‹ L'insufflation tubaireChapitre 8 sur 29 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours de lectures faites dans le but de suivre le progrès des techniques radiologiques, nous avons remarqué, dans les journaux américains, que M. ie Docteur LAQUER- RIÈRE, notre maître a la grande amabilité de nous communiquer, les modifications que subissait la technique du pneumo-péritoine destiné à compléter l'examen des organes génitaux de ia femme.

Le pneumo-péritoine, comme on le sait, est une technique qui consiste à introduire du gaz dans le péritoine pour rendre décelables à la radiographie ou à l'examen à l'écran des organes qui ne le sont pas sans cet artifice.

Au cours, de son application au diagnostic gynécologique, ce mode d'examen a beaucoup évolué.

En effet, du pneumo-péritoine fait par ponction de la paroi, selon la technique générale on a passé successive ment à l'injection par les voies naturelles et même à la suppression de l'examen radiologique transformant ainsi complètement, dans certains cas, ce mode d'examen.

Nous avons, avec le Docteur LAQUERRIÈRE, publié dans la Presse Médicale, en février 1924, le résumé de ce que nos lectures nous avaient appris.

Cependant la méthode nouvelle détournée de son but primitif continuait à se répandre à l'étranger et était l’objet

d'articles et de communications. Nous n’avions à ce moment pu l’essayer, en partie faute d'appareils et surtout de sujets.

C'est alors que nous avons eu la bonne fortune d’être présenté à Monsieur le Professeur Jean-Louis FAURE, qui a bien voulu nous accueillir dans son beau service et nous autoriser à y travailler. :

La méthode nouvelle d'examen gynécologique, qui particulièrement dans la stérilité, procure des renseignements , ne pouvait laisser indifférent le Professeur FAURE et ses élèves qui reçoivent, de tous les coins non seulement de "France mais de l'étranger,

\ / qu'aucune autre ne peut donner

des patientes leur demandant d’en élucider les causes.

À l'hôpital Broca, on avait non seulement suivi de près les travaux américains, mais encore, en juillet 1923, Gilman S. CURRIER était venu lui-même montrer le fonctionnement de son appareil et trois insufflations avaient été pratiquées.

Depuis lors, le Docteur DOUAY, chef de travaux gynécologiques de la clinique, qui s'était intéressé à la question, avait fait construire une sonde et un appareil simple et pratique, et c'est avec et grâce à lui que nous avons pu pratiquer des expériences sur des pièces fraiches enlevées au cours d’hystérectomies et recherché la perméabilité tubaire sur quelques malades.

Page 1