SAINT-MARTIN LA-PORTE
A l'enquête de 1729, les syndics déclarent qu'il n'y a pas et qu'il n'y a jamais eu de fondation ni d'érection d'école dans ladite communauté .
Il n'est pas permis de conclure qu'il n'y avait point d'école à Saint-Martin, mais seulement qu'il n'y avait point d'école fondée ou gratuite.
Il est probable que, là comme dans beaucoup d'autres localités, les pères de famille se cotisaient pour entretenir un maître d'école pendant les mois d'hiver.
Nous savons que dans cette commune le niveau de 1'inslruction publique était très élevé dès le xvie siècle, car ce sont des gens de la localité qui, en i565,
représentèrent le mystère de saint Martin, patron de la paroisse, en septante-quatre personnages « avec le messagier, le fol et la diablerie » (i).
L'enquête de 177 1 nous apprend qu'à cette date les principaux villages, la Villette, les Champs, la Porte (a), ont chacun leur école fondée et entretenue par la confrérie du Saint-Esprit.
L'entretien des écoles n'absorbait pas tous les revenus de la confrérie, comme le prouve un acte du 10 mai 1^85. Par cet acte, les membres des confréries du village de l'Eglise et des Champs déclarent acquitter de toute obligation les deux procureurs généraux qu'ils avaient constitués, par acte du o.f\ avril 1781, et « les libèrent de toute comptabilité, et c'est au moyen tant des payements qu'ils ont faits des gages des maîtres d'école établis annuellement à la jeunesse desdits ressorts, de l'emploi qu'ils en ont fait en partie aux réparations des fours et fontaines des mêmes ressorts, des sommes qu'ils ont employées à l'acquittement des rétributions de messes données par ladite confrérie, et au moyen aussi de la distribution annuelle qu'ils ont faite des aumônes accoutumées aux fêtes de la Pentecôte et de la distribution par eux faite aussi annuellement à chacun desdits confrères du restant desdites rentes ».
(1) Travaux de la Société, lre série, t. VI.
(2) Même Mollard-Durand, petit groupe de trois ou quatre maisons.