‹ L'instruction publique en France pendant la révolutionChapitre 19 sur 42 · PROGRAMME · texte numérisé non relu

PROGRAMME

Des Sciences mathématiques et physiques et des Arts mécaniques, -

Vu sous d'autres rapports, l'homme sait calculer les nombres et mesurer retendue. Quatre grands moyens lui ont dévoilé la connaissance des corps; l'observation qui suffit à leur histoire, l'expérience qui en a découvert le mécanisme, l'analyse et la synthèse qu'il invoque pour en approfondir la composition intime. A l'aide de ces moyens, il considère dans la matière ses propriétés générales, ses états divers, le mouvement et le repos; dans l'atmosphère son poids, sa température, ses balancements et ses météores; dans les sons leur intensité, leur vitesse, leur mélange et leur harmonie ; dans la chaleur, sa

communication et ses degrés ; dans l'électricité, ses courants, son équilibre, ses chocs, et ses orages; dans la lumière, sa propagation et ses couleurs; dans Taimant, son attraction et ses pôles; dans le ciel, les astres dont les phénomènes lui sont connus ; sur la terre, les minéraux qu'il recueille, les métaux qu'il prépare ; les végétaux qu'il classe, dont il examine les organes et les produits ; les animaux dont il étudie les formes, les mœurs, la structure, les éléments, la vie et la mort, la santé et les maladies ; les champs qu'il cultive ; les chemins qu'il ouvre ; les canaux qu'il creuse; les villes qu'il fortifie ; les vaisseaux dont il se sert pour communiquer avec les deux mondes ; les forces combinées qu'il oppose à ses ennemis, et les arts nombreux qu'il inventa pour plier la nature à ses besoins.

Celui qui se place au milieu de cette immensité, ne sait où reposer sa vue, Partout ce sont des foyers de lumière, et Toeil s'étonne également de ce qu'il voit en masse, et de ce qu'il aperçoit en détail. Ce sont ces trésors de la plus haute instruction qu'il importe de ranger dans le meilleur ordre, et que la nation doit ouvrir à tous ceux qui sont en état d'y puiser.

Quoiqu'il n'existe pas de tableau aussi complet des connaissances humaines, nous sommes bien loin, en vous proposant d'accepter ce travail, de vouloir mettre des bornes au génie des découvertes, en traçant autour de lui ce cercle compressif de la loi.

Nous avons voulu seulement disposer avec ordre toutes nos richesses, et imiter les naturalistes, qui, pour aider notre faible mémoire, ont classé tous les trésors de la nature, sans prétendre ni la borner, ni l'asservir.

Aussi, notre travail est composé de deu^ parties ; l'histoire de Thomme moral y contraste avec celle de Thomme physique ; les sciences purement philosophiques marchent à coté des sciences d'observation; les beaux-arts terminent la première série, comme les arts mécaniques se trouvent à la fin de la seconde. Partout les masses prii^cipales se correspondent dans ces deux graqde^ divisions : dans la première, tout est rationnel, philosophique, littéraire; dans la seconde tout est soumis à la précision de Texpérience. Dans Tune comme dans l'autre, la raison a besoin d'être forte. La mémoire, aidée d'une bonne méthode, classera des objets nombreux, et l'imagination trouvera, dans les inspirations de l'éloquence, soit dans la haute théorie du calcul, soit dans les découvertes de la physique, soit dans les inventions des arts^ cet aliment qui la nourrit et la dispose aux grandes conceptions.

Avant notre époque, les établissements relatifs aux progrès des lettres, des sciences et des arts, n'étaient point d'accord entre eux : ils n'avaient point été disposés pour s'aider mutuellement, pour se correspondre; les préjugés y dominaient, la naissance osait y remplacer le savoir et le talent.

Maintenant que toute illusion a cessé, il faut briser les formes discordantes de ces établisse-

lîietits divers, et les fondre en un seul où rien ne blesse les droits de Tégalité et de la liberté, auquel nous puissions ajouter ce qui manque aux premières institutions, et d'où ce qui ne tient qu'à un vain luxe, soit scrupuleusement banni. Dans un moment où tant de débris dispersés d'abord, changés bientôt en matériaux, étonnent par la place qu'ils occupent dans des constructions jusqu'à présent inconnues parmi nous, dans un moment où tant de ressorts se meuvent pour la première fois, au milieu de toutes les inquiétudes qui agitent les esprits, serait-il prudent d'abandonner au hasard des circonstances le sort des sciences, des lettres et des arts? N'est-ce pas, lorsque tant d'idées, tant de lois, tant de fonctions sollicitent des expressions nouvelles, lesquelles demandent toutes â être inscrites dans le vocabulaire de la langue française, qu'il faut cependant Tenrichir sans cependant le surcharger? N'est-ce pas, lorsque sur nos théâtres, la scène s'étend à tous les états, à toutes les situations de la vie, et lorsqu'en se prêtant ainsi à toutes les formes, il est à craindre qu'elle ne dégénère par cela même qui doit contribuer à l'agrandir? N'est-ce pas, lorsque les orateurs de nos tribunes nationales, doivent réfléchir longtemps encore sur le genre d'éloquence qui convient à leurs discours, lorsque la chaire elle-même offre un champ nouveau, et que, dans les tribunaux comme ailleurs, ce n'est plus l'ancien langage qui peut être entendu; n'est-ce pas alors que les hommes les plus exercés dans la connaissance du beau, que ceux dont

le goût est le plus sûr, doivent se réunir pour traiter de ces nouvelles convenances, et pour diriger dans toutes ces routes la jeunesse impatiente de les parcourir ? N'est-ce pas, lorsque, pour la première fois, on va enseigner la morale et la science du gouvernement, que les maîtres les plus habiles doivent unii* leurs efforts ? Et ne convient-il pas que ces premières écoles soient dirigées, non par un seul, mais par tous ceux qui excellent dans cette belle application des vérités dont la philosophie a fait présent au genre humain? N'est-ce pas lorsque Thistoire va être lue, et surtout écrite dans un nouvel esprit ; lorsque les beaux-arts naturellement imitateurs, doivent s'embellir de l'éclat de leur patrie ; lorsque les sciences vont être invoquées de toutes parts; lorsque le charlatanisme qui, dans les états libres, est toujours plus entreprenant, aura besoin d'être fortement réprimé ; lorsqu'il importe à l'accroissement du commerce et de la richesse nationale, que les arts se perfectionnent ; n'est-ce pas alors que tous les citoyens connus par leurs talents dans ces divers genres, doivent être invités à réunir leurs efforts pour remplir ces vues utiles et pour achever celte partie de la régénération de l'Etat ? En France, on désire, on recherche, on honore même les lumières ; mais on ne peut disconvenir qu'elles ne sont pas encore assez répandues pour qu'on puisse confier à la liberté seule le soin de leur avancement. Il est du devoir de la nation d'y veiller elle-même ; il faut donc, par un établissement nouveau, ramener toutes nos

