‹ Lʹ instruction publique en AllemagneChapitre 33 sur 104 · GYMNASES, LYCÉES, PR0GYMNA8ÈS · texte numérisé non relu

GYMNASES, LYCÉES, PR0GYMNA8ÈS

secondaire spécial, en sorte que ceux qui, à cette époque, abandonneront rétablissement, après des expmensde sortie, seront pourvus de connaissances réelles et immédiatement applicables, tandis que les autres, continuant leurs études jusqu’à la fin, recevront cette forte et complète instruction que couronnera le diplôme de bachelier ès-lettres ou de bachelier ès-sciences. Il est bien entendu que cette copabinaison ne serait possible que si l’étude du latin, dans des proportions convenables, faisait partie de l’enseignement secondaire spécial. L’enseirgnement secondaire formerait donc deux divisions. Rien ne s’opposerait à ce qu’un môme lycée réupît les deux divisions, dont la seconde ne serait que le complément de^ la première. Il n’y aurait nnl inconvénient à ce que tel collège ne s’oqvrît que pour les élèves de la division supérieure, tel autre pour ceux de la division inférieure. En se trapslormant en éfablissements d’enseignement secondaire spécial, nos petits collèges communaux recevraient une organisation qui leur donnerait une nouvelle vie, puisque leurs élèves pourraient parcourir un cercle d’études constituant par lui-même une éducation complète, en même temps qu’ils se trouveraient tout préparés pour entrer dans la division supérieure du lycée le plus voisin. Dans le premier degré de cet enseignement vraiment secondaire, on n’aurait pas à se plaindre de voir sacrifier au profit

232 L’INSTRÜCTION PUBLIQUE EN ALLEMAGNE, du grec et du latin cette étude de la langue maternelle, des langues vivantes, des mathématiques, des sciences physiques et naturelles, de ce que nous avons appelé les réalités du monde, et l’on pourrait saus inconvénient donner, dans le degré supérieur, tout le développement possible à cet enseignement classique dont personne ne révoque en doute la nécessité et l’importance. Il n’a jamais été question, en France du moins, de remplacer par l’étude des sciences positives celle du grec et du latin. On s'est demandé seulement s’il était indispensable que tous les enfants du pays se livrassent avec le même soin à l’étude des langues et des littératures anciennes et s’il n’y avait pas, pour un grand nombre d’entre eux, un genre d’instruction plus utile et plus appropriée à certaines conditions sociales. Ce sont ces considérations qui ont guidé les législateurs dans l’organisation de l’enseignement secondaire spécial. Elles ont, depuis, inspiré les nombreux écrivains qui ont mis en lumière les imperfections, à certains points de vue, de l’enseignement des lycées tel qu’il est constitué aujourd’hui.

Il est à craindre qu’en élargissant le cercle des études dans les premiers et en restreignant celui des seconds, on ne parvienne à y introduire que des réformes peu satisfaisantes. L’adoption du système . américain aurait des conséquences tout autrement fécondes ; mais nous ue nous abusons pas au point

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de prétendre que l’Allemagne, pas plus que la France, soit disposée à entrer dans une voie qui forcerait le corps enseignant à rompre avec des habitudes invétérées. Ces sortes de changements ne s’improvisent pas : ils ne peuvent être que le résultat de l’expérience et du temps.

Statistique des gymnases et prog3rmnases de la

Prusse, des États allemands et de l’Autriche

allemande.

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