‹ L'Insuffisance réflexe de la Ventilation PulmonaireChapitre 10 sur 62 · L'ESPACE NUISIBLE FIXE · texte numérisé non relu

L'ESPACE NUISIBLE FIXE

Mais les diverses régions de l’appareil respiratoire ont des propriétés différentes. Les voies respiratoires supérieures ne sont que des conduits impropres aux échanges entre l’air des poumons et les gaz du sang. L'ensemble des cavités de la bouche, du pharynx, de la trachée, des bronches et des bronchioles, forme donc un espace nuisible dont la contenance moyenne est, d’après les mensurations de Loewy, de 145 centimètres cubes, c’est-à-dire que pour une inspiration de 500 centimètres cubes seulement, 355 centimètres cubes d’air frais arriveront dans les territoires propres à l’hématose.

L'espace nuisible aura donc réduit l'efficacité de la respiration de 29 %. à

Il est extrêmement important de préciser cette notion d’espace nuisible. L'existence de l’espace nuisible est un fait qui conditionne au premier chef l’efficacité de la ventilation pulmonaire, car pour un égal débit d’air ventilé, l’efficacité des mouvements respiratoires de grande amplitude sera supérieure à celle des mouvements de fréquence rapide.

En effet, pour une ventilation de 8 litres à la minute, il n’est pas équivalent que le rythme respiratoire soit de 32 mouvements de 250 cc. d’amplitude ou

qu’il soit de 16 mouvements de 500 cc. d'amplitude. Dans le premier cas l’espace nuisible sera balayé 32 fois et seulement 16 fois dans le second cas. Dans le premier cas l'efficacité de la ventilation ‘sera diminuée de 32 X 145 cc. — 4 litres 640 et seulement de 16 X 145 ce. — 2 litres 320 dans la seconde hypothèse.

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