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Aussi pendant les mouvements respiratoires, les ætria et les infundibula jouent à la fois le rôle de surfaces respiratoires et de conduits formant espace muisible,.
Lorsque l’amplitude des mouvements respiratoires s’accroit, ces zones aussi expansibles que les sacs alvéolaires, mais bien moins propres aux échanges gazeux, augmentent de volume.
Elles sont alors occupées par un air d'autant plus voisin par sa composition de l’air inspiré que la ventilation possède une plus grande amplitude et par conséquent l’espace nuisible sera plus grand.
Pour mesurer la grandeur de l’espace nuisible total formé par les espaces nuisibles fixes et variables, Henderson, Chillingworth et Whitney ont, après Douglas et Haldane, utilisé la relation établie par Loewy entre le volume d’une expiration, sa composition, la capacité de l’espace nuisible et la composition de l’air alvéolaire. Connaissant les trois premiers facteurs, Loewy calculait la composition de l’air alvéolaire qui est contenu dans les parties profondes de l’appareil respiratoire et dont les pressions gazeuses sont en équilibre avec celles des gaz et du sang.
Ces auteurs renversant la proposition de Loewy, mesurent directement l’air alvéolaire et calculent la capacité de l’espace nuisible.
Ils montrent ainsi que la capacité moyenne de lespace nuisible total est de 180 ce. mais qu’elle peut eu cours de mouvements respiratoires de grande amplitude, dépasser 1.000 centimètres cubes.
BRU. ent
Cependant, si l’espace nuisible total grandit en valeur absolue lorsque les mouvements respiratoires deviennent plus amples, il devient proportionnellement plus faible par rapport à l’air courant ainsi augmenté.
Supposons en effet que l’amplitude soit très faible, l’espace nuisible variable diminuant proportionnellement avec l’amplitude, l’espace nuisible fixe formé par les voies respiratoires supérieures prend une importance relative d’autant plus grande que lamplitude est réduite. .
C’est pourquoi l’espace nuisible qui est normale-
ment de 30 % de l’air courant atteint 50 % de celui-
ci lorsque la respiration est superficielle, c’est-à-dire au-dessous d’une amplitude de 300 cc.
L'AMPLITUDE DES MOUVEMENTS EST LA PREMIÈRE CONDITION D'UNE VENTILATION EFFICACE
Nous pouvons ainsi comprendre qu’au total l’efficacité de la ventilation est accrue lorsque pour un même débit respiratoire l’amplitude des mouvements est relativement plus grande que leur fréquence. :
Pour un même volume d’air par minute, une plus grande quantité d’air inspiré se mélange à l’atmosphère profonde des poumons et le renouvellement de celle-ci s’effectue plus complètement.
De cette considération il résulte que le débit respiratoire maximum que peut fournir un individu ne peut suffir seul à caractériser l'efficacité de sa