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j, préparation à la licence et à l'agrégation. Les
professeurs de facultés auraient pris à cette institution ime grande part. Mais, tout en utilisanL le savoir des professeurs et en réunissant autour de leurs chaires des étudiants spéciaux, il ne faudrait
las oublier qu'ils ont une double tâche à remplir.
Isn'outpas à s'adresser seulemeutàdes étudiants,
colcBlo facolU, flirallo mole o non astolate cho di quelle pw sonc le qusli bodo eecluse in Germania dalf aBsiglere ai coni niiiverBilari, potcliè ItI & ra elie la loro presenw ha per efTello di ïonverllre ta uola In lealro, il profesiore in mlmo, e lo «ndeole in spettalora.
comme les professeurs d'Allemagne : ils ont des auditeurs de tout âge, de toute condition, chez lesquels leurs leçons doivent entretenir le goût des études littéraires ; et il serait fâcheux qu'ils cessassent d'exercer sur les classes élevées de la société une salutaire influence, par un enseignement qui provoque une agitation intellectuelle dans les villes où sans eux peut-être il n'y en aurait pas.
Les facultés des lettres de l'Italie rendraient à la société le même genre de services, si les professeurs instituaient deux sortes de leçons, dont les unes donneraient, sous une forme sévèrement didactique, un enseignement régulier et suivi à ceux de leurs auditeurs qu'ils considéreraient alors comme de véritables élèves, et dont les autres s'adresseraient à cette partie nombreuse du public qui a besoin d'entendre les leçons spirituelles, éloquentes parfois, cachant, sous l'élégance de la forme, une instruction solide. Il n'est pas nécessaire que toute une nation soit savante, mais on doit tenir en haute estime celles qui, grâce à une culture générale, possèdent cet esprit et cette politesse qui distinguent les sociétés chez lesqujelles les lettres et les arts sont en honneur. Je voudrais que les hommes distingués. Italiens ou Français, qui regrettent de ne pas avoir dans leur pays des institutions conformes à celles d'Allemagne, n'oubliassent pas qu'ils appartiennent à ces races latines qui ne pourraient
être germanisées qu'en perdant les plus précieuses de leurs qualités.
Une étude attentive des facultés des sciences physiques et mathématiques, de médecine et de droit, a permis de faire des propositions dont quelquesunes ont donné lieu plus tard à des améliorations importantes. Le nouveau royaume d'Italie a pris à cœur la réorganisation des établissements scientifiques. Depuis plus de dix ans, il s'occupe de créer des écoles, de former des professeurs, de donner un éclat nouveau aux nombreux établissements existant dans les différentes provinces, jadis séparées et formant aujourd'hui une puissante unité. Mais le nombre trop considérable des centres d'instruction supérieure, disséminés sur les différents points de la surface du pays, n'a pas permis de donner à tous une organisation conforme aux besoins de la science. On songe maintenant à concentrer dans quelques-uns d'entre eux toutes les ressources dont l'État et les provinces peuvent disposer. Mais supprimer des universités dont quelques-unes ont eu dans le passé des destinées glorieuses, diminuer le nombre des lycées, n'est pas une tâche facile, et la commission de 1870 n'a pu énoncer à cet égard que quelques idées générales. En attendant, elle a sagement fait en essayant d'introduire dans les établissements actuels de notables modifications.
