‹ L'instruction publique et la démocratie 1879-1886Chapitre 32 sur 39 · fr · texte numérisé non relu

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Soit en chiffres ronds 82 millions. Les facultés ont en outre reçu pour leurs bibliothèques, leurs collections et leurs frais de cours, des crédits qui se montent annuellement à la somme de 1,700,000 francs.

Dans la même période (1868-1883), ont été construites ou rebâties en province : les facultés de Grenoble, les facultés de médecine et des sciences de Lyon, les facultés de Bordeaux; les observatoires de Lyon, Bordeaux et Besançon; les laboratoires de zoo-

1. J'emprunte ces chiffres aux notes que M. Dumont a laissées sur renseignement supérieur en France.

logie marine de Goncarneau, de Roscofî, de Banyuls, de Luc-sur-Mer, du Havre et de Marseille; à Paris, la Faculté de médecine, les nouvelles galeries du Muséum et TÉcole de pharmacie. Sont en voie de reconstruction ou d'agrandissement : dans les départements, les facultés de Montpellier, de Toulouse, de Lille, de Marseille, de Caen, de Clermont et de Dijon; à Paris, la Sorbonne, dont la première pierre avait été solennellement posée en 1852.

Tels ont été de 1868 à 1883 les résultats matériels obtenus par les efforts réunis de Tadministration et des conseils municipaux; — j'omets à dessein les conseils généraux, qui n'ont peut-être pas apporté tout le zèle et toute Tintelligence désirables à l'œuvre commune. Ces résultats — on ne saurait le nier — sont des plus satisfaisants. En quelques années, la France a fait plus de sacrifices pour le développement de son enseignement supérieur qu'elle n'en avait fait pendant un demi-siècle.

Et ce n'est pas fini. A moins de rester court et de tomber en faillite, il faudra bien que l'Etat trouve encore une trentaine de millions pour achever les travaux commencés ou promis. C'est du moins la somme à laquelle l'administration, d'accord avec la commission du budget, paraît s'être arrêtée. Qu'on ne se récrie pas trop. Le chiffre est gros sans doute, il est même énorme eu égard à notre situation financière. Mais qu'est-il en regard des sommes folles que l'on a dépensées et qu'on se propose de dépenser encore pour les écoles primaires? Une goutte d'eau

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dans cette marée montante de crédits fantastiques et toujours grossissants. Rien n'empêcherait, du reste, de prélever ces 30 millions sur les 6 à 700 que doit encore nous coûter la belle loi de M. Ferry sur Finstruction obligatoire et les intérêts électoraux d'une majorité sans pudeur *. Peut-être aussi, qui sait? pourrait-on en rabattre quelque peu. Sur les 80 millions déjà dépensés, il ne manque pas de gens et des plus compétents qui estiment qu'on aurait pu facilement en épargner la moitié sans que la science y perdît. Nos savants — et je pourrais citer ici des témoignages considérables — se soucient fort peu qu'on leur élève à grands frais de somptueux édifices en pierres de taille massives, étalant orgueilleusement le long de nos boulevards leurs façades monumentales. Ce qui leur manquait, c'était l'espace, l'air, la lumière; c'étaient des cabinets d'étude un peu plus confortables que la pièce humide où l'illustre Claude Bernard faisait jadis ses expériences au Collège de France; c'étaient des constructions légères dont ils pussent varier l'aménagement suivant leurs besoins particuliers; de vastes laboratoires sans luxe décoratif et sans prétention architecturale. Ils ne demandaient pas les palais qu'on leur a donnés. Qu'on s'arrête dans cette voie, au lieu de se livrer aux architectes, aux entrepreneurs, aux fournisseurs et

1. M. Berthelot avait fait cette proposition dans la Revue internationale de l'enseignement y et M. Fallières en avait saisi la commission du budget, qui l'avait d'abord repoussée; depuis elle a prévalu.

généralement à toutes les sangsues qui nous ruinent depuis dix ans, et Ton sera très étonné de l'aisance avec laquelle les crédits jugés indispensables aujourd'hui pourront être réduits.

Une des causes les plus actives de la prospérité des universités allemandes est sans contredit le nombre et la variété de leurs cours. Déjà l'enquête entreprise en 1864 avait mis ce point en pleine lumière. On peut lire, en effet, dans le rapport qui précède la statistique de 1868 :

« Les universités allemandes ont trois sortes de professeurs enseignant à la fois dans l'enceinte académique : l'ordinaire, l'extraordinaire et le privâtdocent, tous trois payés par les particuliers, les deux premiers rémunérés en même temps, mais très inégalement, par l'État.

