‹ L'instruction publique dans les états du nord: Suède--Norwége--DanemarkChapitre 37 sur 75 · SUJETS D'ÉTUDE · texte numérisé non relu

SUJETS D'ÉTUDE

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L'hébreu et l'anglais sont facultatifs pour les élèves des lettres; on enseigne ces deux langues aux élèves des lettres dans la septième classe, à des heui'es prises en dehors de celles qui sont consa-

crées à d'autres matières obligatoires. Les élèves des lettres peuvent encore, sur la demande des tuteurs ou des parents, être dispensés du grec, et le remplacer par des leçons d'anglais et de dessin. Pour les sciences, il n'y a pas de cours facultatifs.

Les élèves qui sont d'une autre religion que celle de l'État peuvent être dispensés de Vinstruction religieuse, sur la demande des parents ou des tuteurs.

Dans la première classe, l'enseignement est donné en général par un professeur ; dans la deuxième et la troisième, il peut y en avoir deux et même plus, jamais plus de quatre dans les classes supérieures. Les professeurs se partagent l'enseignement selon les objets d'étude ; cela se passe ainsi dans les écoles élémentaires supérieures. Il y a tous les jours, pour chaque classe, des leçons de gymnastique et des exercices militaires pendant une demi-heure et, en outre, pour la cinquième classe une heure par semaine d'exercice militaire , et pour la sixième deux heures. Au commencement et à la fin de l'année scolaire, on fait pendant huit à dix semaines, aux élèves de la sixième et de la septième classe, un cours militaire plus étendu, avec des exercices de tir, des marches militaires, etc. Le chef du régiment doit envoyer un bon officier pour diriger les exercices, si le professeur de gymnastique n'est pas lui-môme un militaire ou ne l'a pas été au [moins pendant cinq années.

L'officier gui a pour mission de faire faire l'exercice reçoit de FÉtat, pour ses déplacements, une indemnité qui varie selon son grade. Pour les exercices militaires et pour l'établissement des cibles dans les endroits où il n'y en a pas , TÉtat alloue une somme annuelle de 13,500 rixdalers. Sont dispensés de l'exercice militaire et de la gymnastique les élèves qui, d'après l'avis du médecin , ne peuvent y prendre part sans danger pour leur santé. L'enseignement de la musique est en partie vocal et en partie instrumental. Il doit être disposé de telle sorte que chaque élève consacre deux heures par semaine à chacune de ces parties. L'étude d'un instrument de musique est facultative. Quant au chant, il est obligatoire pour les trois plus basses classes ; dans les autres classes , on en dispense ceux qui n'ont pas l'oreille musicale ou qui manquent de dispositions.

L'étude du dessin est obligatoire pour les élèves des sciences et les quatre classes inférieures des lettres ; dans les hautes classes des lettres il est facultatif, et on y consacre ordinairement une heure par semaine. Les élèves des sciences peuvent aussi prendre part aux exercices de dessin des élèves des lettres qui veulent l'apprendre. Il suffit d'en faire la demande.

SUÈDE. — ENSEIOiNEMENT SECONDAIRE. 95

Pour être reçu dans une école moyenne , il faut être âgé de 10 ans , ou du moins les avoir dans le courant du terme, et : 1® savoir le suédois, lire l'écriture latine et suédoise, et pouvoir faire le résumé d'un morceau lu préalablement ;

2** Écrire passablement l'allemand ;

3" Savoir l'orthographe ;

4* Connaître l'histoire sainte et les principaux dogmes enseignés d'après le petit catéchisme de Luther ;

5" Savoir les quatre règles de l'arithmétique et calculer passablement de tête ;

6® Avoir des notions sur la géographie de la Suède, de la Norvrége et du Danemark.

On ne change de classe dans la plupart des écoles qu'une fois par an, à la fin du terme du printemps, c'est-à-dire à la fin de l'année scolaire ; cependant on peut, après un examen particulier satisfaisant , changer de classe aussi bien au terme d'automne qu'au terme du printemps.

