ÉCOLES TECHNIQUES, ÉCOLES SPÉCULES
A celte classe d'écoles appartiennent : les institutions agricoles, les écoles forestières, les écoles maritimes et les écoles militaires.
Parmi les écoles techniques inférieures sont : l'école industrielle, à Stockholm; cinq écoles techni-
SUÈDE» — ENSEIGNEMENT SECONDAIRE. iOt)
ques dont les cour? ont lieu le dimanche et le soir ; quatre écoles élémentaires techniques , et deux écoles des mines, qui ont été fondées pendant les vingt dernières années, à l'exception de Técole industrielle, qui date de 1&46.
L'école industrielle de Stockholm a pour but de répandre les connaissances nécessaires à la pratique des professions industrielles, et de stimuler ainsi le développement et le perfectionnement de l'industrie suédoise. L'enseignement doitétre àla fois théorique et pratique. Les sujets enseignés sont : les mathématiques, les figures géométriques, la calligraphie, le dessin d'ornement, le dessin linéaire, le dessin d'imitation, la mécanique, l'architecture, la gravure, le modelage, la peinture, les langues suédoise, française, anglaise et allemande; l'histoire naturelle, la lithographie, le cartonnage, la tenue des livres, etc.
L'année scolaire dure du l'" octobre au 1*' mai.
Les élèves sont surtout des ouvriers exerçant déjà une branche d'industrie. Dans l'année scolaire 1870-1871 il y en a eu 1,768, dont 922 hommes et 773 femmes. La direction de l'école est aux mains d'un proviseur. Aujourd'hui il y a treize professeurs, sans compter les professeurs auxiliaires. L'État alloue chaque année à l'établissement une subvention de 63,275 rixdalers.
Les écoles techniques du dimanche et du soir,
dont l'une se trouve à Eskilstuna et les quatre autres dans les \illes de Malmô, Orebrô, Boras et Norrkôping, ont le même but que l'école industrielle de Stockholm.
L'école d'Eskilstuna s'occupe spécialement de l'industrie métallurgique. Le cours de cette école dure deux ans. Le nombre des élèves suivant le cours de ces cinq écoles se montait, en 1870-71, à 781. Outre ces cinq écoles, il y a dans beaucoup d'endroits du pays beaucoup d'écoles plus petites dont les cours ont lieu le dimanche et le soir.
Dans les écoles techniques de Malmô, Orebrô, Boras et Norrkôping, on donne à ceux qui s'adonnent aux professions industrielles des notions élémentaires aussi étendues que possible, tant théoriques que pratiques. Ce sont en mêrjie temps des écoles préparatoires pour ceux qui veulent entrer dans les écoles industrielles supérieures comme élèves. On y enseigne les mathématiques, le dessin linéaire, le dessin d'imitation, le modelage, la mécanique, la physique, la chimie, la botanique, la zoologie, les langues vivantes, la tenue des livres et le commerce, et môme dans quelque 3 écoles l'histoire et la géographie, la minéralogie, la géologie, le chant, etc.
Le cours dure trois ans : en 1870-71, le nombre des élèves qui sont divisés en trois classes, à l'exception de l'école de Malmô, où il n'y en a que deux,
était en tout de 230. A Borasil y a une école de tissage jointe à l'école élémentaire technique : en 1870-71: elle réunissait 19 élèves. Le nombre des professeurs est de six à neuf pour chaque école; Tun d'eux est président ou proviseur. L'État alloue chaque année à chacune de ces écoles techniques une subvention de 12,000 rixdalers, outre 3,800 rixdalers pour l'école de tissage.
Les écoles élémentaires des mines de Filepstad et deFalun sont des établissements privés entretenus par les sociétés qui exploitent les mines.
Les écoles techniques supérieures sont: l'Institut royal technologique de Stockholm et l'école industrielle Chalmers, à Gôteborg, dont la première existe depuis 1798 (d'abord sous le nom d'école mécanique), et la deuxième depuis 1829, quoique la donation du chancelier Chalmers, auquel l'école doit surtout son existence, date de 1811 .
L'Institut technologique a pour but de donner l'instruction nécessaire aux jeunes gens qui veulent 8*adonner à une profession industrielle. On y enseigne : les mathématiques pures, la géodésie, la topographie, la mécanique théorique et appliquée, la physique générale et expérimentale, la chimie générale, la technologie chimique et mécanique, la minéralogie, la géognosie, l'architecture, la peinture et la métallurgie. En l'année 1 869, l'école pratique des mines qui se trouvait depuis 1822 àFaiun
a été réunie à rinstitut. Le cours dure trois ans et comprend trois classes. En 1871, le nombre des élèves ordinaires était de 83, et celui des élèves extraordinaires de 4i . Il y a sept professeurs, trois adjoints et sept maîtres.