L'Institut d'études supérieures et de perfectionnement, créé à Florence par décret du 22 novembre 1859, a été l'objet d'un examen tout particulier. Il avait été établi sur une si vaste échelle, qu'il n'avait pas tardé à donner lieu à de graves objections. Il semblait assez naturel cependant que l'on eût cherché à réunir dans la ville la plus lettrée de l'Italie, si riche en ressources artistiques et scientifiques, toutes les branches d'études qu'embrasse un enseignement supérieur. Ses adversaires ont pensé qu'il ne rendait pas des services proportionnés aux dépenses qu'il entraînait. Elles atteignaient en 1861 le chiffre de 480000 francs. Presque tous les ministres se sont occupés de ce grand établissement, soit pour en diminuer les frais et en modifier l'enseignement, soit pour l'approprier à quelque but d'utilité publique. Parmi les spécialités scientifiques auxquelles pouvaient être appliquées quelques-unes des chaires établies, la commission désignait une école de paléographie et d archéologie analogue à notre école des chartes, et une école pratique de hautes études^ modelée sur celle qui a été fondée à Paris par M. Duruy. EUe était aussi disposée à demander la création, non- seulement à Florence, mais auprès des facultés des sciences, de laboratoires d^ enseignement et de recherches^ complément nécessaire des sciences physiques et chimiques.
Il est intéressant d'étudier l'histoire des fondations de bourses (posti di studio) instituées auprès des universités et des écoles des beaux-arts pour les jeunes gens riches de talent, mais pauvres de fortune. La prévoyance de sages princes, la bienfaisance de citoyens éclairés, la nécessité dans laquelle se trouvèrent les chefs du gouvernement de rendre hommage au sentiment du beau qui est si développé chez les Italiens, ont multiplié ces legs généreux et ces riches donations , dont il est juste de constater l'origine et de signaler les auteurs. Le gouvernement a pensé qu'il était du devoir des assemblées législatives d'introduire, dans la répartition de legs de fondations publiques, les réformes et les modifications qu'exigent les nouvelles conditions du pays, pour rendre possible l'exécution des volontés des donateurs.
La plupart de ces legs ont été faits dans des temps où prévalait l'opinion qu'il appartenait à l'État de régler le développement des professions au fur et à mesure des besoins, que lui seul pouvait apprécier. C'est ce qui y avait fait introduire des clauses dont l'exécution serait aujourd'hui impossible.
Pour demeurer fidèle aux principes qui ont engagé le gouvernement à répartir également entre toutes les provinces du royaume, sans distinction, les charges et les avantages, il est devenu nécessaire de distribuer les bourses de fondation royale, conformément aux intérêts du pays. Elles ne seront donc plus exclusivement appliquées, comme autrefois, aux séminaires et aux couvents. Il y a, par exemple, une grande disproportion entre le nombre des élèves gratuitement admis aux écoles des beaux-arts et celui des artistes distingués dont peut se faire honneur aujourd'hui Tltalie. L'État se croit donc obligé d'employer une partie des bourses mises à sa disposition, pour encourager et relever les études artistiques.
Aussi, de quelque côté qu'on envisage le problème de l'éducation publique, se fait sentir la nécessité de l'approprier au nouvel ordre de choses, c'est-à-dire de la remettre entre les mains de la société laïque, toute pénétrée de l'esprit moderne, et de la soustraire à l'influence du clergé, gardien obstiné de traditions et de sentiments tout différents. <c II faut, disait M. Natoli, en demandant une nouvelle répartition des pensions accordées aux jeunes artistes, que ces donations contribuent à former des générations pourvues d'un savoir réel, d'une culture solide, fidèles à la liberté et aux légitimes progrès de la raison, persuadés que ce qui con-
tribuerait le plus au bonheur de la nation serait d*aYoir une Église sans domaine temporel, un clergé sans privilèges et une religion sans intolérance. Le jour où ce résultat aura été obtenu, les destinées de la patrie seront assurées pour janRds. Car, pour un pays libre, il ne suffit pas, pour vivre et se développer avec honneur, d*£tre puissant par ses armées, gouverné par de sages lois, et habilement administré ; il lui faut de plus une instruction supérieure, moyenne et primaire convenablement et largement distribuée. »
L'état des bourses et des pensions accordées aui jeunes gens qui devront suivre gratuitement les cours des universités fait connaître que le nombre des fondations royales ou privées dans la Lombardie^ rÉmilie, les Marches et l'Ombrie, la Toscane et les provinces napolitaines, est de 61, montante la somme de 241 117 livres pour 533 bourses.