cQUiPaii&sanee^ et tous les airis à un centra €011111x111111; de pejrfeçtiQiinement; ; il faut y appeler de tonte» le3 parties de l'Empire le tâle ai réel et bien; éprouvé;,}! faul que de chaque département, et aui^ frais d^ Ija^ nation, upe. quantité d'élèves ehoïsiis^> etîie îdeyaût.Jeur choix qUià la ëeute 'supériorité) reconnue do leur talent, viennent y complét'eir leor iufltîîuetion. : ^^

; NQUS::3on3LHies ;bî0n loin toutefois 4^ nous Qpppsi^jr aux assQciatio^ms }ittéi^air6s et auTi au^ \r^s ; étabUssQioents de oe genre, ni d'asf treindre) ^ii^UQ, iadiyidu à 3uivre> telle r^utë dans soùiédur' efttijq^ft -privée, ou ^es méthodes d'enseignement*- J[ie talçjSKt s'indîg^e quelguçfois de la niarche di*^> iarMîuo 6t jèglemtotair© qu'oâa voindrait ; lui imposer ; et vous donnerez une preuve de fllust d^ ,VQtr/0 amour pour la liberté, en ; la ; rôëpèctaint iit$qii(e dan^Siôs bizarreries ,et iâes caparices^. ; - 1 ^sEuis'o.ccupuut de la formation de l'In^litul/na^ ^ioua»l»; ou SA demandiE) d^abord s!il:$era! diviséieto urxgraud nombre ide-iSâOlioaas {distinctes et sépa-rée^f î t!existDnce. d'uûe! dei piluâ ildustrës ata^ d&niG?^ nous, piatêfit; répondre complètement! * çelteiquestion. ij^Aûadémi^ydestciemes embrai9sie> toutes les branches de l'histoire nalureiie-et dé io. physiqu^^, ,ay0c i*as.tn)nomie ; et: ce quia les nia- JbéjWçitîqu^ç^'Qjit de;{dqs traj>§cpnd|ant ; et ;rexpériauqe de. plujs d'un Riècle a prouvé que tant dd partie»; différent^?! peuvent : non seulement êtrd tcaitue^ ensemble otdau» les mêmes assetnbléès'v ïMÎ^igu'ily ^'dans çqtteirèunian un grand avan^J tjago,.Qa QQi,quQiil!e(sp.rit,dQ{calcul ou de piéthodo

s*élaiit communiqué à toutes les classes de Tacademie, chacun se trouve forcé d'être exact dans ses recherches, clair dans ses énoncés et serré dans ses raisonnements : qualités sans lesquelles on ne peut ni faire une expérience^ ni déduire des résultats des observations qu'on a re* cueillies .

On peut répondre aussi à ceux qui demande^ raient que l'Institut fût divisé en un grand nombre de sections, que les sciences s'enchaînent toutes, qu'elles se prêtent un mutuel appui, et qu'on les voit chaque jour s'identifier en quelque sorte en se perfectionnant. Loin de nous donc cette manie de diviser, qui détruit les liaisons^ les rapports, qui coupe, qui isole, qui anéantit tout.

Un tableau présentera les sciences physiques et les arts rangés dans une seule section en dix classes, qui comprennent : i^ les mathématiques et la mécanique; 2o la physique ; 3o Tastronomie; 40 la chimie et la minéralogie ; 5o la zoologie et l'analomie ; 60 la botanique ; 7o Tagriculture ; 8** la médecine, la chirurgie, la pharmacie ; 9© Tarchitecturé sous le rapport de la construction ; 10° les arts.

Les objets dont les quatre dernières classes doivent s'occuper, étant très étendus et ayant besoin d'une longue suite d'essais d'un genre qui leur est propre, il nous a semblé que chacune d'elles devait se réunir en particulier, en admettant à ses séances seulement celles des autres classes qui ont des rapports immédiats avec ses

travaux. Par exemple, la classe de médecine et de chirurgie appellera à ses assemblées les anatomistes, les chimistes et les botanistes qui sont distribués dans les premières classes de la section des sciences physiques. Les botanistes seront eu<core appelés par la classe d'agriculture ; les géomètres le seront par celle de construction, et les mécaniciens par celle des arts.

Ces classes surajoutées suffiront pour commu* niquer à celles qui s'assembleront séparément, l'esprit qui animera les premières, et cependant celles-ci continueront de marcher ensemble, parco qu'il est impossible de rien changer, sous ce rapport, dans leur combinaison qu'on doit regarder comme un modèle.

Quoique séparées dans leurs séances ordinaires, les quatre dernières classes suivraient les mêmes usages que les premières ; elles obéiraient aux mêmes règlements et aux mêmes lois ; les résuU tats de leurs recherches seraient réciproquement communiqués entre elles, et leurs assemblée^ publiques se tiendraient en commun.

