEIGNEMENT SECONDAIRE.

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