Les pensions royales pour les élèves des écoles et des académies des beaux-arts (peinture, sculpture , architecture , gravure et musique) sont au nombre de 223; elles s'élèvent à la somme de 109 714 livres.
Il y a aussi des bourses et des demi-bourses pour les élèves de l'instruction secondaire placés dans les lycées et les gymnases à externats. Elles sont au nombre de 271 pour les établissements publics et de 43 çout les établissements privés. Les
unes et les autres se montent à la somme de 204 018Uvres.
L'état publié par M. Natoli fait connaître les conditions requises pour l'obtention des bourses, le genrfjfd'études et les établissements auxquels elles sont affectées, le nombre des années pour lequel elles sont accordées, les différents corps qui les ont à leur charge, enfin les personnes auxquelles appartient la présentation et celles qui les confèrent.
Créées à des époques et sous des influences différentes, les universités présentent dans leur organisation, la nature de leur enseignement et les ressources qu'elles possèdent, des particularités qu'il est utile de constater.
1. L'université de Bologne compte aujourd'hui 494 étudiants et 71 auditeurs, total 56S. Sa fondation remonte au xii" sièle. Les étudiants payaient autrefois directement les professeurs, dont les honoraires étaient désignés sous le nom de collectes {collette). Plus tard, la commune, voyant l'avantage que cette institution procurait à la cité, se chargea de cette dépense ; elle chercha à attirer, au prix des plus grands sacrifices, les hommes les plus savants
et les plus illustres de l'Italie, et Von comptait, dès l'année 1384, 42 professeurs payes par la ville. Dans la suite, une propriété composée de 1 3 fonds de terre, située dans la province de Ferrare , affermée aujourd'hui 15 000 livres, fut assignée à T^versité de Bologne.
En 1805, un décret de Napoléon P% roi d'Italie, ordonna la vente de cette propriété, à condition toutefois que la municipalité en verserait le prix dans la caisse de l'université et qu'elle serait employée à agrandir ses bâtiments et à enrichir ses collections. La vente de cette propriété, appelée Torre di CucenOy a eu lieu en effet, et le produit en a été appliqué à l'université, d'après les termes du décret.
Outre le palais de l'université et diverses autres maisons, où sont placés les laboratoires de chimie et les appartements du bibliothécaire, l'université possède l'ancien palais Malvezzi, le Jardin d'agriculture, le Jardin botanique et plusieurs terrains du Monte di Roma. Tous les revenus provenant de la location de ces maisons ont été, en 1861, affectés au Domaine royal, et l'université administre seulement la somme qui provient de la Torre di Cuceno. Elle l'emploie pour payer les impôts de ses propriétés urbaines et entretenir ses musées et ses laboratoires. Les revenus de l'université n'auraient évidemment ajouté qu'un faible contingent de la somme que l'État dépense pour elle et
qui s'élève aujourd'hui à plus de 400000 livres.
L'université possède une bibliothèque de 145000 volumes; elle est fréquentée chaque jour, pendant les mois d'hiver, par une moyenne de 200 lecteurs, et par la moitié de ce nombre, en été.
Établissements scientifiques : Musées d'archéologie, de minéralogie, de géologie et de dessin; observatoire astronomique, cabinets de physique, d'anatomie, de zoologie, laboratoire de chimie, jardin botanique.
2. Université de Naples. Cette université possédait une rente annuelle de 19S91 livres, inscrite au grand livre, qui, en vertu d'un décret du i3 novembre 1863, a été affectée à Tinstitut de clinique. Elle avait de plus une caisse particulière, dite caisse des diplômes [cassa délie lauree), appliquée dans ces derniers temps à l'accroissement des divers établissements pour les sciences physiques et naturelles. Aujourd'hui tous ces revenus sont versés dans la caisse de l'État, qui dépense pour l'université 620000 livres.