Comme il ne doit y avoir qu'une seule section pour les sciences physiques et les arts, il ne doit y en avoir qu'une aussi pour les sciences morales et philosophiques, pour les belles-lettres et les beaux-^rts. L'histoire ne peut être séparée ni de la morale, ni de la science du gouvernement. £l pourquoi rangerait-on à part les belles lettres qui se mêlent avec tant de charme aux discussions les plus skieuses? C'est elles qui donnent aux écrits des philosophes cet intérêt de style sans lequel

<lma.3iffi6iieml8ii.t€le&locllc.tirfi,: et elles trouvîQrim^ll elles-mêmes, soit dans les aunales de rbisloireL, doit dians le& ouvrages des législâteuf s*, dect mpri proèhemèttlsifiaUenduâ; des vues hiLrdiÇiS, .iii](ç^ iostiJuoliDai solide ' dont iréloquenoe ;peiitrfair,e» Fiisag^^lB phis-noblel et le plus- utileJ Çeçto^il^, ëoiettcexJell^gramnaaii'eyquiî^iieî doit êtrie Mçwn gère à aucun homme 4o lotoesfi et les préçi^pteçi de rélôqireîî€Q àont moins éloigaés de l'étude de Vhistoîpe et dé la Biùrale, ou, si Ton veut, ■ delft àoiehce^u gouvernement, que la. jahinaie. ne l'exil de ïqistTotiomie^ ouquei-éttidedesplantesioelie^t de (^Uedes mathéniatiqcies. . L^s persoiru^tesiquii oultivieint las;6«ciejloes philoaâpMquesi et Içs^çlteS] lettres, peuvent donc être rassamblép^: dans îJ©§ méines ié&uces •;; é^. puisque 1 0e Lie réumon; ç)$,t ipos- Bible,, il «^aiiiqûi elle ait lieu;; car^c-esit OQ.^é09[r^nt ks 'hômiEies en de 'petites: ^^sod^fioiis^ qu'où yoH leurs ? préteatiôBs s*accroître t etr ospiTit de e^rp^i ai; opposé ai Tesporit public^ créjôr pour ^ax â^ haiérèts; différeoatfe Jde , ceilx que Jor bieU; :gé».4r,aj

indique. .:-h:ir-:.;'i i;'; ;.:■;' i'.-iy:l^ ';:: -• : .,l':->\

i Lk sëctioa dies^scieuces: pbM<)!Sopbiqil6S^»' des belles+dë ttres ; et ; ; des beailx^art^, ; qiui . . ooip[>pç^3j^ Fauila?0''divi8ionr dé aoldre t«tbleau,:.esfe,. oQnftin^ celle des sfcieînce^ pliysiques; et. dee nrUy- divis^^ en dix classes, qui cDm»prennent' ^:^'? la- îwaraîe»; 4*5 là seienoe du gpu^feriiemeat ; a^i'biçiôiue f ^ft-f èiqntte et les Au tiquîtés; 4q l'histoire e t de$ < laugite^ miodemes \^ &a ila graxomail^ ^ 691 réioquDUOe <# )^ poésie;: f7a la; peintureiet l[i sj^ptjare;;i8f) il'<arcbilt6Q^ iui»0v ^ sôus ' 1© i TàpporI dé lia Mtot^Xiom : ^\ deft

'•'•liés »s1& i^etolèJms ielassm^ dans «ette ^îBîeUoil cOfiËtrië^d'â/n^ celte dps' scîeiices pJiyMcJijes, Xietin ê:tbht 'dies àéàiices cbiïïmtiaels , et -les : quatre dot^ nièi*>6s^ se rétitiîrônt chiacuap ' séparéihènt, iea adt D^ltâtit à* l&iirs ■ assemblées celles des autres ëlîisistë dont ' les recheriches seront analogiies?à leurs travaux*. Ainsi, îes peintres trouveront à stà^fcntlre dans le commerée <les poètesy ides liisf toriens et dans eetui des atnateurs de J'antiquttéc tes' élèves ààtis l*art de Ta dédâmatidn recevront des conseils utiles de la part des auteurs dramâ4tiques les plus exercés. Cette réciprocité ;de services pourra même s*étendré de la section des sciences physiques à celle des belles-lettrés* Les pieîtiti^èâ, par exemple, auront besoin" des lu* mlWeS' dès àtiatonïîstes qxii appartiennent k \(\ cirifiuièttiè classé de la seconde section.-' L'Institut natîon*alv renfermant tous les genres de savoir^ e^ffrir'a:^ âuss! totisileSi genres de: secoîirs ; à ceux qui viendront les invoquer. • -^ ■■<>

'' ' jWsqttIci 'n^iis- avons jiresen té l'Insiitdt comine diViâé eri àeasr grandes sections ; mais, sous un àùtTè aspect; ces deux sections réunîesform;eront ûtfgratid corps représenté par un Comité centraU auquel chacune des vingt classes enverra un dé>* puté qui stipulera pour les intérêts de; tous. Ce GbiWité surveillera Féxéctïtiôn des lois de i'Iiistîtut^ et ■s*dc.cupérà prinâpaleiiicrit de ce qui èonceriiesoii administration. ; ; ;

^' 0n i^e tromperait, si \%r\ regardai trfnôtittitna*^.

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tional comme devant être concentré dans Paris» Ses nombreuses dépendances se répandront dans les départements. Les différentes branches des sciences physiques, qui comprennent la géographie, la navigation, Tart militaire» Tarchitecture itinéraire et hydraulique, la métalhirgie, Tagriculture et le commerce, auront leur foyer principal dans les ports, dans les places, dans les villes de guerre, près des mines, soit en France, soit même dans les pays étrangers, sur les sols de diverse nature, et dans les ateliers des arts.

Ainsi la classe de peinture et de sculpture continuera d'avoir un collège à Rome.

Ainsi la classe des antiquités orientales pourrait en avoir une à Marseille.

Ainsi des voyageurs français, choisis par des différentes classes, parcourront le globe, soit pour le mesurer, soit pour en connaître la composition et la structure, pour en étudier les productions, pour en observer les habitants, et rassembler les connaissances qui peuvent être utiles aux hommes.

Le véritable but de Tlnstitut national étant le perfectionnement des sciences, des lettres et des arts, par la méditation, par T observation et par l'expérience, il ne saurait s'établir trop de communications entre le public et les différentes classes qui le composent.

L'Institut correspondrait avec avec les départe* ments pour tout ce qui serait relatif à Téducation, à l'enseignement et aux nombreux travaux sur lesquels des savants de divers genres peuvent être consultés.

Les assemblées des différentes classes de Tinstilut seraient ouvertes à ceux qui désireraient y lire des mémoires, y présenter des ouvrages et demander des conseils pour se diriger dans leurs recherches.

L'Institut communiquerait encore avec le public par les ouvrages qu'il ferait paraître, et par les essais de divers genres qu'il multiplierait sous ses yeu3ç.

