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1C fiATRAClENS ET REPTILES
Parmi mes correspondants se trouve une dame qui avait appris à une grenouille à reconnaître le son de sa voix et à venir quand elle l'appelait. Comme les poissons se montrent capables de ce genre de discernement, l'exemple en question me parait suffisamment admissible, et je me crois autorisé à le citer dans les termes mômes de ma correspondante :
a J'ouvrais, dit-elle, la porte de la palissade de fer qui en- » tourait la pièce d'eau et j'appelais Tommy (c'était le nom » que j'avais donné à la grenouille), aussitôt elle sautait hors » des joncs dans l'eau et nageait jusqu'à moi ; quelquefois » elle venait sur ma main. C'était après déjeuner que je lui » donnais à manger, mais quelle que fût l'heure à laquelle je » me présentais, elle répondait toujours à l'appel de son nom » et semblait parfaitement apprivoisée. »
M. Pennent * parle d'un crapaud qui vécut pendant trentesix ans à l'état de familier, reconnaissant tous ses amis.
Il est établi que les grenouilles prévoient les changements de temps et s'y préparent à l'avance ; c'est plutôt une preuve de grande sensibilité que d'intelligence.
Mais voici une observation d'Edward, le naturaliste écossais, qui dénote une faculté considérable de jugement chez les grenouilles. Après avoir décrit le vacarme que produisaient une quantité de grenouilles par un clair de lune, il ajoute : « Les chanteurs venaient d'atteindre leurs notes » les plus sonores quant tout à coup ils se turent tous d'un i> commun accord. J'étais dans Tétonnement, me demandant » pourquoi le concert s'était terminé d'une manière aussi » abrupte, lorsqu'en regardant autour de moi, je vis un » hibou qui silencieux comme la mort était venu se poser sur » le haut d'un fossé tout près de l'orchestre *. »
Reptiles.
Comme tous les vertébrés à sang froid, les reptiles se distinguent par le peu de développement de leurs facultés mentales dont la faiblesse est devenue proverbiale. Néanmoins, toute règle a ses exceptions, et Thompson en cite une :