602 diplômes ont été décernés en 1863-i864, savoir : 151 pour la médecine et la chirurgie, 199 pour le droit, 106 pour le notariat, 102 pour la pharmacie, 42 pour l'arpentage. Il y avait, à cette époque, 2 408 étudiants environ. Il n'y a ni inscriptions, ni examens d'admission ; le nombre des élèves
assidus aux leçons s'accroît de jour en jour. On ne fait point d'appel, les étudiants sont en général paisibles et appliqués. 800 lecteurs par jour fréquentent la bibliothèque publique unie à l'université.
Le nombre des professeurs privés était, en 1820, de 63: 8 pour la philosophie et les lettres, 16 pour le droit, H pour les mathématiques, 8 pour la chimie et 20 pour la médecine et la chirurgie. Ce nombre a été réduit par suite de l'applicatioa du règlement de 1862, qui détermine les conditions de l'enseignement privé. Le produit des examens et des diplômes est de 100 000 livres.
Établissements scientifiques de Naples : Bibliothèque, musées de minéralogie, de zoologie, cabinets de géologie, de physique, de chimie générale, de chimie pharmaceutique, d'anatomie, de physiologie expérimentale, observatoire météorologique.
3. L'université dePalerme, que Ton dit fort ancienne, n'obtint qu'en 1637, du roi d'Espagne, Philippe IV, le droit de conférer des diplômes de docteurs en philosophie et eu théologie.
Après Texpulsiou des Jésuites, une commissioa de cinq membres fut chargée de réorganiser les écoles publiques, et c'est alors, en 1779, que s'ouvrit runivei'sité de Palerme sous le nom d'Académie des éludes; on n'y institua pas moins de
ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR. 37i
20 chaires auxquelles les rois en ajoutèrent de nouyelles. En 1804, Ferdinand rétablit dans ses États les jésuites, qui en avaient été expulsés 37 ans auparavant. La réaction qui eut lieu en 1814 dans la Sicile, comme dans toute l'Europe, mit l'éducation publique entre les mains des archevêques et des évoques qui, d'après un décret du 28 juin 1849, étaient déclarés inspecteurs nés des collèges, des lycées, des instituts et de toute autre école d'enseignement public ou privé, pour tout ce qui regarde la partie religieuse et morale, tant scientifique que disciplinaire.
Un autre décret, en date du 18 octobre 1849, étendu à la Sicile le 16 novembre de la même année, porte que la base de tout enseignement devant être la religion catholique romaine, source de toute civilisation, on devra, pour enseigner à lire et à écrire, subir l'examen sur le catéchisme; que les femmes qui aspirent aux fonctions d'institutrices subiront le même examen ; qu'il en sera de même de ceux qui enseignent les beaux-arts et les langues étrangères.
Aussitôt après qu'un coup de main des plus inattendus et des plus audacieux eut donné la Sicile à la maison de Savoie, le prodictateur Mordini, gouvernant au nom et par délégation de Victor- Emmanuel, s'occupa avec ses ministres, MM, Amari, du Prétis, Ugdulena, de régénérer l'instruction çu-
bUque à tous ses degrés. Les trois rnûyersités de Païenne, de Messine et de Catane furent reconstituées.
L'université de Païenne, qui a aujourd'hui 275 étudiants et 62 auditeurs, total 337, possédait uq revenu annuel de 144 138 livres, provenant principalement de fondations religieuses. En vertu des disposilions de la loi du 17 octobre 1860, cette somme est aujourd'hui versée dans les caisses de rÉtat, qui a pris à charge toutes les dépenses de Funiversité. Le produit des taxes, pendant les dernières années jusqu'à 1864, a atteint une moyenne de 39439 francs.