La surveillance de l'établissement appartient à un proviseur, qui a le titre de directeur supérieur. L'état alloue à cet établissement chaque année 75,000 rixdalers.
L'école induslrielle Chalm«rs, à Gôteborg, a le même but que l'Institut technologique , et a le même enseignement, excepté celui qui a rapport aux mines. Le cours dure trois ans. Les professeurs sont : un professeur, qui est en même temps proviseur, trois lecteurs et six autres docent. Le nombre de ceux qui suivent les cours était, en 1871-72, de 149, dont 33 Norwégiens. La subvention annuelle est de 32,000 rixdalers. L'école possède en outre un capital important.
Pour l'enseignement médical il y a :
L'Institut de pharmacie de Stockholm , qui compte 50 à 60 étudiants;
Des établissements pour les sages-femmes, depuis 1 760, à Stockholm, à Lund et à Gôteborg. Les cours durent un an. Le nombre de ceux qui subissent les examens est d'environ 100 par an ;
L'Institut pour les vétérinaires, à Stockholm, depuis 1821, et à Skara depuis 1774. Les professeurs
de riDStitut sont au nombre de quatre, dont l'un est en même temps proviseur, un lecteur et un adjoint;
Il y a un autre établissement de maréchaux-ferrants, auquel sont attachés deux professeurs, dont l'un est proviseur, un adjoint, et un maréchal instructeur. Le nombre des élèves est de 50 à 60 ;
L'Institut médico-chirurgical à Stockholm, fondé en 1667, qui forme des médecins avec les facultés de médecine, donne aux cliniques presque toutes les leçons pratiques et fait subir aux étudiants des examens de médecine et de chirurgie. L'Institut est placé sous la direction du chancelier de l'Université, à Upsal, et suit les statuts de l'Université pour tout ce qui peut lui être appliqué. Il a huit professeurs ordinaires, quatre professeurs extraordinaires, sept adjoints et quatre agrégés. Outre l'obHgation d'enseigner et de présider aux examens, les professeurs de rinstitut doivent répondre à des questions qui sont du ressort de leur cours, quand le collège le désire. Le nombre des élèves a été en moyenne, dans les dix dernières années, de 108. Il y a 76,000 rixdalers de subvention annuelle de la part de rÉtat, et les fonds particuliers se montent à 92,500 mdalers.
On peut jusqu'à un certain point considérer comme un appendice aux écoles spéciales de mé~ decine l'Institut royal central de gymnastique à
Stockholm, fondé en 1813 par le professeur P. -H. Ling, qui a eu pour but de former des professeurs et de faire traiter les malades par la gymnastique, pour certaines maladies. L'enseignement et les exercices sont divisés en trois classes : exercices pédagogiques, militaires et médicinaux.
Il y a pour chaque classe un maître supérieur et un maître ordinaire, et de plus deux maîtresses et des maîtres extraordinaires. Parmi les maîtres supérieurs il y a deux professeurs et un directeur. Les élèves sont en partie des officiers de terre ou de mer et en partie des particuliers. Le cours dure deux ans. Le nombre des élèves, en 1871, était de 37 hommes et 7 femmes; en outre, l'Institut est fréquenté par 1,483 personnes appartenant à la jeunesse des écoles *.
Pour les écoles spéciales des beaux-arts on peut citer :
L'Académie royale des beaux-arts, qui enseigne la peinture, la sculpture et l'architecture. Il y a sept professeurs, quatre vice-professeurs et onze maîtres attachés à l'Académie.
Le Conservatoire, qui est réuni à l'Académie royale de musique, a deux sections, chacune de deux classes : la section supérieure correspond à une école supérieure de musique. Outre un inspec-
1. Voir plus haut, p. 78, les détails relatifs à renseignement général de la gymnastique.
SUÈDE. — ENSEIGNEMENT SECONDAIRE. Ho
teur, il y a six professeurs, onze maîtres et trois maîtres auxiliaires. Le nombre des élèves s'élevait, en 1870, à 239, dont 116 hommes et 123 femmes. Parmi ces élèves on comptait cinq Norwégiens et six appartenant à des pays étrangers.