Des examens publics, pour lesquels l'inspecteur réunit un certain nombre des notabilités de l'endroit, ont lieu aussi à la fin de chaque année. Ces

examens ont pour but d'apprécier les résultats du cours suivi dans l'année, et les progrès faits en musique vocale et instrumentale, en dessin, en gymnastique et en exercices militaires. Après l'examen, l'inspecteur en fait connaître les résultats ainsi que les témoignages sur le savoir, l'assiduité et la conduite des élèves, et il distribue ensuite les prix et les bourses. Ces divers examens sont entourés de quelque solennité, et, dans certains endroits, ils prennent le caractère d'une fête populaire.

Avant cet examen, le recteur publie un rapport sur la situation de l'établissement dans l'année précédente.

A la fin du terme d'automne on fait subir aux élèves des écoles élémentaires inférieures, et à ceux des cinq petites classes des écoles élémentaires supérieures, un examen devant des juges que l'inspecteur a désignés à cet efTet.

On fait subir dans les écoles élémentaires supérieures un examen de sortie [abiturienten examen) aux élèves qui ont parcouru toutes leurs classes. Cet examen a lieu sous la surveillance de censeurs nommés à cet effet par le roi; ce sont ordinairement des professeurs des universités. L'examen est en partie écrit et en partie oral. L'examen écrit précède l'oral et a lieu à la même époque pour toutes les maisons d'éducation. Les épreuves des élèves des lettres sont, pour la partie écrite : une

dissertation en suédois, un thème latin, un thème français ou allemand, la solution de deux problèmes de géométrie et de deux problèmes d'algèbre. Celles des élèves des sciences sont, pour l'écrit : une dissertation suédoise, un thème français et un thème allemand, ou, à la place d'un des deux thèmes, au choix des élèves, un thème anglais, la solution de deux problèmes d'algèbre et de mécanique. Les thèmes, les problèmes et les sujets de dissertations sont envoyés aux recteurs par le département des cultes. L'examen oral comprend toutes les matières enseignées dans les plus hautes classes : quant au suédois, il suffit d'une dissertation écrite. L'élève reçoit un certificat, mentionnant les notes obtenues sur chaque point et une note générale sur l'ensemble. Un bon certificat donne le droit d'admission à l'université.

Sur 667 élèves, dont 543 appartenaient aux écoles de l'État, ayant subi leur examen de sortie en 1872, il y a eu 577 reçus pour l'écrit et 544 pour l'oral. Il n'y en a donc eu que 90 de refusés pour l'écrit et 33 pour l'oral. Parmi ceux-ci, on compte pour l'écrit 5 et pour l'oral 7, qui, soit pour cause de maladie, soit pour tout autre motif, ne se sont pas trouvés à l'examen.

Chaque institution est administrée par un recteur, qui, outre son emploi de professeur, est chargé

de la surveillance de l'établissement.

Dans les écoles élémentaires supérieures, le recteur est ordinairement nommé par le roi pour 5 ou 10 ans. Dans les écoles élémentaires inférieures, il est nommé à vie par le chapitre de Tévéché. En certains cas, surtout ceux qui concernent les examens, la réception des élèves, leur changement de classe, le prix de l'école, la discipline, il doit convoquer les professeurs pour examiner et décider. Si le recteur ne partage pas l'avis de la majorité, il en réfère à l'inspecteur. L'évêque est l'inspecteur de toutes les écoles élémentaires situées dans son diocèse. Son devoir est de veiller à ce que ces établissements fonctionnent régulièrement, et à ce que les professeurs remplissent leur devoir. Pour les écoles élémentaires qui se trouvent dans un lieu où l'évêque n'est pas domicilié, il nomme quelqu'un qui les surveille à sa place. S'il n'y a pas d'évêque, le chapitre de l'évêchéle remplace en toutes choses.

Les candidats qui aspirent à être professeurs dans une école élémentaire sont examinés par le chapitre de Tévêché, qui les nomme. Quant aux maîtres de gymnastique, de musique et de dessin des écoles

élémentaires inférieures, ils sont nommés par l'inspecteur.

