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LE COMMERCE ET LTNDUSTRIE

Les écoles bourgeoises, les Realschulen et les gymuases, ne préparant à aucune profession particulière et donnant une instruction générale, scientifique ou littéraire, sont de véritables établissements d’instruction secondaire. Quant aux universités, c’est encore une instruction générale plus élevée et plus étendue que les jeunes gens viennent y chercher dans les facultés de philosophie correspondant à nos facultés des lettres et des sciences. Celles de droit et de médecine seules préparent . par des études spéciales à des professions déterminées.

Le nom d’écoles spéciales ou professionnelles appartient aussi aux établissements fondés pour les jeunes gens qui se destinent aux arts, à l’industrie, au commerce, à la marine, à la guerre.

L’étude des beaux-arts, musique, peinture.

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sculpture, architecture, constitue une des parties les plus importantes de l’éducation publique, en ' raison de l’influence qu’ils exercent sur la moralité, les idées politiques et les croyances religieuses des peuples; mais il me serait difficile de faire connaître avec des détails suffisants les établissements consacrés à leur enseignement théorique ou pratique, sans sortir des limites que j’ai dû me prescrire. On a pu voir que le chant et le dessin occupent dans l’enseignement primaire et secondaire une grande place. Ces premières études ne sont que la préparation et le prélude de celles qui se poursuivront plus tard dans les écoles supérieures. Malgré le soin avec lequel les maîtres de l’enfance s’attachent à lui inspirer de bonne heure le goût de la musique,

ce goût ne serait pas une passion universelle, et un besoin général, le sentiment musical ne serait pas chez les Allemands une faculté naturelle, se développant sans travail et sans peine, si les germes jetés dans l’âme de l’enfant n’étaient pas puissamment développés par des institutions spéciales dans la jeunesse et dans l’âge mûr. Tout concourt à nourrir et à entretenir ce goût. Partout les gouvernements ont encouragé la formation de ces utiles sociétés chorales, qui sous les noms de Liedertafel^ de Liederkranz^ de Gesang Vereiriy de Saenger Verein^ se sont multipliées au point que l’on en compte au moins 1500 en Prusse et dans

les autres États d’Allemagne. Partout on chante avec ardeur, partout on écoute chanter avec délices. Il y a des concerts qui durent \ingt-quatre heures consécutives, sans que les auditeurs semblent éprouver la moindre fatigue. Quels encouragements ne donne pas cette attention du public aux compositeurs sûrs de trouver pour leurs œuvres et de justes appréciateurs et des admirateurs enthousiastes! La musique en Allemagne est une chose sainte, et nulle parties charmes de la mélodie ou les puissants effets de l'harmonie ne sont employés avec plus de soin à faire pénétrer dans les âmes les vérités morales et les principes religieux.

Le culte de l’art et l’amour du beau ne reçoivent pas de moins puissantes excitations, grâce aux collections réunies à grands frais dans les capitales par les souverains des grands et des petits États. Les musées de peinture de Berlin, de Munich, de Dresde et de Vienne ne sont pas les seuls qui offrent à l’admiration publique les chefs-d’œuvre des grands maîtres. Des villes d’une moindre importance se sont fait un honneur de former aussi de belles collections artistiques. La plupart des capitales ont leurs académies des beaux-arts d’où sortent chaque année des sujets distingués. L’académie de Munich a non-seulement des cours de peinture, de sculpture, d’architecture et de gravure, elle a aussi des ■ maîtres pour l’enseignement de l’histoire de l’art,

