DANSE DES SERPENTS
de l'animal. Que si ces manifestations dépassent ces limites il y a lieu d'y voir l'effet probable de l'apprivoisement, car il est hors de doute que les cobras s'apprivoisent et deviennent môme très familiers, comme le prouve l'exemple dont le major Skinner fait part à sir E. Tennent :
« Il est, dit-il, une famille à Negombo qui se sert de cobras » comme de chiens de garde ; le père est un homme très riche » et a toujours de fortes sommes chez lui. Du reste, je connais » plusieurs exemples du môme genre... Les serpents cir- » culent dans l'habitation, à la grande terreur des voleurs, » mais jamais ils ne font le moindre mal aux gens de la » maison *. »
Nous sommes donc amenés à conclure, avec le docteur Davey à qui les occasions d'observer n'ont pas manqué, que les a charmeurs » mettent à profit la timidité bien connue des cobras et leur répugnance à se servir de leurs crochets jusqu'à ce qu'ils les aient apprivoisés d€ fait.