Les décisions qui ne sont pas du ressort de ces autorités et les plaintes sur les décisions de Tinspecteur et du chapitre de Tévêché doivent être déférées au roi par le département du culte. Toute loi d'instruction publique dépend du roi. Les demandes de subventions pour les écoles doivent être, particulièrement pour le payement des professeurs, approuvées par la Diète.

Les professeurs des écoles élémentaires supérieures sont : le recteur, les lecteurs ou professeurs et les adjoints. Ceux des écoles élémentaires inférieures sont : le recteur et des adjoints. En outre, il y a dans les deux espèces d'écoles élémentaires des mattres de gymnastique, de musique et de dessin.

Le recteur d'une école supérieure doit enseigner 10 à 12 heures par semaine; dans les écoles inférieures, il enseigne 20, 24 ou 30 heures par semaine, selon que ces écoles ont 5, 3 ou 2 classes.

Les lecteurs enseignent 18 à 22 heures par semaine.

Les professeurs et adjoints enseignent 28 à 32 heures par semaine.

Outre les conditions générales, il faut, pour être simple professeur ou adjoint dans une école populaire, avoir subi l'examen de philosophie, avoir é*é employé pendant un an dans une école popu-

laire, et avoir donné des preuves particulières d'aptitude à l'emploi désiré.

Les lecteurs doivent être docteurs en philosophie et le recteur avoir soutenu une thèse latine. Des dispositions particulières sont prescrites à l'égard des maîtres de gymnastique, de dessin et musique..

Quand une chaire devient vacante, le chapitre de l'évêché le fait publier par le journal officiel avec l'indication des connaissances nécessaires pour obtenir cet emploi. Puis il fixe le jour de la remise des titres que les candidats peuvent avoir pour occuper cette place. Parmi les candidats, le chapitre choisit le plus capable. Le nombre des professeurs dans les écoles élémentaires varie selon l'importance de l'établissement et le nombre des élèves.

Les pédagogies ayant deux classes ont un recteur et un professeur, ainsi qu'un maître de gymnastique et de musique. Ceux qui n'ont qu'une classe n'ont qu'un seul professeur, qui porte ordinairement le titre de recteur.

Outre les professeurs ordinaires , il y a depuis plusieurs années dans les institutions 60 à 70 professeurs extraordinaires qui ne sont nommés par l'inspecteur que pour un terme, dans les institutions où le nombre des élèves s'est tellement accru, que les professeurs ordinaires ne sont pas assez nombreux pour s'occuper de tous.

A r exception des maîtres de gymnastique , de

dessin et de chant, le traitement des professeurs des écoles élémentaires inférieures et des pédagogies d'une ou de deux classes est fort variable, selon leur temps de service. Lorsqu'un professeur a fait preuve pendant un certain temps de zèle et d'habileté, il a une augmentation de -traitement. Cette augmentation est accordée par le roi, sur la proposition du chapitre de l'évêché.

Selon l'importance des établissements et le nombre des classes, les recteurs reçoivent de 4,000 k 4,500 rixdalers (de 8,600 à 6,300 francs) ;

Les professeurs, de 2,000 à 4,000 rixdalers (de 2,000 à 3,600 francs) ;

Les professeurs adjoints, de 1,000 à 3,000 rixdalers {l ,400 à 4,200 francs) ;

Les maîtres de gymnastique, de 800 à 1,200 i-ixdalers (de 1,120 à 1,680 francs) ;

Les maîtres de musique, de 500 à 1,000 rixdalers (700 à 1,400 francs).

Les traitements fixes de tous les professeurs des écoles élémentaires s'élèvent à 1,152,450 rixdalers, dont 845,000 pour les écoles élémentaires complètes, 195,000 pour celles qui n'ont que cinq classes, 81 ,800 pour celles qui n'ont que trois classes et 30,600 pour celles de deux classes. Le total des suppléments de traitement pour le personnel s'est élevé, en 1872, à environ 480,000 rixdalers. Enfin,

en 1872, l'État a payé pour les écoles élémentaires

1,691,047 rixdalers et pour les pédagogies 87,762 rixdalers*

Outre le traitement porté au budget et le supplément auquel les recteurs ont droit, ils reçoiyent encore de la municipalité de la ville où se trouvent leurs établissements une indemnité. Dans quelques établissements quelques professeurs sont logés par la ville.

