DANS L'ÉTAT DU CENTRE RESPIRATOIRE
Nous sommes portés à conclure que cette insuffi- -sance de la C. V. R. est due à une dépression chropique du centre respiratoire qui ne sait plus réagir
aux stimulations que lui apportent les variations de Pétat physico-chimique du sang par la voie humoronerveuse. | | PE | | Nous appelons cette insuffisance respiratoire insuf- fisance réflexe pour l’opposer nettement à l’insuffisance anatomique, qui, elle, se traduit par une C. V. R.\ et une C. V. V. également réduites, celle-ci limitant celle-là. LU L'existence de ces cas d'insuffisance réflexe de la ventilation nous montre avec clarté l'importance de
létat du centre respiratoire dans la régulation de cette fonction.
S'il est vrai que chez le sujet normal la ventilation double de volume pour une augmentation de 0,22 % du CO? alvéolaire, chez le sujet dont le centre respiratoire est déficient, le volume de la ventilation, et : surtout son amplitude, ne seront augmentés que dans une proportion beaucoup plus faible.
Les échanges respiratoires accrus pendant un exercice musculaire ne pourront plus être satisfaits par ces individus dont l’ampliation pulmonaire est pour ainsi dire paralysée.
Ces cas ne sont pas l’exception, ils sont fréquents
Æ€t nous pensons qu il dy. aurait intérêt à à les ethorhe æ<tàles traiter (1:
LA SÉDENTARITÉ EST FRÉQUEMMENT A L'ORIGINE . DE L'INSUFFISANCE DU RÉFLEXE RESPIRATOIRE
L'origine de l'insuffisance réflexe, de cet état de «lépression du centre respiratoire, ne nous semble + pas être très différente de celle de l’insuffisance ana- ; lomique. |
Le défaut d'usage de la ventilation extrême semble | Ja cause de ces cas nombreux où la C. V. V. et la | €. V. R. sont simultanément amoindries. | La capacité vitale volontaire s’est « ankylosée », l'air résiduel s’est accru à ses dépens, et lors d’un be- | soin respiratoire augmenté, la C. V. R. développée ne peut être que petite, bloquée par le cadre étroit de la PC: VV. | | | Il est fort probable que dans ce cas le centre respi- xatoire est également déprimé, mais cette déficience particulière n’apparaît nettement que lorsque la C. V. R. est seule réduite, la C. V. V. étant restée normale.
Fe à (1) De cette insuffisance du réflexe respiratoire il faut peut-être | rapprocher la « Dysphrénie » de GaLLAvaRDIN (Lyon Médical, | CLII, N° 36, 3 septembre 1933). Cet état qui accompagnerait dire verses algies sous-mammaires, non angineuses, est caractérisé par une sensation d’angoisse dyspnéique alors que les mouvements respiratoires ne sont pas accélérés par l’effort musculaire. Il serait très intéressant d’étudier chez ces sujets la valeur de leur réflexe respiratoire par la méthode d’hyperpnée provoquée en espace clos.
Er ns
Ce rôle du manque d’usage apparait avec netteté dans les recherches que MM. Lelorier, Goiffon et Parent ont faites sur la respiration chez les femmes enceintes.
Vers le neuvième mois de la grossesse, la respiration est plus rapide et de moindre amplitude, ce qu’explique facilement l’entrave mécanique apportée à la respiration.
Or, 15 jours après l’accouchement, la respiration garde cette déformation, que n’explique plus une gêne mécanique actuelle, mais bien l’habitude vicieuse contractée pendant la grossesse et qui subsiste à sa cause.