SAINT- ALBAN DES-VILLARDS
L'école de Saint- Alban des- Villards a été fondée par Joseph feu Alban Reymond, par acte du i3 décembre 1762, J.-L. Tognet notaire. Voulant concourir à la fondation dune première messe les dimanches et jours de fête, ainsi qu'à l'instruction de la jeunesse, Joseph Reymond donne à la paroisse, en la personne de Rd Mat, curé, et de Joseph David, syndic : i° une pièce de terre sise au mas du Bouchet, territoire de Sainte-Marie-de-Cuines, avec teppes et broussailles, le tout de la contenance d'une quartellée et demïe ; 20 une pièce de terre au Tremblay de 120 toises ; 3° une pièce de terre d'une quartellée au Planchamp ; 4° une pièce de terre d'une quartellée aux Combes du Bessay ; 5° une pièce de terre d'une demi-quartellée à l'Adrait-des-Combes ; 6° une terre à Gotaz-Vieille ; j° une terre de deux quartellées et demie au Planchamp ; 8° un pré aux Esserts ; 90 une terre au mas du Frêne, de la contenance de trois quartellées.
Sur les revenus de ces biens-fonds, le donateur ordonne qu'on prélève trois livres pour quatre messes basses célébrées les quatre premiers dimanches de chaque année. Le surplus sera affecté au traitement du maître d'école, dont il laisse le choix et la nomination au révérend curé et au conseil dudit lieu, qui devront préférer le prêtre qui sera établi pour la première messe, s'il veut accepter cette charge.
Gomme les revenus des biens donnés par Joseph Reymond ne suffisaient pas au salaire du maître
d'école, le surplus s'imposait chaque aimée sur la taille (i).
Eu 1809, la municipalité deSaint-Alban-des-Villards adressa au gouvernement une pétition tendant à obtenir en faveur de la commune ou de la fabrique l'abandon d'un certain nombre de rentes qui n'avaient pas été aliénés pendant la Révolution. Ces rentes provenaient presque toutes des biens de la confrérie du Saint-Esprit et étaient alors affectées à l'école.
A la suite de cette pétition, une note du receveur du domaine, Jourdan, atteste qu'aucune des créances énumérées n'a été consignée dans les sommiers de son bureau, « qu'ayant été celées à l'administration du domaine, elles n'ont pas été dans le cas d'être aliénées ni transférées ... ».
Les administrateurs de Saint-Alban avaient donc agi sagement en dissimulant la plus grosse partie des biens religieux ou charitables lors de la confection des inventaires. C'est par ce moyen qu'un grand nombre de fondations scolaires ont échappé, enMaurienne, au naufrage révolutionnaire.
La confrérie du Saint-Esprit à Saint-Alban-des- Villards était une des plus richement dotées.
D'après le procès-verbal de la visite épiscopalc de Mg* Yalperga de Masin en 170 r, il y avait une confrérie du Saint-Esprit pour les villages de l'église, Fresnet et Bessay, possédant une rente annuelle de 54 quartes de seigle et 6 quartes d'orge, qu'on distribuait en aumônes le jour de la Pentecôte. Elle avait, en outre, une rente annuelle de 20 quartes de seigle et de 6 florins, qui était employée au repas annuel des confrères.
(1) Archives départementales. G. 819.
Les villages du Bochet, Bonmollard et Rivaux avaient en commun une confrérie qui jouissait d'une rente annuelle de 52 quartes de seigle, i d'orge et de 9 florins.
La confrérie du Saint-Esprit du premier Villard avait une rente annuelle de 52 quartes de seigle.