‹ L'instruction publique dans les états du nord: Suède--Norwége--DanemarkChapitre 2 sur 75 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Si la France avait besoin de s'autoriser de l'exemple des autres nations pour justifier l'importance qu'elle attache aujourd'hui plus que jamais à l'instruction populaire, rien ne serait plus propre à stimuler son zèle que le spectacle qui' lui est offert sur ce point par les Etats du Nord, désignés sous le nom d'Etats Scandinaves .

Il n'est point de pays, laRussie exceptée, qui ait trouvé dans la rigueur du climat et le peu de densité de la population en certaines parties de son territoire, plus d'obstacles à vaincre pour l'organisation de ses écoles ; et il n'en est aucun qui ait obtenu des résultats plus satisfaisants.

En Suède, en Norvège et en Danemark l'inspl truction primaire est depuis longtemps obliga-- ^ toire et gratuite. Non seulement le nombre des

Il PRÉFACE.

illettrés y est tout-à-fait insignifiant, non seulement tous savent lire, mais ce qui vaut mieux encore, tous aiment à lire et le goût de la leclecture est aussi général et aussi vif dans les campagnes que dans les villes, dans les contrées septentrionales que dans celles du midi et du centre.

Le voyageur qui après avoir visité Copenhague, Stockholm ou Christiania s'engage dans le Nordland ou le Finnmark, en remontant jusqu'au 70® degré de latitude, s'attend à y trouver des populations engourdies par le froid et privées de tout moyen d'instruction : il ne tarde à être détrompé.

Dans le diocèse de Tromso on compte 12,285 enfants Norvégiens, 1815 Lapons, 531 Quéners: Tous fréquentent les écoles publiques, ou reçoivent l'instruction dans leurs familles. Dans les régions les plus voisines du cap Nord, la Suède et la Norvège, comme on le verra, ont des associations établies dans le but de fonder des écoles pour les jeunes Lapons. Des instituteurs ambulants suivent dans leurs courses les populations nomades afin d'enseigner aux enfants la lecture et l'écriture et leur donner l'instruction religieuse.

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