archives nationales, F
l'approbation du curé de la paroisse, qui l'adoptait, et la sage-femme était faite. Aujourd'hui, ce sont les officiers municipaux qui sont devenus les approbateurs juges. Très peu de ces femmes savent lire et écrire, presque aucunes n'ont de dispositions pour l'emploi auquel on • les destine et aucunes ne reçoivent nulle espèce d'instruction propre à les mettre au fait de l'état qu'elles doivent exercer. »
« Dans tous les cantons de la République; écrit encore le chef de la deuxième division du ministère de l'intérieur*, on voit des hommes sans études exercer la médecine, la chirurgie et la pharmacie. Partout la santé et la vie des citoyens crédules et confiants deviennent le jouet de Timpéritie, du charlatanisme et de l'avance. Cette funeste licence est une suite de l'abolition des jurandes; mais, en affranchissant l'industrie de ses entraves, le législateur n'a pas voulu dispenser des travaux qui créent la science, de l'expérience qui la développe, ni des sages précautions que réclame la sûreté publique. Autrefois, les États qui tenaient à l'art de guérir ne pouvaient être exercés qu'avec des patentes et brevets accordés, les uns par les universités, les autres par le premier chirurgien du roi. 11 est vrai que les études seules ne donnaient pas ces titres, qu'il fallait encore les payer. L'abus était dans la vénalité ; l'institution était salutaire. C'est cette garantie qu'il est urgent de rétablir sous telle forme que les circonstances permettront et que la sagesse du ministre voudra adopter. »
Mais c'était surtout aux armées que se faisait sentir le besoin de praticiens instruits et qu'en était grande la pénurie. < Les nombreux bataillons chargés du soin de la défense de la liberté et de l'égalité exigeaient à leur suite une grande quantité d'hôpitaux, i et dans ces hôpi-