Enfin, l'Institut serait enseignant. Il est une classe maintenant très nombreuse d'hommes entièrement voués à l'étude des lettres, des sciences et des arts, qui, après être sortis des collèges, ont besoin de l'entretien et des conseils des grands maîtres ; ils demandent qu'on leur enseigne ce que la philosophie a de plus abstrait ; ce que les mathématiques offrent de plus savant ; ce que l'expérience a de plus difficile ; ce que le goût a de plus délicat. C'est dans le sein de l'Institut qu'on doit trouver naturellement de telles leçons. L'Institut doit donc être enseignant ; et ce nouveau rapport d'utilité publique formera l'un de ses principaux caractères.

Cette fonction ne nuira point à celles que déjà nous lui avons attribuées. Les séances tenues par rinslitut seront essentiellement séparées de l'enseignement dont il s'agit ; et cet enseignement lui-même, quoique très distinct des assemblées^ n'en sera pourtant, en quelque sorte, qu'une extension : car les professeurs, élus en noioabre suffisant par les classes, feront connaître dans leurs leçons, non la partie élémentaire de la science ou

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de ràrti' mais ce qmî tiendra de plùfe près an pfogrfesfy '■ am p&rfectiannement dé l 'une on de rautrè ^ jfce qmi fpourra^érvir, eft UTUi mot, de compléimerit àil1iiis4nièiion ; de sert® que, pcmp eoigenlre d'en-^ saignement, ce ne serait peut-être pas conime p«îKi|ir renseignenijent élémphtaire; celui qui is'èxpri|ni«rait iivec le plus de netteté sur la: science^ «nais Jcotui qui aurait Je plus tait pour elfe, et qui laisserait le plus à penser aux élèves, qu'il fau* daradtJcboHirJ •■■■.'' ■

-iijusqu'ià ce jour un assez : grand nombre de ehairés établies à îPàrié, sèit ad Gollège^^Royal, séit iïu Jardiii des Plantes^ soit au coliëg^ de Navai^rë^ eï dîes Quatre^Nations j sôit au Louvre^ étaient des* tinées à renseigiieméut des sciences naturelles et pHilosophiqiies s et à celmr de quelques-unes de;s parties des belles^iéttrefe et des beauy-àrts ; inais iln'y avait entre ces différentes chaires, non tJliià qu'entre les divers corps académiques, iii llai^pti, nlîhkrinbni^. iMfférentes autoWtés^ quelp quef ois ti*ès ;dpposée* ^ntre elles, > dirigeaient cèà établiBseiîi'ettt&/ et mâle p»aft biiinkvai t jsentî que cette sorte d'enseignement dût s'êxerôer, non sur IçsipiHBipierfe^ prî>n)cipe$,' mais sur les difflciiltéfe à vadincre : or cepéndarit^ il . n*es t presque aùmnie des iprinci pales divisions des coilnaissahfeëé bà-*- Inaines qui ne doive être enseignée dans les col* lègésî de district dm; « de dépair tement; H '■ ïié ^ faut doue pas que* les professeiurs de riiistitut répèteôt eèqui aura été dît longuement aHleiîrs. Ils tf ou-î blieront jamais que* c'est à ravancenient. de la ecience qu'ils seront destinés; ' ainsi' que l'Institut

RAPPOiïl? J>É' 'f ÀLtîJVRAKtWPiîlIGORD î IT

àétii il^mtStiiptihie. Toiitéô lës' éfeàîfeè fondée* àii Côliègê-Rbyàl, au JfaMiri des PlaMe^; êdoJ, dol»- Vëiit dOTïc dlsfyaràih'é, pàrèé que, ^ teH^- '^'etlè$ àont, }a plupart n'enilrWaient pas daii^ le'pïanidô l'Instîtiit où ces chaires âé reti^ouvèront «Otts une atiti^éfbfine.' - ' •■ '" '" '•'i'-' ■'■ " -■'■■' '•■-'• "'^ '-■^ - ' Maîte pour que l •làstilùf f asisë tout lé 'bien qûé là tiàtîoti doit eti attendre, il fauique chkcutiedeé cïaàsé^ qui' la composent; possède lès iiïoyènis de ddwnïôr à ses travaux tbùte la péi*fé€ifi6n dbùt îlS sbht kttseeptiblfes. les unes atîront beëôîrt d'iîn l£tbbî;aloîil'e, d'une collection d'iû^tl'timënts, dé tfiâ^liitiès, ■ de ddddëlès' : aux! autteji, îl ffeudra nh jtirdîn', Tirf cîi£[mpv une' ména^gerie; lin tf oupéerti j t'otités réclamer ont les secours dès gran'des bîblio-^ th^ues et une împnmè*rié riche eh eàrabtfei^ésdô tôiis M genres '; toutes désîrèrbiitqti^nè dô^réspbndanèé a<jtîsre leut^ apprenne qiiel 'est, dané fe^pays étrangei*s, f étài dés scieiiees,' des lettrée é^tdës ài*ts' ; ;qiie tptis lés ouvhlg'es ciiriëtix, que I^ WstrutnèTÏts,'quô le^ Diiérchtriès' nbiivëlléy qtiî les intéressent, leur soient communiqués, àprèë Qu'ils âùrofi t ;èl!é ' inscrits stïr lè' catalogue dé^ la colliéc1;ioè¥ 'laquelle îls; devront appartenir,' éft ^U'Ufe nombre sûffisa^^

de tritduiré cèilx die ces écrits dont du croire^ qûë lé^ èotinàissfatices sèrontles plus ùtîlès'à répandre/ ^■Afesi organisées, lès classes dé Tlhstitùt àùrbiil dûs rapports avec les divers 'établîîssèniëhts iiilî seront analogue^ à ïèùrs travaux. Le Jardîii Aës Plantes dépendra des classes dé botanique et (fjifg^ribiiltiarc ■; lo^Mùsâmïi, dtf celïes fffaïstoîrë m^

turelle et d'anatomie ; les collections de machines, de celles de mécanique et des arts ; le cabinet de physique appartiendrait à la classe de physique expérimentale ; TÉcole des mines serait dirigée conformément' aux vues de la classe de chimie ; les collections d'antiques et de médailles le seraient par celle d'histoire, et les galeries de tableaux, de statues, de bustes et l'école gratuite do dessin le seraient par les classes des beauxarts ; les bibliothèques ser aieiit une dépendance commune à toutes les classes de l'Institut qui, formé de cette manière, présenterait une sorte d'encyclopédie toujours étudiante et toujours enseignante; et Paris verrait dans ses murs le monument le plus complet et le plus magnifique qui jamais ait été élevé aux sciences.

