MÉTHODE DE MATHIEU ET ETIENNE
La spirométrie a permis également à Mathieu et à
Etienne d’établir une notion que nous appelons avec
M. Goiffon, laxe respiratoire.
Etienne a montré dans sa thèse comment on peut situer Pair courant dans le cadre de la capacité vi- . tale, en faisant souffler à fond le sujet dans le spiromètre après une série de mesures de son air courant. .
Obtenant ainsi la valeur de la capacité vitale de Pair courant et de l’air de réserve, on peut voir si la moitié de l’air courant est au-dessus ou au-dessous de la moitié de la capacité vitale; en d’autres termes, si le sujet respire à poumons « pleins > ou à poumons « vides ».
L'expérience montre que les sujets entraînés, athlétiques, respirent à poumons vides.
Les sujets non entraînés ont fréquemment un axe élevé et respirent à poumons pleins.
Or, si la même quantité d’air courant vient se diluer avec un grand volume d’air de réserve (l'air résiduel étant supposé normal, ce qui est généralement exact d’après Waldenburg et Gad), le renouvellement de Vair contenu dans le poumon se fera moins bien.
Pendant l’exercice musculaire, ou toute autre cause de surventilation, l'air courant tend à se confondre
‘avec la capacité vitale et cette notion d’axe respira-
toire perd de sa signification, puisque Pair de réserve est mobilisé dans l'air courant accru.
La notion d’axe respiratoire, intéressante en elle-
ie
même, est donc plutôt la caractéristique d’un style au’une réelle mesure fonctionnelle de la ventilation.
Elle reste une méthode de mensuration faite au repos sous l’influence de la volonté; elle ne peut dispenser de compléter la connaissance des possibilités anatomiques et de l « attitude » de la ventilation au repos par celle de l'amplitude des mouvements respiratoires pendant la ventilation spontanée maxima.