Annuaire de Vinstruction publique
de Metz, de Fontainebleau % d'Aiguillon, de Layrac et de Villeneuve".
Manifestement, le succès, la vogue est là*, succès d'autant plus légitime et d'autant plus mérité, que, très habilement, avec un grand sens pratique, la plupart de ces maisons ont élargi, renouvelé leur enseignement, se sont réformées elles-mêmes en combinant la nouvelle organisation des études avec l'ancienne, et mènent maintenant de front, dans une juste mesure, les sciences et les humanités. En sorte qu'aux yeux des familles elles n'ont pas seulement, sur les établissements concurrents, l'avantage d'une bonne discipline et d'une forte instruction morale et religieuse, mais encore le mérite d'un enseignement très complet, préparant à toutes les carrières civiles et militaires.
Ici comme dans le reste, les témoignages abondent, ils sont même plus concluants et plus forts en ce qu*ils procèdent d'une enquête approfondie, minutieuse, faite par des hommes qui, loin d'être animés d'aucune hostilité contre la Révolution, avaient tous embrassé ses principes avec ardeur, et n'avaient qu'un désir, c'était d'en ] sauver tout ce qui en pouvait être sauvé : au premier rang, Fourcroy, l'ex-président des Jacobins, devenu conseiller d'État et directeur général de l'instruction publique; au second, Rœderer, également conseiller d'État, et Jacquemont, l'ex-membre du Conseil d'instruction publique institué par François de Neufchdteau, rallié, lui aussi, au nouveau régime et chargé parle Tribunat, dont il faisait partie, du rapport sur le projet de loi du 10 floréal an X.
1. Ces deux derniers, cités avec éloge par Fourcroy dans son rapport au corps législatif.