«i Nos facultés ne connaissent qu'un seul ordre de professeurs, ceux qui sont titulaires de leur emploi. Mais ces titulaires sont peu nombreux, cinq en moyenne, et l'enseignement est ordonné d'une manière immuable... Nos facultés ainsi réduites et où le renouvellement ne se produit qu'avec une extrême lenteur, ne peuvent, malgré le talent et l'ardeur qu'on y montre, avoir le mouvement et la vie d'universités autrement composées.

« Je ne proposerai pas d'augmenter au hasard des circonstances le nombre des chaires et de déranger réconomie si bien réglée de notre enseignement. Mais aux bienfaits de l'ordre il est possible de joindre ceux de la liberté en allant aussi loin dans ce sens

que nos lois et nos mœurs le permettent, et de donner à notre enseignement supérieur la variété qui attire, le mouvement qui fait la vie, Témulation qui garantit le progrès, sans détruire la tradition qui est une force. y>

Et le rapport concluait nettement à Touverture dans nos amphithéâtres de cours faits avec l'agrément des professeurs titulaires par de simples docteurs.

L'institution des maîtres de conférences de facultés n'a été que l'heureuse application de cette idée si simple. On sait le chemin et les progrès qu'elle a faits. En 1876, lorsque, à l'instigation de M. du Mesnil, M. Waddington demanda l'inscription au budget d'un crédit de 300,000 francs pour cet objet, le nombre des professeurs et par, conséquent des enseignements n'était pour toute la France, excepté Paris, que de cent cinquante-neuf. Il est aujourd'hui d'un peu plus de quatre cents. Par exemple, à la faculté des lettres de Paris, aux dix-sept chaires occupées par les professeurs titulaires en exercice s'ajoutent actuellement quinze cours complémentaires ou conférences, faits par des docteurs appointés, et trois cours libres. Ce ne sont pas encore là sans doute les chiffres qu'atteignent certaines universités allemandes, celle de Berlin notamment, qui ne comptait pas moins de cent quatre-vingt-neuf cours dans sa seule faculté de philosophie (lettres et sciences) en 1869. Mais il serait tout à fait injuste de tirer de ce rapprochement une conclusion rigoureuse. On oublie trop souvent, quand il s'agit de l'Allemagne, d'abord qu'une partie des

enseignements qui se donnent dans les universités ont chez nous leur place au collège et que nous possédons, d'autre part, une quantité d'écoles spéciales, d'établissements scientifiques qui compensent dans une large mesure l'apparente infériorité de nos facultés, sous le rapport du nombre et de la variété des cours. Pour établir une comparaison exacte entre les deux systèmes et les deux pays, il faudrait mettre en regard des universités allemandes : 1** les classes de philosophie, de mathématiques élémentaires et de mathématiques spéciales de nos collèges; 2^ l'École polytechnique, l'École normale, le Collège de France, les Écoles des chartes, des hautes études, des langues orientales, le Muséum, pour ne parler que de ces grandes fondations. Et qui sait alors si la balance pencherait autant qu'on le croit généralement du côté de l'Allemagne? Je me borne à ce simple point d'interrogation ; la question est trop grave et se rattache trop étroitement au plan de reconstitution des anciennes universités françaises pour être traitée d'une façon incidente. Réservons-la donc et passons, sans nous y arrêter davantage, aux bourses de licence et d'agrégation.

Les bourses de licence et d'agrégation existaient déjà sous une forme moins simple, et sous le nom d'écoles normales secondaires. Mais elles n'avaient pas de crédit spécial, et par suite d'existence bien régulière. Chaque année, le ministre accordait, sur la proposition des recteurs, le vivre et le coucher dans nos lycées à un certain nombre de candidats à la

licence, résidant au chef-lieu d'académie. Pour les autres, pour ceux qui ne pouvaient venir en chemin de fer assister aux conférences, un enseignement à distance avait été organisé. Ils recevaient tous les huit jours par Tintermédiaire du recteur des textes de devoirs, des sujets d'étude ou de composition et des copies corrigées. Le rouage était sans doute un peu compliqué; mais il avait un grand mérite, en 1868 : c'est qu'il n'entraînait aucune dépense nouvelle. N'étant plus retenue par des considérations de cette nature, l'administration a très judicieusement adopté pour nos facultés le système qui existait dans nos collèges et dans plusieurs de nos grandes écoles. Elle a créé 300 bourses de licence (M. Waddington en 1876) et 200 bourses d'agrégation (M. Ferry en 1880), les premières de 1,200 et les secondes de 1,500 francs. Ainsi s'est trouvé tranché par la force de l'argent, par l'attrait d'une prime si modeste qu'elle soit, le problème, difficile entre tous, de la création de nouveaux auditoires près nos facultés des lettres et des sciences. Où avaient échoué tous les efforts d'ordre administratif et moral, tout le zèle et le talent de nos professeurs, une simple mesure financière a pleinement réussi. Avant qu'on les indemnisât, sous une forme ou sous une autre, notre haut enseignement n'avait jamais eu d'étudiants proprement dits; depuis qu'on les paye et qu'en sus de leur bourse l'administration leur a généreusement accordé la dispense du service militaire, ils affluent. C'est moins glorieux peut-être qu'en Allemagne, où,

