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ventilation; il faut mesurer également lampliation et la fréquence de ses mouvements.
Dautrebande conçoit différemment l'efficacité des mouvements respiratoires de grande amplitude; elle serait due à une dilatation plus complète et plus uniforme des alvéoles pulmonaires à chaque respiration.
Pour cet auteur, des ambpliations pulmonaires trop faibles ne feraient dilater que certaines régions, laissant un certain nombre d’alvéoles mal déplissées.
Il en résulterait une hématose oxygénée insuffisante dans ces alvéoles non dilatées et comme la forme particulière de la courbe de dissociation de l’'Hémoglobine ne peut permettre au sang qui s’est artérialisé dans les régions bien ventilées, d’emporter un excès d’O2 pour compenser le déficit qui s’est produit dans les régions mal ventilées, le sang artériel mêlé serait à la sortie du poumon, insuffisamment oxygéné.
Il ne nous paraît pas que ce mécanisme puisse être invoqué lorsque l’amplitude de la respiration reste supérieure à 400 ou 500 cc.
En effet, pour une telle ampliation qui correspond à celle de l’air courant au repos, le sang artériel est pratiquement saturé d’02 à 96 % en moyenne.
Pour cela il a fallu que l’hématose se soit bien effectuée et que toutes les zones pulmonaires aient leurs alvéoles suffisamment dilatées.
A fortiori, dès que les mouvements respiratoires deviennent supérieurs à l’air courant moyen au repos, les poumons sont déplissés dans leur totalité.
Dans de telles conditions, si l’amplitude des mou-
vements respiratoires est la qualité primordiale d’une bonne ventilation, il nous paraît que ce soit bien moins à cause de lPexplication proposée par cet auteur qu’à la proportion variable dans laquelle intervient l’espace nuisible.
Par contre, nous verrons ultérieurement combien l'irrégularité dans le déplissement des alvéoles intervient si lamplitude est par trop faible, au-dessous. de 300 cc. environ, et comment la respiration superficielle est, à cause de ce mécanisme, incapable d’assurer des échanges respiratoires suffisants, même au lEpos. | | La valeur primordiale de Pampliation pulmonaire comme facteur d’une bonne ventilation a été égale-
ment bien mise en évidence par Briggs dans l’expé-
rience que nous avons rapportée plus haut.
11 montre que les sujets bien entraînés ont des mouvements respiratoires de grande amplitude, tandis
que les sujets non entraînés, à la respiration insuffi-
sante ont une ventilation pulmonaire bien plus rapide, mais bien moins profonde.
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