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de Tanatomie, de la perspective, de la géométrie descriptive, etc. D’ailleurs, parmi les cours nombreux dont se compose l’enseignement des universités, l’esthétique occupe toujours une place considérable. Dans ces cours supérieurs, l’art antique est l’objet d’études savantes, éclairées par l’histûire et la philologie. L’archéologie est depuis Winckelmann 'un sujet de leçons dans toutes les universités. Elles deviennent l’occasion d’une foule de dissertations de la part des professeurs qui entretiennent des relations intimes avec l’Italie, la Grèce, TÉgypte et l’Orient. Ils connaissent à fond les nombreuses collections d’antiquités dont s’enorgueillissent Mannheim, Bade,Mifyence, Wiesbaden, Bonn, Gotha, Weimar, Dessau, etc. — Ils énumèrent et célèbrent avec enthousiasme tous les objets recueillis dans les musées nationaux, sans oublier ceux de Paris, de Londres, de Florence, de Rome, de Naples, et il n’est pas étonnant que la connaissance de l’art antique soit répandue dans les Etats allemands plus que partout ailleurs.

Les écoles dans lesquelles les jeunes gens reçoivent un enseignement spécial pour le commerce, l’industrie et les arts mécaniques sont fort nom-

breuscs en Allemagne. La Prusse n’en possède pas moins de trente, réunissant 3045 élèves avec 193 professeurs. On en compte trente-cinq en Bavière, avec 8100 élèves et 439 professeurs; le royaume de Saxe en possède quatre, ayant 443 élèves et 47 professeurs ; le duché de Saxe-Cobourg-Gotha , trois, réunissant 272 élèves, avec 21 professeurs; celle de la ville libre de Brême a 236 élèves et 16 professeurs; celle de Hambourg 1000 élèves et 28 professeurs; les pays allemands de l’Autriche enfin, cinq, réunissant 1852 élèves recevant des leçons de 98 professeurs. Toutes ces écoles forment donc un total de 79, fréquentées par 14235 élèves et ayant 795 professeurs.

Au-dessus de ces établissements, il existe, au nombre de 17, de hautes écoles ayant quelque analogie soit avec notre École polytechnique, nom que portent plusieurs d’entre elles, soit avec notre école centrale des arts et manufactures.

Aachen a 253 élèves et 33 professeurs ; Berlin (académie d’architecture), 612 élèves et 29 professeurs ; Berlin (académie de commerce), 60ü étudiants, 30 professeurs ; Hanovre (école royale polytechnique), 260 élèves, 26 professeurs; Dresde (idem), 320 élèves, 34 professeurs; Darsmtadt {idem), 280 élèves, 32 professeurs ; Brunswick (collège ("arolin), 200 élèves, 23 professeurs; Brünn (institut technique), 186 élèves, 24 professeurs; Gràtz {idem), 321 étudiants, 39 professeurs (rétablissement possède une bibliothèque de 66267 volumes) ;Ofen (école polytechnique).

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444 élèves, 26 professeurs; Prague, 892 élèves, 78 professeurs; Munich (école polytechnique), 60Ü étudiants, 39 professeurs; Stuttgard, 58u étudiants, 56 professeurs; Carlsruhe, 530 élèves, 30 professeurs; Zurich, 867 étudiants, 92 professeurs; Riga, 188 élèves, 25 professeurs; Vienne (institut polytechnique), 740 étudiants, 74 professeurs: ce qui donne, pour les dix-sept écoles supérieures spéciales, 7993 élèves et 692 professeurs.

Habituée à donnet à ses institutions une organisation régulière formant un ensemble savamment coordonné, la Prusse a suivi pour ses écoles industrielles et commerciales un plan qui consiste à les répartir dans chacune de ses provinces en les rattachant néanmoins à un centre commun, c’est-àdire à un institut supérieur, ayant son siège à Berlin, Cet institut industriel central est pour les écoles commerciales ce qu’est l’université aux gymnases qui y préparent. Chaque cercle a donc son école préparatoire ( provinzial - gewerbe - sdmle } . De chacune d’elles sort tous les ans un élève admis après examen à l’établissement central. 11 y reste jusqu’à l’âge de 18 à 20 ans. Celui qui a satisfait aux conditions de l’examen d’entrée reçoit du gouvernement une bourse annuelle de 300 thalers (1123 francs) pendant tout le temps que dure son cours d’études. Cette bourse sert à son entretien comme externe,, car l’institut n’a pas de pensionnat.