loin de recevoir une gratification de l'État, les étudiants, le plus souvent, rémunèrent eux-mêmes leur professeur et font leur volontariat comme tout le monde; mais c'est infiniment plus démocratique. En 1792, Gondorcet voulait déjà pour ses lycées (lisez facultés) des bourses qui auraient été distribuées aux sujets les plus méritants, décorés du nom d'élèves de la patrie. Il appartenait au régime actuel de reprendre l'idée du philosophe girondin. Plût à Dieu qu'il ne lui eût emprunté que celle-là, qui par hasard était pratique, et qu'il lui eût laissé ses utopies! L'orgie financière à laquelle nous assistons depuis dix ans nous eût été épargnée, et nous ne serions pas acculés, pour en solder les frais, à de nouveaux emprunts !

L'institution des bourses de licence date, avonsnous dit, de 1876, celle des bourses d'agrégation de 1880 seulement. On peut cependant en apprécier les résultats. Avant 1876, il n'y avait encore, dans nos facultés, qu'un très petit nombre d'auditeurs réguliers : les écoles normales secondaires, qui en avaient donné plus de cinq cents * la première année de leur fondation, n'avaient pas été soutenues, et la petite leçon, les conférences n'étaient plus suivies, sauf à Paris, que par quelques candidats à la licence. D'après le dernier relevé officiel, le nombre des étudiants, pendant le premier semestre de 1883-1884, aurait été, pour la France et l'Algérie, de 2,674, dont

1. Discours prononcé par le mioistre de Pinstruction pu* blique dans la discussion du budget du 5 avril 1869.

1,090 pour les sciences et 4,584 pour les lettres. Le progrès, on le voit, est considérable, et si nous sommes encore loin du chiffre énorme de 8,944, qui est celui des élèves des facultés correspondantes en AlUemagne, il est clair pourtant qu'il règne aujourd'hui, dans quelques-uns de nos amphithéâtres, une très heureuse et féconde activité. La province ellemême, longtemps si réfractaire, s'est mise en marche sur quelques points : Toulouse et Bordeaux en tète, avec 200 étudiants chacun; Montpellier, Nancy, Besançon ensuite, avec des chiffres qui varient de 400 à 420. A Paris surtout, le mouvement a pris des proportions vraiment inespérées : 434 étudiants en sciences et 738 en lettres, presque autant qu'aux xii® et xiip siècles, à l'époque brillante où la montagne Sainte-Geneviève et les échoppes de la rue du Fouarre étaient célèbres dans le monde entier.

Sans doute, il faut toujours se défier de la statistique, et ces chiffres, à les serrer de près, pourraient bien perdre un peu de leur opulence. Il n y a pas de régiment si bien tenu qui n'ait ses non- valeurs; à plus forte raison, dans ce bataillon de près de 4,200 jeunes gens qui ne sont astreints à aucune discipline et à aucune surveillance, le nombre des assidus doit singulièrement différer de l'effectif inscrit. Combien vont signer au registre sans entrer dans les salles de conférences, et, parmi ceux qui les suivent, combien prennent réellement part à leurs exercices? D'après des informations que j'ai lieu de croire exactes, sur les 700 noms que porte la liste de la faculté des

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lettres, il y en aurait bien 300 à rabattre. Mais, même en admettant cette réduction, qui ne paraîtra nullement excessive à ceux qui savent comment les choses se passent dans nos facultés de médecine et de droit, il reste encore un bien beau total : 400 étudiants. La Sorbonne ne s'était jamais trouvée à pareille fête !

Jamais non plus, et c'est ici que les chiffres deviennent véritablement éloquents, jamais nos facultés n'avaient fait recevoir à nos diverses épreuves autant de leurs candidats. L'an dernier, à l'agrégation de grammaire, sur 33 admis, 41 boursiers ; à l'agrégation d'histoire, sur 17 admis, 7 boursiers, dont le premier, le quatrième, le sixième, le huitième, le neuvième et le dixième. A l'agrégation des lettres, le succès n'a pas été tout à fait aussi brillant pour 1884; 4 boursiers seulement ont été reçus. Mais, en 1883, il y en avait eu 7 dont 3 dans les 10 premiers. A l'agrégation des sciences naturelles, la Sorbonne a eu, l'an dernier, les deux premiers; à celle de physique, le second. Bref, sur toute la ligne, sauf en mathématiques, nos facultés — celles de Paris, bien entendu — sont en train de disputer et peut-être à la veille d'enlever à l'École normale sa vieille suprématie. Jadis, c'est à peine si leurs candidats osaient se présenter à la licence du mois d'août; aujourd'hui c'est le plus difficile et le plus important de nos examens qu'ils affrontent et qu'ils passent haut la main *.