La plupart des professeurs touchent leur traitement en argent. Dans beaucoup d'endroits, l'État a établi des bénéfices dont ils perçoivent les revenus. Au lieu d'argent, beaucoup de professeurs reçoivent des céréales, qui ne sont plus livrées maintenant en nature, mais rachetées à un prix fixe.

Les professeurs extraordinaires reçoivent un traitement annuel de 750 à 1,000 rixdalers.

L'âge d'un élève à son admission dans la plus petite classe est fixé, ainsi que celui où il passe son examen de sortie après avoir fait toutes ses classes dans les écoles élémentaires supérieures.

Un élève a-t-il 10 ans dans la première classe à son admission, il en aura H à la fin de l'année scolaire, 12 dans la seconde, 13 dans la troisième, etc., et dans la dernière, à la sortie de l'établisse-

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ment, 19; car il faut neuf ans pour faire toutes ses classes. 10 ans pour la première classe et 19 pour la dernière, tel est l'âge réglementaire. Cependant l'âge réel des élèves est plus élevé : en 1870, il Tétait de S4 p. 100 dans toutes les classes. Dans la plus petite classe, la nioyenne était à la fin de Tannée scolaire de 12 ans (34 p. 100), et dans la plus haute elle était de 20 ans (88 p. 100) pour les élèves de lettres, et de 21 ans (IS p. 100) pour les élèves de sciences.

Le nombre des élèves dans les pédagogies était : dans les dix de deux classes, 14S pour la première et 132 dans la seconde, et dans les onze d'une seule classe, de 205, soit en tout 482.

Iln'ya pas d'internat; les élèves demeurent chez leurs parents ou chez des particuliers; et en dehors de Técole, ce sont leurs parents ou les personnes chez lesquelles ils logent qui doivent les surveiller.

En général, les élèves font à la maison les devoirs qui doivent être corrigés en classe. Cet usage n'existe pas dans une école fondée en 1828, à Stockholm, et dans laquelle les élèves réunis font leurs devoirs dans une même salle. C'est le système pratiqué en France, sous le titre d'externats surveillés.

Chaque élève à son entrée dans une école doit payer 6 rixdalers. Ceux qui sont pauvres, ou qui quittent une école élémentaire pour entrer dans une autre, ne payent rien.

Chaque terme, les élèves payent :

1"^ Pour Tachât et rentreden du matériel de l'école, 4 rixdalers 50 ;

2® Pour les réparations ou pour la construction de l'école, S rixdalers.

(L'inspecteur peut, sur la demande de l'assemblée des professeurs, dispenser les élèves pauvres de l'une de ces deux, et même de ces deux redevances.)

3° Une contribution pour la lumière et le bois, qui est fixée pour chaque terme selon le besoin, el qui dans la plupart des étabUssements est de 2 à 3 rixdalers.

Dans chaque école élémentaire supérieure, il y a une bibliothèque qui est à la disposition des professeurs et des élèves , et même des personnes domiciliées dans la ville ou dans les environs. Le bibliothécaire est nommé par l'inspecteur, sur la proposition du collège des professeurs. C'est généralement un professeur qui est choisi et qui touche à ce titre des honoraires supplémentaires. Plusieurs de ces bibliothèques, surtout celles des écoles élémentaires qui se trouvent dans le chef-lieu de révêché, contiennent des livres précieux et des manuscrits d'une grande valeur.

La bibliothèque de Linkôping contient enidron 40,000 volumes, outre 1,500 manuscrits et 800 lettres ou chartes écrites sur parchemin. La biblio-

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thèque de Skara contient plus de 20,000 volumes, celle de Wexjô 17,000, celle de Gôteborg 13,Q00, celle de Westeras, 12,000.

Dans les écoles élémentaires supérieures, il existe d'importantes collections d'histoire naturelle, surtout de géologie, d'instruments et d'appareils de physique et chimie.

