LETTRE DEDICATOIRE
des dieux tutélaires, ils les protègent contre les injures et les attaques des méchants, de même j'ai résolu de placer votive nom auguste dans le vestibule de mon ouvrage. Sous les auspices de ce nom, il fera son chemin dans le monde à l'abri des critiques malveillantes. J'en suis d'autant plus fermement assuré, qu'il n'est aucun F{oyaume oîi la renommée de ce nom respecté ne soit parvenue. Et il ne faut point s'en étonner, puisqu'il y a en vous une réunion si précieuse de rare vertu et de solide savoir qu'eau jugement même des savants, et d'après le témoignage public, vous êtes considéré comme le sommet même delà science [i]. Je ne m'étendrai point sur la vertu et la prudence singulière que vous déployé^ dans le poste considérable que vous a confé le Trés-Chrétien monarque Louis XIV, Roi de France et de Navarre. Je ne parlerai que de votre savoir, qui embrasse non-seulement la philosophie, la jurisprudence et la politique datis tous leurs détails, mais encorde, si je puis le dire sans vous offenser, la médecine elle-mêine à un degré peu ordinal j-e (2).
(i) Velut apex eruditionis. efforcé d'attirer Patin che:^
(2) Le goût de Montmor lui. Celui-ci écrivait à Sport
pour la médecine et les méde- fSo janvier 1654J : « J'ai
cins était ancien. Il s'était diné aujourd'hui che^ M. Ha-