Pour s'assurer que le choix des membres et des professeurs de l'Institut serait toujours déterminé par la justice, il serait ordonné aux classes qui auraient fait ou proposé ces élections, d'eu rendre publics les motifs, en les adressant à la législature.

Encore quelques réflexions pour répondre à toutes les questions qui pourraient être faites.

4® Lorsque nous avons dit que les professeurs de rinstitut national n'enseigneraient pas les éléments des sciences et des arls, mais ce que leur étude offre déplus difficile et de plus élevé, nous avons établi un principe général qui souffre quelques exceptions dans notre plan. Ces exceptions ont lieu, lorsqu'il s'agit d'une science ou d'un art qui n'est enseigné ni dans les écoles primaires,

nî dans celles de district, ni dans celles de département ; et lorsqu'il importe que cet enseignement se fasse d'une manière complète dans une école qui, étant unique, nous a paru devoir être annexée à l'Institut. Telles sont les classes des beaux-arts et celle d'architecture, considérée sous le rapport de la construction.

2® L'architecture décorative est essentiellement liée aux beaux-arts parmi lesquels on la trouvera rangée dans notre tableau. Mais la réunion des moyens qui peuvent donner aux constructions de la stabilité, delà durée, et les rendre propres à remplir l'objet de leur destination, tient surtout aux sciences mathématiques et physiques. Il s'agit en effet dans ces divers travaux, ou de la science des formes, ou de celle de l'équilibre et du mouvement. La science des formes comprend toutes les recherches géométriques au moyen desquelles on considère des corps, des surfaces et des lignes dans l'espace.

La plupart de ces dimensions n'étant point susceptibles d'être tracées sur une surface plane, il faut les représenter d'une manière artificielle, c'est-à-dire, par leur projection, et pouvoir, lorsqu'on les exécute, revenir des projections à la courbe réelle. Les personnes de l'art les plus ms^ truites, conviennent qu'il n'existe point d'ou^ vrage complet sur cette matière tout à fait géométrique : il est donc à désirer qu'elle devienne l'objet d'une étude suivie et celui d'un enseignement qui lui soit particulièrement destiné.

La science du mouvement et de l'équilibre,

prise ;dati& raeeeptidn la plus étendue, peut Utoi eonsiJàérée \ cooajBe la collection: d'autjaijt : dq scieoce8;pattîciiJièr.es qtf ily A d'olyels principau:?^ au^iielfi elle peut êU?e appliquée. L'enseigner ment de la.piàrtie de la mécanique iqui entrer, kitiverà la coastrucjtioni'n^ peut done pas ètrj^ confondu avec rensçigmement ahs-t^-ait, ^tin(^terr{ toraéidèlai0ié€anique, en général, et il- fauij qiie Kappiicationseu aoit conflue k un liomna^ très irrirsé dan è ces deus: genres jd'étud^.; - ., j ' î lésera- feôïle(auxi élèves de réi^nir , lesijqçon^.rsiu^ là^paiçtie] décorative ai ceU<?^?dQnt la çla^e>d€[ dawaëtrttction! Bera^péeial^jnent oficuçéa., -; .. • î i :itiH^I, l'esfpèecj ^e ssépÊffatiOfû qu-çffi?e notre i^r Meaii à fl'aTUcle d© i-architeoturQy nepwtavQJr» aneua rihdonvéÉiîent réel^ - pu isque»,d.an&:le ifaitii) fe»î étudiants peuvent le r^arjder cftmine. nXxisT tarit |)^, et se coniduire eii cQnséqueape> ,:

r 3o::i)l€aii rfiairesi noua iont : paru devpir sufflr;^,, vu Fétat actuel des connaissances, pour rens^ig^eh, Hï«iRtldi3 'Ij'algrictilture 5 Vmvi^) co-ncvprendra tout' ce (Jixi>ajTapport=aux eaux i aux ierreSj à Jeursprp'^ dmâlt» elitox animaux ; ; TautFfe, . ce qui est rel^^til aux)bâti(inea4$ iet .aux instriiiments aratoires. < , i;iCéssiGha(irés-»oias'onit semblé devoir êftre étap bMeè cda[E|s 'les vîâleis, soit parce; que ragiiculturA ne cpfeut ifaifO' de ^gi'andis: progiTès sa^ns: le secoui'^ des>?^uifrès snieûces que rpn y cultive égalemenjty sûii parce qtie les audiiteurs quQ Fon peut ^spérQjî d'y.'^voir, serontplus en étatid'entiendr^ ces sortes de leçons iet d'en protltervCes auditeurs seront priiicipî]ilement des propriétairi^s ^isés et instruits,

RAPPOE^T rDE TALL^lTRANDr PKJllGORD 12}.

dçnHh nombre, va, s'augmenter par Ip nouvel p^T direidei cboseSi,et iceux; qi;ii sedeslinenlaui; fon^j tion$ curiftles, Qui,;spa<r la» nqiturQ de leur minis-r jtèiîe^ peu^venl,; miewx guq tous autres, propage^ ^s yérité^ :a<g;rieQles.; Deux chaires d'écoçiomiQ ïîUr^];eret,vdome&tique: pouj^raiei^fe 4'?ibord etr^ établies au Jardin des Plantes. Une partie de c^ Jî^udm ;^jPftit (teétiftée . à 4a jforEQaiion d'unie École de ifeojtfipique' éço^ipmique, €)n même temps qu'u^n te^iirmxi, i^tuépçè^ de Paris,f;et qui dépendrait du Jaî^^i^des .pi^jBites, seryir^^il , aux travaux com^

biiléfi des:: ciaasos . .dfâ bQtanâque §i ^d'aigricujture^ Le professeur ferait connaître les divers produits qûiortrëtlreid^S' végétaux: qu^. le laboureur cultive *: ,11 aurait à sa: di$po$itiîoii, uu Iqcfijl pu ^eh mient| rélevéâ sdes^ âfiiiKiau^s: dorinestiques ; et le^ ^a^rniDients ttgrail^d/ seraient conflit à sa ga»rdec f f i illparaîtrai t pi?udent de fonder ■ d'abord ces deu3^ ohaiiiesi à; Fari^^ et Ton jugerait^ par leur succès^ sjflîëeïait c6nvèniable;d'en établir de pareilles dau^ lèsi:T[)rî3iEÎpales villes du royaume; Le. départerr meBatide; la Gorsfe, dont le soi y^rié offre la rôu-r ïàohrè^ tdusiiçssiteset delous te$ cliittats, paurrc^ former; divers ijardinsd'essaî ptor Ja euHure de^ vigétaiix qu'ils seayait utile id'aeclimater en Françei^ -i:4?r]Lai»t(itîèni€ classe de laisectiondesseieucefi^ réunira les objets dont la Société do médecine ai l'Aèadémiei/def chirurgie QPt fait ju^qu'ioi l©;Ur pofîncipaiieétude* ! ; ; ir

