‹ L'intelligence des animaux (volume 2)Chapitre 87 sur 120 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Nous voici arrivés au dernier groupe d'animaux dont nous ayons à nous occuper, et en même temps au plus intéressant de tous au point de vue de l*évolution. Maltieureusement la psychologie des singes est encore très loin d'avoir fourni matière à autant d'observations que celle des autres mammifères de la classe intelligente. Ne jouant aucun rôle, dans le domaine de l'utilité pratique ou de l'art, enclins à la malfaisance, et constituant une source continuelle d'ennuis à l'état apprivoisé, ces animaux n'ont jamais bénéficié de l'influence de la domestication héréditaire, et n'ont point été recherchés comme sujets d'observation en captivité. Ce qu'il y a de plus fâcheux encore, c'est que cela est vrai surtout des espèces qui se rapprochent le plus de l'espèce humaine; la psychologie des singes anthropoïdes nous est moins connue que celle de tout autre animal. Mais malgré cette disette de renseignements, je croîs que j'aurai toujours de quoi montrer que la vie intellectuelle du singe est d'un type bien différent de ceux que nous avons passés en revue jusqu'ici, et que, dans sa psychologie, comme dans son anatomie, c'est de VHomo sapiens qu'il se rapproche le plus.

Emotions.

L'affection et la sympathie sont fortement accentuées; la sympathie l'est même davantage que dans n'importe quel

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