MODIFICATIONS DE L'ATMOSPHÈRE DU SPIROMÈTRE PENDANT L'ÉPREUVE
Nous n’avons pas mesuré les modifications sanguines pendant l’épreuve de respiration en espace clos. Maïs il est possible de les connaître indirectement par l'analyse des gaz contenus dans le spiromètre. En effet l’air alvéolaire est constamment en équilibre gazeux avec le CO? et l’O2 du sang; d’autre Eart, tandis que l’épreuve se prolonge, la ventilation devenant plus active sans que l’air du spiromètre se
renouvelle, celui-ci prend une composition sensiblement égale à celle de l’air alvéolaire.
La courbe que l’on peut établir en analysant l’atmosphère du spiromètre d’instant en instant au cours de l'épreuve permet ainsi de connaître les modifications sanguines correspondantes.
A la fin de l’épreuve l’atmosphère du spiromètre contient un taux d’O2 de 12 à 9 %, le taux de CO2 étant de 7 à 9 %. L’air alvéolaire normal contenant 14 % d’O2 et 5,5 % de CO? la respiration en espace clos crée un appauvrissement de l’O2 et un enrichissement du CO? alvéolaire; les conséquences humorales en sont à la fois l’anoxémie et l’acidose gazeuse, le sang ne pouvant plus pendant sa traversée pulmonaire se saturer d’O2 et se débarrasser complètement de son excès de CO2. |