‹ L'instruction publique dans les états du nord: Suède--Norwége--DanemarkChapitre 3 sur 75 · PRÉFACE. III · texte numérisé non relu

PRÉFACE. III

L'organisation des écoles dans les Etats Scandinaves toujours si sympathiques à la France, m'a semblé digne d'une enquête sérieuse. Les résultats en seront, je l'espère, accueillis avec quelque faveur par les personnes qui s'occupent de la question de l'éducation populaire, une des plus importantes selon moi des temps modernes.

Dans ces pays, comme dans les divers Etats d'Allemagne, c'est au protestantisme qu'il faut attribuer les progrès qui s'accomplirent dès le commencement du xvf siècle dans l'organisation de l'enseignement populaire. A la voix de Luther, proclamant dans une lettre adressée en 1524 aux Conseils de toutes les villes d'Allemagne, que l'autorité était tenue de forcer les sujets d'envoyer leurs enfants à l'école, l'instruction fut partout reconnue comme le premier des devoirs pour le père de famille, les magistrats et les souverains eux-mêmes. La lecture et l'intelligence de la Bible étaient une conséquence forcée d'une réforme qui rendait l'homme responsable de sa foi et plaçait la source de cette foi dans l'écriture sainte.

Nous voyons l'enseignement primaire répandu en Suède, par suite de la réforme adop-

IV PRÉFAC15.

tée, en 1527, par la Diète de Westeras. L'obligation de l'instruction fut imposée parCharlesXI, en Tannée 1686. La Société pro fide et Chrisiianismo, et celle de V enseignement mutuel se fondent en 1771 , pour la création d'écoles populaires. La loi du 18 juin 1842, due à Charles-Jean (Bernadette), donne une organisation définitive à l'enseignement public.

Des écoles fixes, dans les villes, des écoles ambulantes, dans les campagnes, pourvoient au besoin d'instruction devenu général. Rudenschôld institue les petites écoles; Siljestrôm fait remplacer, par des maisons saines et aérées, celles qui précédemment étaient destinées à l'enseignement primaire; l'instituteur Meijerberg préconise et applique l'usage des méthodes qui rendent cet enseignement plus facile et plus fructueux, et fait comprendre que l'éducation du premier âge doit être confié, de préférence, à des institutrices, plus capables que les instituteurs, déparier au cœur des enfants, et de faire marcher de front V éducation et Vinstruction. En 1859, on fonde des écoles normales, et l'usage des exercices gymnastiques scientifiquement organisés se généralise.

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