‹ L'instruction publique et la RévolutionChapitre 68 sur 110 · Voir à l'Appendice la Statistique des préfets · texte numérisé non relu

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3. Dans le Doobs, au rapport de M. Sauzay, il y avait, en 1799, 386 écoles particulières et 90 écoles publiques seulement,

3i4 l'instruction PUBLIQUE ET LA RÉVOLUTION,

« On se tromperait, dira bientôt celui-ci, si l'on supposait que, pendant le cours des orages révolutionnaires, l'instruction primaire et secondaire fût restée totalement anéantie dans les villes et dans les campagnes. A mesure que les troubles s'apaisèrent, on vit les écoles de l'un et de l'aulre degré se reproduire spontanément. Il n'est guère maintenant de commune rurale qui n'ait son mattre de lecture et d'écriture, et la plupart des petites villes renferment quelques professeurs de langue latine et française et d'éléments de mathématiques qui ont trouvé dans le nombre de leurs élèves un salaire suffisant de leurs travaux'. »

« Les écoles d'enseignement littéraire que la Révolution a détruites, le besoin public, le savoir de plusieurs citoyens les ont fait renallre, dira dans le même temps celui-là. La France est maintenant repeuplée d'écoles où l'on enseigne les langues anciennes, la géographie et les éléments de calcul *. »

Et Fourcroy : « Ce que je viens d'exposer doit aussi rassurer les citoyens recommandables qui ont fait depuis quelques années des établissements particuliers d'instruction élevés au niveau des connaissances actuelles. Il existe à Paris et dans quelques départements des écoles où l'on enseigne tout à la fois les langues anciennes, les belles-lettres, les sciences exactes et les arts du dessin. Les professeurs, les maîtres y sont nombreux et très distingués. On y voit des collections de machines et de livres, des cabinets, des laboratoires, d«s ateliers où sont réunis tous les moyens, toutes les ressources pour l'étude et pour l'expérience, pour la théorie et pour la pratique.

ce J'en ai plusieurs fois visité quelques-unes et j'ai

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