-iiioténfiYmi) ces deuîç ét!iblissement& u'eiu fon mferotlt qu'un. La dassiQ qui ^résultera ' de : leur, réunion; autia JDesoiUid'uin Jbôpita;! où jSe feront: J;e^

122 TNSTRUCTIO.^ PUBLIQUE

observations, et qui sera desservi, pour le traitement des malades, par les membres mêmes de la classe dont il s'agit. Les nouvelles méthodes y seront tentées avec toute la prudence nécessaire ; et les résultats des expériences qui auront été faites, seront toujours mises sous les yeux du public.

Les trois chaires que nous avons annexées à la classe de médecine, diffèrent de celles qui font partie des collèges. Deux de ces chaires sont relatives aux soins que demandent les hommes atteints d'épidémie, et les animaux attaqués d'é^ pîzootie.

Le but de la troisième chaire est d^instruipè dans Tart de secourir les hommes dont la vie est menacée par quelque danger pressant et imprévu. Telles sont les personnes noyées et asphyxiées, celles dont les membres sont gelés, celles qu'un animal enragé a mordues, etc. A cet article, se rapporteront les nombreux objets de salubrité publique, qui, considérés d'une manière expérimentale, doivent tous faire partie de cet enseignement. Nous proposons encore que le profes^ seur soit chargé de faire chaque année, un cours sur les maladies des artisans, comme celles aux*> quelles sont sujets les doreurs, chapeliers, peintres, mineurs, etc.

Ce que la classe de médecine fera encore de tf es utile sera de correspondre avec les Directoires sur tout ce qui concerne la santé du peuple, de recueillir rhîstoire médicale des années et celle des maladies populaires, de faire connaître leur orî-

gine, leur aecroîssenient, leur communication, leur nature, leurs changements, leur fin, leur retour, et la manière dont elles se succèdent. Ces annales seront un des plus beaux et des plus utiles ouvrages qu'aient exécuté les hommes.

50 Que la médecine et la chirurgie des animaux doivent être réunies à la médecine humaine, c'est une proposition qui n'a besoin que d'être énoncée pour qu'on en reconnaisse la vérité. Les grands principes de Fart de guérir ne changent point ; leur application seule varie. Il faut donc qu'il n'y ait qu'un genre d'école, et qu'après y avoir établi les bases de la science, on cherche, par des travaux divers, à en perfectionner toutes les parties* Ainsi, la classe de médecine s'occupera aussi des progrès de l'art vétérinaire et les établissements qui auront cet avancement pour objet, seront dirigés de manière qu'il lui soit facile de multiplier les essais qui tendront à ce but désirable.

60 La botanique a été jusqu^ici en France, la seule partie de l'histoire naturelle pour laquelle on ait fondé des chaires et ordonné des voyages. La connaissance des animaux est cependant plus près de nous que celle des Plantes. Les chaires que nous proposons d'annexer à la classe de zoo* logie et d'anatomie, sont d'une création tout à fait nouvelle. Nulle part on n'a encore démontré méthodiquement la structure, tant extérieure qu'intérieure des nombreux individus qui composent le règne animal. Ces leçons ne seraient pas seulement curieuses; les produits d'un grand nombre d'animaux servent à la médecine et aux

rl24 ..INSTRUCTION PUBLIQUE , , ,.

arts. Plusieurs soi^t venimeux, et les p^t^e^ gui prépareiit ou qui communiqueat le poisoA, ^ou| importantes, à connaître. Enfin, la cpnaparaispi^ des» organe!^ doit fournir des résultats nouY^AU^iflç des'iiécpuvertes dont la physique aniniale saurf^ faire son prolit,

I 70 Ce, ne seront pas seuleïne^t les cbaire^s npur^ yellesqui rendront l'Institut .rqcpiomwdabK c^ seront encore celles qui, sans, avoir t,oiit à JPait iq mérité de la nouveauté, par des me^urçis bie^ coui çe^tésêSjdeviendrcMilj infiniment pjijisu^t^ lie rétaipnt /luparayapt. JusqUià.ce jou,r, n^Uçj siiryeijlancç réelle m'a r^p^ndu dp VexajÇtitude de^ prQfç^seu.rs; dan^ notre plan, cloaque classe Açp^ cfhargée du choix et de. rinspect^on deSiiïiaîtrps gui iuVQi^p^Ucûdront; et lorsque, plusieurs enr, jpeigflen t la même partie,, comme les TOatiiénçLari tijquesy par exemple^ ils se çoncerteropjt teUemenlIi entr^ .ejux» qu' w alternant, Tua cqijoi^aeûçei lors-^ que Xautre finira. Ainsi, les élèves trouvprpnf c^aqup jaauée un cours; ouvert, et ils ne seront, jaiipaîs retardé^ dans leurs études, ,, j . ..,,

■ En péupissànt ces chaires, éparses, à up.pqiptj central, ,en y en ajoi^tant de npuyelles qui nq lai^-, sent sans ens^i^ement^ aucune pai'tiede^ lettre,, 4es sciences et des arts ^ en faisant aïpsiserviri à rjéduçationpubUqi^ i'InsU^utnjational, dont leS; leçons fournirQïit le çoDapléniefnt, on ferjEi tout car qu'il est possiWQ de fair^ pour le développement, de Fesprît et le progrès des çonnaissanqes, et l'onr rendra inébranlables les bases sur lesquelles soy fppde et^eperpélUQ la. liberté publique.:, : . ,-

RAPPORT 'BŒI'iTA[LLEYRA^0*-milGORD 125

' ; : Ndufe djquteroîis que tes dépense»! nécessaires pour mouvoir cctteiiameaaemaGbinej surpaaseiil è< pëiîîe îceifes' que le) gK>iivernetoeiiiit . a déclinées jusqu'ici à reutrettèo: ides lâireors établi^s^oi^&U mixqnels' rinstKut doit réaûir tanl de créations 'riotivellës; . .