Bibliothèque de 100 000 volumes, outre la bibliothèque nationale fondée par les jésuites et contenant 46643 volumes. Établissements scientifiques: Collège ou académie des beaux -arts, collège de musique, musées de zoologie et d'anatomie comparée, de minéralogie et de géologie, cabinets de physique, d'anatomie, d'histoire naturelle, laboratoire de chimie, de physiologie, de matière médicale, jardin botanique, jardin d'acclimatation et champ d'expérimentation.
4. Université de Pavie, 543 étudiants, iS9 auditeurs; total 702.
L'université de Pavie n'a de revenus que iOOOO Jivres environ, qui ont été léguées à la bibliothè-
que par le conseiller professeur Joseph Franck, pour l'acquisition de livres de médecine pratique, ou d'ouvrages sur les sciences qui s'y rapportent. Depuis 1859 le nombre des élèves assistant aux cours s'est de plus en plus augmenté. 11 n'y a pas d'exemple qu*un seul élève ait été renvoyé des écoles pour cause d'insubordination.
Établissements scientifiques : Bibliothèque, cabinets d'anatomie humaine, de pathologie chirurgicale, de physique , de géodésie, collection de substances médicinales, laboratoire de chimie inorganique, organique, pharmaceutique, musées de minéralogie et d'anatomie comparée, école de dessin, jardin botanique.
5. Université de Pise. 340 étudiants, 186 auditeurs; total 520.
Elle possède un revenu d'environ 15 000 écus ou d'environ 88 200 livres italiennes, provenant de bénéfices ecclésiastiques.
Léopold I*' ayant vendu les biens du clergé, le gouvernement les recueillit et les affecta à l'université. Le gouvernement impérial français lui assigna quatre factoreries qui suffirent à son entretien. L'université ne possède plus rien aujourd'hui. Le gouvernement grand- ducal en avait pris toutes les dépenses à sa charge.
L'université a 30 bourses, dont les principales
sont celles qui provenaient du collège Victorien, de la municipalité, de l'Oratoire de Saint-Philippe de Néri de Florence.
Les étudiants peuvent vivre, à la rigueur, à Kse, avec 60 livres par mois et très-largement avec 100 livres.
Établissements scientifiques : Bibliothèque, musées d'histoire naturelle, de zoologie zootomique, cabinets de minéralogie et de géologie, de physiologie, de physique, de technologie, laboratoire de chimie, école vétérinaire, école d'agriculture.
6. Université DE Turin. 928 étudiants, 353 auditeurs, total 1 281. C'est seulement en 1412 que la commune de Turin affecta à l'entretien de l'université une somme annuelle de 1 075 tlorins d'or, et elle obtint du duc Ludovic la faculté d'employer pour le même objet les revenus des terres qu'elle possédait et qui s'élevaient à environ 5 000 florins d'or.
L'université est aujourd'hui propriétaire du palais où se font les cours, où sont aussi les établissements scientifiques, le ministère de justice ou de grâce. On peut évaluer approximativement à plus de deux millions l'ensemble de ses revenus. Outre ces ressources , l'université possède un capital de 781 1 797 livres, inscrit au grand-livre. Elle n'a que la propriété des biens, âi^i^ ^à\^'i^'s> ^\.dâs ijalais qui
lui ont appartenu et qu'elle possède encore : c'est le ministre des finances qui, d'après le décret royal du 2 février 1852, en administre les riches revenus.
Il y a 100 bourses établies dans le collège royal Carlo-Alberto pour les étudiants des provinces. Des revenus considérables sont aussi attribués au collège Caccia et accordés principalement aux jeunes gens natifs de Novare. Les patrons et les administrateurs de ce* collège étaient au nombre de quatre, choisis parmi les descendants de familles nobles ayant le titre de docteurs en droit. Aujourd'hui, à défaut de membres remplissant ces deux conditions, c'est le conseil municipal qui administre rétablissement. Les droits d'examen en 1863-1864 ont produit la somme de 71 730 livres, savoir : pour le droit et le notariat, 43 079 50 ; pour la théologie, 207 livres; médecine, pharmacie, etc., 14 318; sciences physiques, mathématiques, 12 420; lettres et philosophie, 1 704 livres.
