LES VOLUMES SPIROMÉTRIQUES DE LA CAPACITÉ PULMONAIRE
Le rythme des mouvements respiratoires, inspiration et expiration successives, assure le renouvellement de l’atmosphère profonde des poumons contenue dans les alvéoles à travers lesquelles s’effectuent les échanges gazeux avec le sang de la petite circulation, le sang veineux se débarrassant de son excès de CO?, le sang artériel se saturant d’O2,
La spirométrie permet de distinguer plusieurs vo- Jlumes respiratoires de significations physiologiques différentes.
1°) Après une inspiration forcée le volume de lair emmagasiné dans l’appareil respiratoire forme la capacité totale pulmonaire, qui est normalement de 5 litres.
2°) Le sujet effectue alors une expiration forcéé; il ne peut vider complètement ses poumons; il ne
Ep TE
peut en chasser que 3,500 litres. Cette capacité qui est mesurée par le plus grand volume d’air que l'individu peut déplacer après une inspiration forcée est la capacité vitale d’Hutchinson. Sa signification est très importante, puisqu'elle mesure la plus grande amplitude possible des mouvements respiratoires.
3°) Quant à l’air résiduel, celui qui ne peut être chassé des poumons et par conséquent ne peut être mesuré que par des méthodes indirectes, il est d’environ 1,500 litres,
> 0 . y» ë Ù 4) L’air courant est le volume d’air correspondant
à un mouvement respiratoire spontané de l’individu; sa grandeur est essentiellement variable; elle s’adapte par le jeu des mécanismes régulateurs de la ventilation aux besoins actuels de l'individu; au repos, l'air courant normal est d’environ 0,500 litres.
5°) La marge entre l’air courant et la limite supérieure de la capacité vitale est l’air complémentaire, tandis que celle qui existe entre l’air courant et la limite inférieure de la capacité vitale est l’air de réserve.
Ces deux volumes sont donc mobilisables par laccroissement de l’ampliation pulmonaire.