Des tableaux joints à ce rapport présentent la ftttîtiô deiiôi Méei sur r^nchaînetaient des con- TiàWsâécéi^ hitmaiines et siir les attributions que nous croyons devoir être faites Jauxsefctionsef;

aus claksfei^'dè rinstitiit

■< lYoiei Voirdre (les tableaux annexés à ce rap? port : '.... . ; ■.. :.. : . , .■)■/..., ; ..■•..., . /,

» io Programmq dies sciences philosophiques» dîBS bélles^lettrep et* des beauxvarlè ; - ^

' 20 Ptogramna^ dios sciences ma; thématiques 61 ï)byeiqties etîdes arts;

3° Section première de Tlnstitut national, com-f prenant les sciences philosophiques, les belleslettres et les b€^\|^T^tSy div^ée eu deux classes. On y trouve le développement de tout ce qui ésjt» rolcftWE ftuxfeâX'i)r0iftièi:^g classes qui dpivçnt l«riir-deè)Sé2^Cjef cominuftefir; !, : ; ;, ., . ; , ; î *^.;Table6tu deiaeetptième^classie de la;,s^otiQi^ premièpe, çomprenanl la peinture et la. sculpture;

- 5°'Tabieau d^ lah\ûtièi»e.€la^$e de la sectipn premièiro, coijiprenant; TarohitQclvire ; d^q^ativ^;

- î &* Section SpecondO de l'Institut national, cçxo^^ {Mrenant île^ sciences mathématiques et phy^ique^ et lesi^arteimécauiquesi divisée? e» deux ; class^^î Ou y. trouve le dévol'dppemeût dei; to-ut ce: !q?i

est relatif aux six premières classes qui doivent tenir des séances communes ;

V Tableau de la septième classe de la section seconde, comprenant l'agriculture ;

8^ Tableau de la huitième classe de la section seconde, comprenant la médecine, la chirurgie et la pharmacie ;

Oo Tableau de la neuvième classe de la section seconde, comprenant Tarchitecture sous le rap*port de la construction.

Nota. Nous n'avons point présenté le tableau de plusieurs classes nouvelles, parce que ces classes n'étant que des dépendances de quelques-unes des sections de Tlnslitut, elles ne pourront être organisées qu'après qu'on aura pris connaissance des places qui seront fournies par ces sections. C'est ainsi que la classe des arts ne sera formée qu'après avoir consulté la seconde section de rinstilut.

MOYENS d'instruction.

Nous venons de parcourir les divers objets qui composeront Tinstruction publique ; et déjà l'on a dû voir qu'ils ne peuvent tous être placés sur la même ligne ; que plusieurs tiennent aux premières lois de la nature, applicables à toute société qui marche vers sa perfection ; que d'autres sont une conséquence immédiate de la Constitution que la France vient de se donner ; que d'autres enfin sont relatifs à Tétat actuel, mais variable, des progrès et des besoins de l'esprit

humain : d*où il résulte ga*ils ne doivent pas être iadistiactement énoncés dans des décrets avec ce caractëi;e dlmmutabilité gui n'appartient qu'à un petit nombre.

Dans cette distribution d'objets, on retrouve l'empreinte d'une institution vraiment nationale, soit parce qu'ils seront déterminés et coordonnés conformément au vœu de la nation, soit surtout parce qu'il n'en est aucun qui ne tende directement au véritable but d'une nation libre, le bien commun né du perfectionnement accéléré de tous les individus ; mais c'est particulièrement dans les moyens qui vont être mis en activité, que ce caractère national doit plus fortement s'exprimer.

A la tête de ces moyens doivent incontestablement être placés les Ministres de V Instruction,

Nous nous garderons de chercher à les venger ici de ce dédain superbe et protecteur dont ils furent si longtemps outragés : une semblable réparation serait elle-même un outrage ; et certes, il faudrait que l'esprit public fût étrangement resté en arrière, si nous étions encore réduits à une telle nécessité. Sans doute, ceux qui dévouent à la fois el leur temps et leurs facultés au difficile emploi de former des hommes utiles, des citoyens vertueux, ont des droits au respect et à la reconnaissance de la nation ; mais, pour qu'ils soient ce qu'ils doivent être, il faut qu'ils parviennent à ces fonctions par un choix libre et sévère. Il convient donc qu'ils soient nommés par ceux-là même à qui le peuple a remis la surveillance de ses intérêts domestiques les plus chers, et. que

'leiirs np^lbitioTisijonrhàli^reè mettent plus àportéè '^e ' cosiBàitre ' et d'&pprécimv lés ! bodumes ; ^àns iëfirs inoéùrs et dan^ ieiir^:talënl:s. Il faut qiue ce choix ne puisse jamais s'égarer : ilinnpoBledonc qa**! ioit dirigé d'aVance par diBS règles qui, en cihîonsICFïvtant le ebamp i de l'éligibilité, rendront l'élection toujours bonnei, toujours rassurante, et presque ihévitablemeiit la meilleure. Il faut, pour qu'ils se: mointreiit toujours dignes de leur^ flâées^ qalls soient retenus par b) danger de la çerdrè ; il importe dancqulelle né soit pasdét Platée' înâiaiôviblel Mais il faut aussi> pour qu'ils s'y disposent courageusement par d'utiles trar vaux, qn ils aîeM le droit de la regarder comme telle : il est donc nécessaire que leur déplacement sbit soumis à dès formalités qui né soient 3amaiiï redoutables pour le mérîLe. Enûii il faut que la considération, l'aisance et un repos hbnô-ê râble, sôîent le prix eHo terme 'de tels services ; il est donc indispensable que là nation leur pré* pare, l^iïr assure eièsiaTaritageà, dont la pbrspeèt tivè doit lés^sôuienir et les: encourager idans cette hoble/nlQÏS pénible oariîère. . i :