1. Les résultats pour 1885 n'ont pas été, hâtons-nous de le dire, aussi brillants.

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Voilà, certes, de bien grands changements et des résultats qui font honneur non plus seulement, cette fois, à l'administration, mais au corps enseignant et, pour tout dire, à la faculté des lettres de Paris. C'est elle, en effet, qui, dans ces dernières années, a donné l'impulsion à la réforme, et c'est èi ses efforts persévérants, à l'infatigable activité de son doyen et de quelques-uns de ses membres qu'en sont dus les succès. J'ai déjà cité plusieurs noms propres; j'aurais mauvaise grâce à ne pas rappeler ici la part qui revient, dans ce concert d'efforts et de bonnes volontés, à MM. Lavisse et Alfred Croiset.

Nul n'était préparé, comme le premier, à tenir avec autorité le scabreux office de directeur des études dans une faculté qui compte tant de vieux serviteurs et de maîtres éminents. Mêlé, dès l'Empire, aux travaux préliminaires de la statistique de 1868, s'étant acquis, plus tard, par ses recherches personnelles, une compétence indiscutable dans toutes les choses d'Allemagne et de pédagogie, M. Lavisse semblait encore désigné pour cette fonction par ses rares aptitudes administratives.

Avec d'autres mérites et des qualités d'un ordre différent j M. Alfred Croiset n'avait pas de moindres titres, et l'administration, en créant pour lui une seconde direction d'études, n'a que récompensé, dans le plus modeste des hommes, l'enseignement à la fois le plus sohde et le plus brillant. Depuis longtemps M. Croiset avait su grouper autour de sa chaire d'éloquence grecque un auditoire fixe. Ajoutez qu'il

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n'avait pas eu besoin pour cela de fermer sa porte. Il s'était contenté de faire son cours avec assez d'agrément et de talent pour attirer les amateurs de fine littérature et de bonne langue et d'y mettre assez de science pour retenir les travailleurs.

La collaboration de deux esprits aussi distingués ne pouvait qu'être féconde. Que ceux qui voudraient en juger par eux-mêmes aillent visiter le baraquement Gerson. Ils trouveront là deux salles munies de pupitres et de chaises en bois blanc et quelques rayons de bibliothèques pourvus des instruments indispensables, et dans ces salles, en tout temps, trente ou quarante jeunes gens travaillant avec ardeur! A leur maintien décent et à leur gravité précoce, on ne les prendrait guère pour des Français : rien de la désinvolture de nos étudiants en droit ni du débraillé légendaire de nos étudiants en médecine, rien non plus du type normalien gouailleur et volontiers badin; on se croirait dans un séminaire allemand. Pardon! ce séminaire, c'est la jeune Sorbonne qui pousse, c'est l'élite des boursiers, le choix du choix, la sélection de la sélection qui s'exercent et qui s'entraînent. Ce baraquement, c'est le salon des refusés de l'École normale, qui se venge d'elle en la battant, et c'est de lui que sont sortis, pour la plupart, les trente-six agrégés de l'an dernier.

Je n'ai guère eu jusqu'ici qu'à raconter des faits et qu'à constater des résultats où j'ai trouvé beaucoup à louer. J'aurais maintenant sur certains points quelques doutes à émettre, quelques réserves et quelques craintes à formuler.

Et tout d'abord une question se présente, celle de savoir si la réforme entreprise en 4868 se maintiendra dans les bornes actuelles ou si elle les franchira; si l'enseignement de nos facultés restera ce qu'il avait été jusqu'à ce jour, c'est-à-dire accessible au grand public, ou s'il achèvera de perdre son caractère général pour devenir purement didactique.

Il y a vingt ans, cette dernière hypothèse s'entrevoyait à peine, et les plus hardis n'osaient même pas la soulever. On s'accordait généralement à reconnaître la nécessité de la coexistence dans notre haut enseignement de deux sortes de cours : les uns destinés à répandre « la connaissance des méthodes scientifiques et par conséquent s'adressant au petit nombre; les autres roulant sur des généralités susceptibles d'intéresser un nombreux auditoire * ». Personne n'eût osé conseiller à nos professeurs de renoncer « au genre brillant créé par des hommes éminents dans la première moitié de ce siècle et l'une des gloires de l'esprit français * ». Transmettre le

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