‹ L'insufflation tubaireChapitre 9 sur 29 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Au cours de la pratique du pneumo-péritoine on en vint rapidement à penser, comme cela du reste était logique, qu'au .lieu de faire pénétrer le gaz par effraction, on pou vait, chez la femme, utiliser les voies naturelles.

De là, à remarquer que le passage se fait difficilement ou mal dans certains cas, à en rechercher la cause il n’y avait qu'un pas qui fut rapidement franchi.

C'est aux Etat-Unis que le problème a été particulièrement étudié et c’est à RUBIN que revient le mérite d’avoir publié un bon mode opératoire, fait construire un ‘appareil commode et communiqué le premier des résultats.

Dans sa technique originale, RUBIN se propose de vérifier le passage du gaz dans l'abdomen au moyen des rayons X. Il est piquant de noter que cette nouvelle technique imaginée pour simplifier la pratique du pneumo-péritoine a, somme toute, abouti à se passer de l’exploration radiologique dans un certain nombre de cas.

Dawson FURNISS, en effet, propose de se passer des rayons chaque fois qu’il ne s’agit que d'étudier l’état des trompes et plus particulièrement de voir si elles sont perméables: cette simplification de technique ne tarde pas à être adoptée par un bon nombre de gynécologistes.

Un obstacle à la diffusion plus grande de la méthode était le peu de maniabilité de l'appareil. C’est à Gilman S.

CURRIER que revient le mérite d’avoir modifié l'appareil de RUBEN en le rendant transportable tout en lui conservant des instruments de mesure nécessaires. C'est avec cet appareil que Gilmann S. CURRIER fit en juillet 1923, quelques insufflations à l'hôpital Broca au cours d’un voyage qu'il fit en Europe et ou il fit des communications et des conférences en France, en Belgique et en Angleterre contribuant ainsi à répandre la nouvelle méthode (1).

Est-ce à dire que la méthode était complètement nouvelle cet que l’on n'avait jamais auparavant tenté, pour vérifier l'état de l'utérus et des trompes, d’injecter un liquide ou d’insufler un gaz.

En 1914, H. CARY a, le premier nous semble-t-il, tenté l'injection intra-utérine d’un liquide opaque aux rayons X : il employait des solutions de collargol et avait vu sur les épreuves radiographiques le passage du liquide dans la cavité abdominale. \

RUBEN a repris des tentatives de ce genre en 1915, avec l’argyrol et d’autres solutions opaques aux rayons.

En France, BAYEUX a injecté de l'oxygène dans un but thérapeutique, il a fait construire depuis longtemps un jeu de canules extrêmement ingénieuses dont certaines peuvent pénétrer jusqu'aux angles utérins et au niveau d2 l’abouchement des trompes et qu'il relie à son oxygénateur.

Signalons enfin dans un ordre d'idées un peu’ différent que Bethel SOLOMON, STONE et CURTISS:au-cours de laparotomies recherchent depuis un certain nombre d'années

(1) Communication à la Société Belge de Gynécologie et Obstétrique, juin 1923.

LL éd

si les trompes sont perméables en faisant l’insufflation au niveau du pavillon et se rendent compte ainsi s’il existe un obstacle au niveau de la partie interstitielle de ces organes. Bethe! SOLOMON trouve un tel intérêt à cette recherche qu'il a toujours la soufflerie nécessaire dans ses instruments lorsqu'il entreprend ce genre d'opération.

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