LA CHAMBRE
Le 21 mars 1809, le Grand Maître de l'Université ayant prescrit une enquête sur les écoles, le maire de La Chambre, Ravoire (1), répondit que « la jeunesse n'était enseignée que pendant l'hiver par un maître d'école que le maire choisit chaque année, de concert avec les membres de la commission de l'hospice ; que le nombre des enfants qui profitent de l'enseignement donné pendant l'hiver peut se porter à quarante ; qu'on enseigne à lire, écrire, l'arithmétique et le plain-chant ; que chaque élève paye un franc vingt centimes par mois, à l'exception de ceux dont les parents sont pauvres ; que le maître d'école reçoit, en outre, le logement et la somme de soixantedouze francs prise sur les revenus de l'hospice pour l'enseignement donné aux pauvres ; qu'il est du à l'école un capital de 55s francs, dont 3 12 proviennent d'une ancienne fondation dont on ne connaît pas
(1) Ravoire ne s'est pas contenté de donner des renseignements sur le bourg- de La Chambre. Le 31 juillet 1812, il écrit au souspréfet de Saint-Jean « que Saint-Avre a près de 300 francs de revenu pour les écoles, la Chapelle 400 fr., outre des denrées pour l'école des filles, Saint-Martin 140 fr., Montaiinont 240, Montgellafrey 120, Les Chavannes 100. Il ne connaît pas, dit-il, les revenus de la commune d'Epierre.
l'auteur, et 24° d'un legs fait par dame Elisabeth Arnaud, veuve de François Billiot, en son vivant secrétaire-insinuateur du bourg de la Chambre ».
Le testament d'Elisabeth Arnaud a été reçu par le notaire Glert, le 26 juin 1790.
Après avoir fait divers legs charitables, notamment à neuf pauvres du bourg que son héritier désignera pour l'accompagner à sa sépulture, à chacun desquels il sera fourni une chandelle de cire fine de huit à la livre et deux quartes de seigle livrables au bout de la neuvaine, à la charge et condition que ces mêmes pauvres assistent au service de neuvaine ; plus la somme de 123 livres à la confrérie des Pénitents blancs érigée dans le bourg, à la condition aussi que les confrères et consœurs l'accompagnent à sa dernière demeure, auxquels il sera également donné une chandelle de cire fine de huit à la livre ; la testatrice lègue à l'école de ce bourg établie pour l'éducation de la jeunesse la somme de deux cents livres payable entre les mains des administrateurs de ladite école dans l'année de son décès, avec intérêts dès le jour de son décès.
Citons le nom d'un autre bienfaiteur des écoles de La Chambre, bien que la fondation soit postérieure à l'époque qui nous occupe.
Par son testament du 20 août i83o, Deschamps notaire, Grégoire Chardonnet, né à Aussois, percepteur, demeurant au bourg de La Chambre, lègue à la commune la somme de 2.000 livres dont le revenu doit être employé « à continuer pendant toute Tannée renseignement de la jeunesse, qui ne se tient que pendant l'été. »