L’école forme deux divisions ; les élèves de la

304 L'INSTRUCTION PUBLIQUE EN ALLEMAGNE, première répètent d’abord ce qu’ils ont pu apprendre dans l’école préparatoire; puis ils passent à l’étude plus sérieuse de la physique et de la chimie. Une fois entrés dans la section supérieure, ils se livrent surtout à la pratique, tout en continuant à étudier les théories des constructions, des machines surtout, pour lesquelles le pays fait les plus grands sacrifices. On achète pour l’établissement, sur les fonds généraux accordés au commerce, à l’industrie et aux travaux publics, tous les instruments de travail jugés nécessaires et principalement les machines que l’on fait venir d’Angleterre, de France et d’Amérique. Dès qu’elles arrivent, elles sont dessinées, puis copiées ou imitées en nature et enfin données gratuitement à ceux des fabricants dont l’État veut encourager les entreprises.

Cette école ne ressemble ni à notre Conservatoire, ni à notre École centrale des arts et manufactures. Elle donne une éducation toute pratique et immédiatement applicable ; elle est instituée surtout pour les enfants appartenant aux classes ouvrières. C’est à proprement parler une école d’apprentissage d’un ordre élevé, établie sur une large échelle. Elle forme non des ingénieurs, mais des artisans et de véritables chefs d’établissements industriels. La section supérieure forme deux classes, selon les professions auxquelles se destinent les élèves. Dans la première sont les tourneurs, les ébénistes, les ou-

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vriers en fer; dans la seconde, les tailleurs de pierre, les graveurs, les lapidaires, les fondeurs, les teinturiers, les fabricants de produits chimiques, les constructeurs de machines et les mécaniciens. L’établissement a donc des ateliers, deux pour les grands travaux, l’autre pour les moindres, des laboratoires de chimie, des machines à vapeur, etc.

La Saxe, qui a devancé la Prusse dans les développements de sou industrie, a depuis longtemps de nombreuses écoles d’arts et métiers. Chemnitz, Zittau, Plaüen ont des écoles dans lesquelles les élèves sont préparés pour l’institut supérieur technique de Dresde.

Au nombre des écoles spéciales figurent les instituts agronomiques, les écoles d’agriculture, d’horticulture, les écoles forestières que l’Allemagne possède en assez grand nombre et dont l’organisation n’est pas moins remarquable que celle de ses autres établissements techniques. Parmi les écoles consacrées à l’étude et à la pratique de l’agriculture, on peut citer avec honneur celle deMoglin dans la province de Postdam, d’Eldenâ, de Hohenheim dans le Würtemherg; et parmi les écoles forestières , celles de Neustadt en Prusse , de Tharand dans la Saxe, de Hanovre, de Brunswick, de Giessen, de Carlsruhe, etc. Les villes de Berlin et de Dresde ont aussi des écoles vétérinaires renommées. Il suffira de connaître les principaux

établissements préparant aux carrières professionnelles pour avoir une idée de l’organisation qu’ont reçue en Allemagne la plupart des institutions de ce genre.

École industrielle de Barmen.

Une des meilleures écoles industrielles ou de perfectionnement pour les ouvriers est en Prusse : celle de Barmen.