' L'institution des maîtres de renseignement^ réglée suivant ces principes, offre la plus farte probabilité qu'il s'en suivra une multitude de bons choix ;! et- qettè pTobabilité ira de jour. en jotir en crdissant ; car j si les instituteurs ^oni destiàés à propager rinstruclion, il est clair que l'instruction, à son toiir^ doit cr^er et i miulti^ piier les bons instituteurs. Ce premier objet se trouverait incomplet^ si vpusne le réunissiez^;

RAPPORT J>E TAÎ.tEïRANO rPJBllIGORD l^

flans. -V0^tre/$ii|ii'veiUance, ^à cjb giii;!QQnG(^;çiieJjÇ^ ouvrages que le temps vous a transmis, et qujoi^ d^ijt;,£iu^i .regarder, çQHinae.les in^tUjuteurs . îdu gettjy^jbqfQe^i^i, Çoipament) pour le bi^a^e^ri^çn truction, rendre pi \ir facilepieat et pluS;iitiJpiîa,ePiii ©QmHipnlea^tives. toiites . les ricbesse^ , g.u'U^ rçjnfermeat? Gq^t^e; qujesUpn ap.partieiit .QSSj^^t^ll^n mWît :à i¥)tr.ei isqj^et,; i,et, -spus çe-poiJiUt 4© v^^ rQi5Çq.ui§atiQBL ^\df^ (fibliothèpte^ «ous^iaMparu (}qti VWiêtre:plAcélE>danSi:VQr4i'^ dei;:i>Gtira ;trfiyail|,,:è^ côté des maîtres do ]'enseign.Q«iejp(t{.;!j. ; ; r:'> jî-j - ;'ViQ,ifâ ymm ;de riO^o*! vriçi^ iCçs, ; v^^te^, 4^pAU ; lies cQja^ais&^TOeis b upi^in^s ^ Cp ttç mijl titud^ . dp J j y,Tj^^

Yorni) hMWrr. sii .s9.;V;^ni(meftt . epipipy^?,; 4w& jïufjlqçiepniiiMi ne ge^ifa poiatie^lce vos? ip^in^ mçi

faciliterez l'accès des bons ouvmgfISîi.iïWcSaulfiq

menl V4>u8 É^bcéger-Qz Iqs, /ïeeber<5h^:è-i pçmx ,pqur quille.^ temps i miole n^ paitrimoinq, v^m Wi»& hâterez aus^l , llajB^anlmçm^ft t ^i ^feirAblç! . 48 oeijie feuasQ et .. f uuest^ , opulew^ey ^m , l£f qii^îe inijpuit; (p^i çucepiabftir , l'esprit tLumAip», Mm fmili^Â'im^mg^^i iatérjes^afltsr iU),r^q,WiU pparuç^^U» u© dçii venti j&tpejrogj^Tdés TO5i,iqtç!paii;t %m ^ Ç'P^V^^ h^ effprtBf, 103 Mttoaaeingteiïte d« l'e$p??it d^ r^^ppawp «^ débaitt&ut dians la -xeche-rçhe de H ^pl^tipu; dlup .prpblème ; par^ une , d^mijip'Pi ppmbiaaispn, ,;}p pi^blên»e;se>ré$put V • to: SQl^tipiU; se^l^ i;es)Lp 5 pf dèfc îo!i;^,:to»te§^-. \m S^mm^\39W^Mmm^ a^t,q-r 4i[jeuiîe$ '.doiyeojt. jdi^piiraUri^iii.jCP-Wtttj Ijpsj^-^kTjtuieîij npfl»l)?euae^ . d- uuj ; PMr^gft . qui ; SiQ j4pi^,^i?J

plus importuner les yeux quand l'ouvrage est fini.

Donc, chaque découverte, chaque vérité reconnue, chaque méthode nouvelle devrait naturellement réduire le nombre des livres.

C'est pour remplir cette vue, et aussi pour rendre utilement accessibles, les bons ouvrages à ceux qui veulent s'instruire, que doivent être ordonnés la distribution des bibliothèques, leur correspondance et les travaux analytiques de ceux par qui elles seront dirigées.

Ainsi, chacun des quatre-vingt-trois départements possédera dans son sein, une bibliothèque. Chacun d'eux, héritier naturel des bibliothèques monastiques, trouvera, dans la collection de ces livres, un premier fonds qu'il épurera, et qui s'enrichira chaque année, tant par ses pertes que par ses acquisitions.

Une distribution nouvelle rendra ces richesses utilement disponibles. Paris offrira surtout le modèle d'une organisation complète.

Les plus savants bibliographes ont pensé que rimmense collection des livres que renferme Paris pourrait être, pour le plus grand avantage de ceux qui cultivent l'étude, divisé en cinq classes ; que chaque classe formerait une bibliothèque, et que leur réunion fictive composerait la bibliolhèque nationale ; que chacune de ces sections, sans manquer toutefois des livres élémentaires, des livres principaux sur toutes les sciences qui doivent se trouver partout, serait spécialement affectée à une science, à une faculté en particulier ;

que par là le service de la bibliothèque nationale deviendrait plus prompt, plus commode; que chacun des préposés aux cinq sections, particulièrement attaché à une partie, la connaîtrait mieux, serait plus en état de la classer, de la perfectionner, de l'analyser, de Tenrichir de tout ce qui lui manque^ et surtout de diriger dans leurs études tous ceux qui auraient à faire des recher*ches particulières dans la faculté dominante de sa section. Ainsi, bibliothèque mieux fournie, biblio^ thécaire plus instruit, par conséquent, secours plus nombreux et plus expéditifs.

Mâii^ on a penjsé en mêÀé tçmps que cette dis^ tribiifion ne devait se faire que^sur les livres que nous fournissent les communautés du département de Paris ; que la bibliothèque du Roi, re* gardée de tout temps comme nationale, étant déjà toute formée, toute organisée, devait rester ce qu'elle est, et ne pas disperser ses richesses dans les diverses sections de la nouvelle biblio-^ thèque , que même il était naturel qu'elle acquît ce qui lui manque dans les bibliothèques ecclé^ siastiques supprimées, ainsi que la bibliothèque de la municipalité de Paris, qui, enrichie ^t complétée par ce moyen, pourrait servir de bibliothèque de département. La bibliothèque du Roi est le premier des dépôts . Il faut chercher à le perfectionner; il serait déraisonnable de le dénaturer et de le détruire.

Quant aux bibliothèques des départements, chacune d'elles sera divisée, mais dans le même local, en cinq classes, pour correspondre plus fa-

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