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prescTÎptiûii» sont destinées à assurer le contrôle de TÊlat sur ks établissements d'iostructioD dus à rinitialÎTe ^irée.
^COLSS BÉELLES
L^nstitution des écoles réelles en Danemark correspond à peu près à celle de nos établissements d'enseignement secondaire spécial. Elles ont été fondées afin de compléter Finstruction primaire par des connaissance usuelles, des notions élémentaires des sciences, et par une éducation appropriée aux besoins de rie pratique.
Le nouveau système fut inauguré en 1837 à récole de Sorô ; deux ans après, une école réelle supérieure fut établie dans la rille d'Aarhus, dans le Jutland; en 1843 une troisième fut annexée à l'école savante de Rônne dans l'île de Bornholm, sur le modèle de celle d'Aarhus.
Le cours complet d'études comprenait dix années : l'enseignement portait sur l'écriture, le dessin, la gymnastique, le chant, le danois, le français, l'anglais, rinstruction religieuse, l'histoire, la géographie, es mathématiques et l'histoire naturelle.
BANEUÀRK. — ENSEIGNEMENT SECONDAIRE. 255
En 1849, ce programme subit une modiflcatîon considérable à Técole de Sorô. On voulut éviter de prolonger le temps des études jusqu'à Tâge de 18 ans : le nombre des classes fut réduit à cinq, ce qui permettait aux élèves de quitter ces écoles avant leur quinzième année.
Enfin, le problème de Torganisation des écoles réelles, fut définitivement résolu par les patentes du 18 septembre 18SS et du 28 mai 4859. La durée de l'enseignement fut fixée à 6 ans, et des examens spéciaux furent institués pour attacher certains droits à l'achèvement complet des études.
Les élèves des écoles réelles inférieures, sont tenus de se présenter à l'examen des écoles de district: depuis la loi de 1864, les directeurs doivent leur faire subir l'examen semestriel, dès que leur nombre s'élève au-dessus de dix.
Aucune autorisation n'est exigée pour l'établissement d'une école réelle dans les villes et les bourgs. Â Copenhague, l'autorisation de la direction des écoles municipales et primaires est nécessaire. En outre, l'administration de l'instruction publique, pour Copenhague, et pour les provinces, le membre ecclésiastique de la direction des écoles, assisté d'un censeur compétent, peuvent accorder aux écoles le droit d'instituer des examens de sortie pour les élèves des sciences. Ces examens confèrent le droit de se présenter comme candidat à l'école d'a^
griculiure, aux examens d'art vétérinaire et de pharmacie, et à l'examen de droit du deuxième degré, sans avoir subi à l'Université l'examen de rigueur, dit général préparatoire.
Voici comment sont composés les programmes de ces examens : langue danoise , histoire, géographie, arithmétique, géométrie et stéréométrie, langue allemande, histoire naturelle, écriture, dessin, et, pour les pharmaciens, langue latine. Pour être admis à subir ces épreuves, il faut avoir suivi depuis deux ans au moins tous les cours de l'école. L'examen a lieu une fois par an à une époque déterminée par le ministre, d'après l'avis du directeur, qui choisit, avec les maîtres respectifs et un censeur compétent, les sujets des compositions écrites. Les épreuves orales ont lieu devant un des maitres, assisté de deux censeurs, nommés, l'un par le ministre, l'autre par la direction des écoles primaires. Pour être déclaré admis, il faut avoir obtenu un minimum de 25 points. Le chiffre de 68 points équivaut à la mention « avec distinction. »
La loi de 1871, a réduit de 6 à 4 ans la durée de l'enseignement dans les écoles supérieures, qui a beaucoup d'analogie avec celui des écoles savantes. Il est en effet commun dans les écoles secondaires avec celui des élèves des lettres. Le programme comprend le danois, l'allemand, le français, l'anglais, l'instruction religieuse, l'histoire, la géogra-
phie, rarithmétique, la géométrie, la physique, l'histoire naturelle, l'écriture, le dessin, le chant et la gymnastique.
Les examens ont lieu au mois de juin , en même temps que ceux des élèves des lettres. Ils se composent d'épreuves écrites et d'épreuves orales. Les premières comprennent : deux compositions sur un sujet donné et sur un sujet au choix du candidat, une en allemand, et quatre problèmes de mathématiques et de géométrie. Les secondes portent sur les composition des mêmes matières et en outre, sur le français, l'anglais, l'histoire, la géographie, la physique et l'histoire naturelle ; il faut en outre, présenter un dessin et une composition d'écriture. Le programme de l'examen est fixé, pour la partie écrite, par le ministre, d'accord avec un inspecteur de l'instruction publique, et, pour la partie orale, par une commission nommée par le ministre.
L'exaipen oral est présidé parles professeurs respectifs et a lieu en présence de deux censeurs. Aux notes obtenues par le candidat, on ajoute celles des épreuves écrites : pour être admis, il faut réunir 31 points, c'est-à-dire 8 bien et 6 assez bien. La mention « avec distinction, » s'obtient par un total de 83 points, soit 5 très-bien et 6 parfaitement bien.
Le certificat d'admission confère le droit d'enseigner dans les écoles réelles inférieures et de ^e,
présenter aux examens de géodésie, polytechnique, et des eaux et forêts. Le ministère a fait en outre une proposition tendant à attribuer aux élèves ayant subi cet examen, le titre de citoyen académique^ en passant à TUniversité , à condition de subir Texamen supplémentaire établi par une loi du 2 avril! 869'-
1 . Voir à rAppendice (u» IX] les disposUions de la loi de 1 87 1 , établissant la bifurcation dans les classes supérieures et inférieures des écoles d^easeignement secondaire.