Cette ville qui, réunie à celle (UElberfeld, compte aujourd’hui 100,000 habitants, occupe une vallée couverte de métiers et d’ateliers où les ouvriers jouissent de la plus grande liberté, trouvent à leur portée tous les moyens d’instruction, des écoles de toutes sortes, caisse d’épargne, secours mutuels, pensions de retraite, etc. Dans l’année 1851, le conseil municipal, ayant demandé au ministre l’autorisation de- créer une école technique, en obtint la permission. Mais le gouvernement refusa de lui accorder aucun subside. L’institution fut donc établie aux frais de la commune, qui voulut lui donner une organisation analogue à celle des écoles techniques les plus florissantes du Würtemberg, de la Bavière et surtout de la Suisse. Elle se compose de deux di-

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visions dont l’inférieure est spécialement destinée aux ouvriers, et dont la supérieure prépare à l’Institut royal des arts et métiers. On y enseigne l’arith- . métique, l’algèbre, la géométrie, la chimie, la physique, l’allemand, le français, l’écriture, le dessin, a trigonométrie, la stéréotomie et l’architecture. Un soin tout particulier est donné à l’étude du dessin. Pour les élèves qui dessinent d’après la bosse, chacun d’eux est renfermé dans une petite cellule rectangulaire dont une fenêtre ferme un des deux côtés et dont les trois autres sont clos par des draperies de couleur vert foncé. Le modèle en plâtre, placé devant une de ces draperies, se dessine trèsnettement sur un fond doux à J’œil et les élèves peuvent, en faisant glisser les draperies sur les tringles qui les supportent, faire varier a leur fantaisie la position de l’ombre sur le sujet qu’ils ont à reproduire*.

A peine établie, l’école avait vu accourir d’Elberfeld un si grand nombre d’ouvriers qu’il fut nécessaire de l’agrandir, ce qui nécessita delà part du conseil municipal, toujours généreux, une nouvelle

allocation de 600,000 francs. Ce sont les admiuis-

trations municipales qui presque partout ont fondé les écoles professionnelles. La ville de Berlin en a trois qui comptent 13 à 1,400 élèves. Les cours

t. Baudouin, puvrage çilé, p. 170.

ont lieu le dimanche, de huit heures du matin à une heure du soir. Les ouvriers payent environ 15 centimes par séance. Les leçons sont gratuites pour les apprentis.

Écoles supérieures de Stuttgard.

La ville de Stuttgard, dont le gymnase jouit d'une grande réputation et possède une riche collection

d’instruments de physique et de mathématiques, se

distingue surtout par ses écoles préparatoires aux arts techniques, son école supérieure de commerce, son école d’architecture et son école polytechnique. Tous ces établissements sont parfaitement organisés et pourvus abondamment de tous les instruments de travail. Quant à l’enseignement, il ne diffère pas de celui des établissements du même genre existant en Allemagne pour les jeunes gens appelés à occuper des positions élevées dans les arts, le commerce et l’industrie. On a vu précédemment, d’ailleurs, combien le royaume de Würtomberg attache de prix à ses établissements d’instruction publique de tous les degrés. Il en a offert une preuve dans l’exposition générale de dessin, de travaux de modelage et d’écriture des écoles communales et privées, qui a eu lieu le 10 août 1872, à Stuttgard.

A cette exposition ont pris part : 400 écoles würtembergeoises , dont 118 écoles professionnelles

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- supérieures, 79 78 gymnases, 91 écoles du peuple, 4 séminaires formant des instituteurs, 3 écoles agricoles, ainsi que 9 établissements dans lesquels on enseigne les humanités, dirigés par la commission d’instruction et par des particuliers, et 10 écoles supérieures de filles. Tous ces travaux, faits en grande partie par des élèves appartenant à des écoles d'instruction moyenne ou strictement primaire, quelques-uns par de simples apprentis, ont été fort remarquables et ont obtenu un véritable succès.

École commerciale de Leipzig.