Chaque évêché doit avoir pour les besoins des écoles élémentaires :

1" Une caisse des constructions, dont la moitié est employée à la construction de bâtiments neufs et l'autre aux réparations des écoles situées dans révêché;

2° Une caisse pour les prix et les secours à donner aux élèves pauvres, répartis chaque année entre les écoles, élémentaires de l'évêché;

3° Une caisse employée à payer les professeurs que l'âge ou des maladies forcent à quitter leur emploi.

Chaque école élémentaire doit avoir :

!*• Une caisse pour l'achat du matériel de l'école;

2** Une caisse pour récompenser le zèle, l'assiduité et les progrès des élèves, et pour secourir et soigner les plus pauvres;

3** Une caisse pour l'achat et la reliure des livres ;

4" Une caisse spéciale pour l'achat de la lumière et du bois, et le salaire d'un domestique. Cette caisse

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est remplie par les contributions que paye chaque élève à la fin du trimestre.

Dans chaque école élémentaire, il y a aussi des fonds pour les bourses que Ton donne aux élèves pauvres et studieux.

La loi sur l'instruction publique porte : Chaque école doit être bien installée; les salles d'étude doivent être vastes, claires, chauffées, et établies en vue de la santé des élèves et de la commodité de l'enseignement.

La construction et l'entretien des bâtiments sont pour certaines écoles élémentaires à la charge de la ville, ou payés par la caisse des constructions, étabKe dans chaque évêché.

Les villes doivent fournir gratuitement des terrains aux écoles qui n'ont pas de place. pour la gymnastique, ou de cour pour la récréation des élèves.

On pourra se faire une idée des frais d'une école élémentaire supérieure, d'après les indications qui suivent :

L'école d'Upsal, abstraction faite de l'achat du terrain, a coulé 300,000 rixdalers, dont 208,000 pour la construction ;

25,000 rixdalers pour les appareils de chauffage et de ventilation ;

14,000 rixdalers pour les conduits d'eau, de gaz, et les paratonnerres ;

25,000 rixdalers pour l'ameublement; 7,000 rixdalers pour les orgues; 6,000 pour Taplanissement, la plantation et la clôture du terrain -,

6,600 pour le logement du chaufieur, et le reste pour l'organisation de la gymnastique, etc.

Les bâtiments comprennent 26 salles de classes, unie grande salle pour les solennités, une salle de dessin , la bibliothèque , des cabinets de lecture , une salle de musique, un laboratoire, un emplacement pour les collections d'histoire naturelle et le logement du domestique. On a élevé pour loger le recteur une maison particulière qui a coûté 12,600 rixdalers. Enfin, tous les frais réunis se montent à 320,000 rixdalers (448,000 francs).

Cet édifice, quoique simple en apparence, est en réalité fort beau. Il est entouré de dix acres de terre plantées d'arbres. Les salles, les corridors, les escaliers sont spacieux ; les fenêtres sont disposées pour que les élèves reçoivent le jour de droite à gauche. Le plus grand soin a été apporté au chauffage et à la ventilation ; le matériel pour l'enseignement de la physique et de la chimie, les collections d'histoire naturelle et les préparations anatomiques ne laissent rien à désirer. Une belle et large salle est consacrée à la bibliothèque; la plus grande, située au second étage, est consacrée au service religieux du dimanche et peut contenir huit cents élèves. Elle possède

de très-belles orgues, et le chant auquel prenDent part les enfants produit une vive impression.

L'École élémentaire de Vorkôping a coûté 293,000 rdr.

de Linkôping

de Gôtcborg

de JonkOping

de Karlstad

de Westervik

Les écoles élémentaires privées sont peu nombreuses : celles qui existent se trouvent généralement dans les grandes villes. Il y en a quatre complètes pour les deux branches, celle des lettres et celle des sciences; une complète pour celle des sciences seulement. Quatre de ces écoles ont obtenu le droit de faire subir à leurs élèves l'examen de sortie de la même manière que les écoles élémentaires publiques.

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