Établissements scientifiques : Bibliothèque, fondée par Jacques Lonzo, contenant 17 120 volumes, observatoire astronomique, bibliothèque, musée d'antiquités égyptiennes, musées de minéralogie, de zoologie et d'anatomie comparée, jardin botanique, laboratoire de l'institut clinique, cabinet de physique, laboratoires de chimie générale, de chimie pharmaceutique et de physiologie.
376 I/1NSTRUCTI0N PUBMOUE EN ITALIE.
7. Universiié DE Cagliaui. 7S étudiants, 6 auditeurs, total 81 . Cette université fut jusqu'en 1848 soutenue par des rentes provenant d'une antique dotation à la charge de la commune de Gagliari, des capitaux inscrits à la dette publique, des prébendes ecclésiastiques, des contributions communales, des greniers publics, de la caisse privée du roi et enfin des subsides de l'État. Depuis cette époque, les quatre universités existant dans les quatre anciennes provinces sont à la charge de l'État.
L'université de Gagliari avait eu jusqu'en 1848 des règlements particuliers : elle est administrée aujourd'hui d'après les lois qui régissent toutes les autres.
Établissements scientifiques : Bibliothèque, musée d'antiquités, cabinets de minéralogie, de zoologie, d'anatomie, de physiologie expérimentale, de physique, laboratoire de chimie, jardin botanique.
8. Université de Ga tane. 213 étudiants et 16 auditeurs, en tout 229. Les revenus de cette université sont de 176 690 livres; ils proviennent d'un assez grand nombre de sources : lu premier en date est une fondation faite en juin j 434, par le roi Alphonse d'Aragon, sollicité par Pierre Rozzari, célèbre jurisconsulte catanais. Ce prince lui assigna pour l'entretien des professeurs 7 600 onces d'or (environ 93 000 francs); d'autres revenus lui ont été as-
signés sur les établissements supprimés des jésuites, et des liiguoriens et sur des monastères abandonnés. 75 000 francs sont l'intérêt de 1 500 000 francs formant le quart des 6 000 000 attribués sur le budget de l'État par un décret du prodictateur du 19 octobre 1860.
L'université a une bibiothèque de 34 000 volumes ; on y a ajouté H 000 autres volumes provenant de la bibliothèque de M. de Vintimille, archevêque de Nicomédie. Les droits payés par les étudiants en 1864 ont été de 27 547 livres.
Établissements scientifiques : Cabinets de chimie, d'anatomie, de toxicologie, de physique, de matière médicale, laboratoire de chimie et de météorologie, musée d'histoire naturelle, jardin botanique.
9. Université de Gênes. 269 étudiants, 146 auditeurs, total 415. Cette université reçut du gouvernement de la république tous les revenus et les capitaux ayant appartenu aux jésuites et qui s'élevaient à environ un million et demi de livres italiennes, représentant aujourd'hui une somme trois fois plus forte. Le gouvernement sarde en prenant possession de la Ligurie s'empara de ces biens qui, en 1816, furent restitués aux jésuites, à l'exception du palais de luhiversité et de ses dépendances, et se chargea de subvenir aux besoins de
l'université sur la caisse de l'État. Les jésuites ayant encore été chassés en 1848, leurs biens revinrent à l'État, qui pourvut aux dépenses de l'enseignement de Gênes, s'élevant aujourd'hui à 237 167 Uvres.
La bibUothèque contient environ 80 000 volumes et un cabinet de médailles.
Autres établissements scientifiques : Cabinets d'histoire naturelle, de chimie générale et pharmaceutique, d'anatomie humaine, d'anatomie pathologique, de matière médicale, jardin botanique, école de dessin.