L’école commerciale de Leipzig a été fondée, en 1830, par la Chambre de commerce, pour recevoir : 1® les apprentis qui, déjà employés dans les maisons de commerce, ne peuvent consacrer à leur instruction que peu d’heures chaque jour; 2® les jeunes gens qui ne sont attachés à aucune maison et qui peuvent, avant de s’engager dans le commerce, suivre les cours de l’école pendant trois années consécutives. Le comité préposé à l’établissement reçoit des jeunes gens de toutes les nations sans distinction de .religion. Ils doivent avoir plus de 14 ans et moins de 16, et prouver par les résultats des examens d’admission qu’ils sont suffisamment préparés pour suivre les cours. L’école n’a pas d’jn-

ternës; les élèves sont donc placés comme pensionnaires chez des professeurs ou dans des familles honorables et sûres, désignées par le directeur. Ceux de la première classe seulement obtiennent la permission de fumer, en produisant une autorisation écrite de leur père ou de leur mère ; mais, en aucun cas, même avec cette autorisation, ils ne peuvent fumer dans les rues et dans les promenades publiques de la ville. « Il est permis de douter, dit M. Baudouin, auquel j’emprunte ces détails, que cette défense soit strictement observée. »

Ils ne p'èuvent prendre de leçons d’équitation sans la permission du directeur, même quand ils ont été autorisés à aller au manège. Ils ne doivent pas parcourir à cheval les rues ou les promenades de la ville. Il leur est sévèrement défendu de fréquenter les établissements publics de danse et d’aller jouer au billard dans les cafés de la ville. Les théâtres et les concerts d’abonnement sont permis une fois par mois seulement ; mais les bals masqués et les théâtres de famille sont absolument interdits. Le comité délégué par la Chambre de commerce charge un inspecteur spécial, choisi parmi les professeurs de l’école, de veiller à ce que toutes ces prescriptions soient fidèlement observées. Cet inspecteur doit aller visiter de temps en temps les élèves à domicile, faire l’inspection de leurs livres, de leui s cahiers, de leurs eflets et prendre desren-

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seignements auprès des personnes qui les ont en pension, sur leur conduite et la nature des sociétés qu’ils fréquentent. Cet inspecteur tient un journal particulier sur lequel il consigne ses observations, et il fait chaque semaine son rapport au directeur de l’école.

Cette surveillance si minutieuse, cette sorte d’inquisition journalière est entièrement contraire aux usages observés ailleurs, et forme un frappant contraste avec la liberté dont jouissent les élèves et les étudiants dans la plupart des villes d’Allemagne.

Le cours des apprentis renferme trois classes comprenant cinq années d’études. Le cours supérieur se subdivise en trois classes, et chaque classe dure un an. Elles comprennent les langues allemande, anglaise, française etitalienne ; la cosmographie, la géographie physique, politique et commerciale; la statistique commerciale; rhisloire générale, la physique, la chimie etla technologie; les sciences commerciales, théoriques et pratiques, telles que l’arithmétique commerciale, la tenue des livres ; la correspondance dans les quatre langues enseignées, la législation commerciale, le droit maritime, l’économie politique, la calligraphie et le dessin.

Cet établissement n’a pas eu tout le succès que l’on pouvait attendre des dispositions prises pour donner aux élèves une instruction si étendue. Il avait l’inconvénient de n’être ni une école élémen-

taire de commerce, ni une école polytechnique supérieure . Les chefs de maison ne trou ven t pas chez les jeunes gens sortis de cet établissementcette simplicité, cette docilité et ce désir d’apprendre qui caractérisent les élèves des Realschulen. Ceux-ci, sortis de ces écoles avec des connaissances générales, qui les rendent aptes à saisir promptement la théorie des affaires, adoptent sans résistance les traditions de la maison qui les reçoit. Ceux qui ont passé plusieurs années à l’école de commerce de Leipzig, où on leur a donné un enseignement trop savant, arrivent avec des habitudes déjà prises, des systèmes personnels, des opinions économiques arrêtées qui ne s’accordent pas toujours avec les traditions de la maison où ils sont employés.

L’Académie pour le commerce et l’industrie fondée, comme l’école de Leipzig, par la Chambre de commerce de Francfort, a reçu une organisation analogue. Il en est de même de l’école de commerce de Vienne établie, en 18S7, au moyen d’une souscription.

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