VILLARD-LEGER
Dans la seconde partie du xvme siècle, la paroisse de Villard-Léger eut successivement trois curés également dévoués à l'instruction du peuple.
R'1 J.-B. Baroz, natif de Lanslebourg, qui occupa
(1) Registre de l'offîcialité du diocèse de Maurienne.
(2) Archives de l'Evèché.
la cure de Villard-Léger de 1743 à 1768, fonda deux écoles : l'une au hameau de Villard-Léger et l'autre à celui de Villard-Mougin (testament du 20 février 1768, Perret notaire).
Il eut pour successeur J.-B. -François Yulliermet, qui fut nommé, en 1787, doyen de la collégiale de La Chambre et qui mourut en 1794» à Casai (Italie), où il s'était réfugié pendant la Révolution.
Ce dernier a légué la somme capitale de 3oo livres pour l'école des hameaux de Monlmalfoux, Morizot et Revollaz.
Claude Cot, natif de Modane, fut nommé à la cure de Villard-Léger en 1787 (1). En 1793, il émigra en Italie, séjourna quelque temps en Lombardie, puis dans les paroisses de Jaillon (diocèse de Suse) et de Pessinelli (diocèse de Turin).
Au mois de janvier 1795, cédant aux pressantes sollicitations des habitants d'Avérolle (Bessans), il vint leur prêter son ministère pour l'accomplissement du devoir pascal.
Il se rendit ensuite à Modane, au milieu de ses compatriotes qui lui avaient offert un asile. Il y demeura caché pendant quatre mois, malgré les dangers qui l'environnaient.
Appelé par les vœux de ses paroissiens, il revint
(1) Il avait été précédemment curé de Ghamplaurent (1779-1787). Dans son testament on lit cette clause :
« Lègue à la commune de Ghamplaurent pour une école, pour instruire la jeunesse et notamment pour la lecture et l'écriture, savoir la créance de cent livres de Piémont, due par Pernette Guquat, veuve Escoffier et celle de quatre cents à moi due par Koch Christine et Paul Savoye son beau-père, pour les intérêts des dits capitaux être employés annuellement à salarier l'instituteur. »
à Villard-Léger en juillet 1795. Il y exerça le saint ministère pendant six mois ; mais la recrudescence de la persécution durant la mission du jacobin Garelli l'obligea à chercher un refuge à Monlendry. Au premier avertissement, il sortait de sa retraite pour porter à ses paroissiens les secours de la religion.
En 1797, il rentra dans sa paroisse et fixa sa résidence au hameau de Villard-Mougin, où il demeura pendant quatre ans.
Après la Révolution, il s'occupa à réparer les ruines accumulées.
Par son testament du 11 juillet 1811, Mollot notaire, il a légué à l'école de Villard-Mougin la somme capitale de 840 livres et à celle de Montmalfoux le capital de 36o livres. Cette générosité avait pour but de reconstituer les anciennes fondations scolaires en partie perdues pendant la tourmente révolutionnaire.
N'oublions pas de signaler le zèle d'une pieuse laïque, dame Françoise Salomon, veuve du sieur Jean-Joseph Lozat, qui a donné à l'école du village de l'église la somme de 186 livres (obligation du 3 juin 1810, Valliend notaire).
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Page 14, ligne 22 : supprimer le mot de après enfants.
Page 19, ligne 12 : au lieu de : assez intelligentes pour les jouer ; lire : assez intelligentes pour le jouer.
Page 21, ligne 33, en note : au lieu de coutumance, lire coutume.
Page 23, à la note 1, au lieu de 1650, lire 1630.
Page 24, ligne 10 : ajouter une virgule après le mot grâce.
Page 26, ligne 17 : ajouter un guillemet après le mot Vienne.
Page 30, à la fin de la note 2 : ajouter année 1903.
Page 42, ligne 20, au lieu de : rétablissement de l'organisation, lire : rétablissement et l'organisation.
Page 47, ligne 6 : lire promettant, au lieu de permettant.
Page 48, ligne 29 : au lieu de : divisés pour les querelles politiques, lire : divisés par les querelles politiques.
Page 49, à la note 1 : lire cité antique au singulier.
Page 56, ligne 27 : au lieu de : certificat d'identité, lire : certificat d'idonéité.
Page 182, à la fin de la page : au lieu de l'été, lire Yhiver.