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Introduction à VEnfomologie, vol. II, p

226 LES DERNIERS ARTlCULIiS

En ce qui* concerne leur propre observation, Kirby et Spence affirment que « la chenille commune du chou, qui, » lorsqu'eHe file sous une surface de pierre ou de bois, D prends soin tout d'abord de préparer comme une base » d'attache en couvrant de son tissu une certaine étendue )» de surface^ n'a garde de se donner cette peine lorsqu'elle » a affaire à de la mousseline ; elle reconnaît là une sur- » tàoe dont la nature se prête directement à l'attache de ses » cocons* ».

Réaumup donne, sur les instincts de la larve d^une espéce^ de Tinea^ les détails suivants :

« Elle. SB' nourrit de feuilles d'arme, qui lui servent égale* > ment de couverture. Elle ne s'attaque qu'au parenchyme » delà feuille^ laissant intactes les membranes de l'épiderme- )» supérieur et inférieur entre lesquelles elle s'insinue gra- » duellement à mesure qu'elle dévore le parenchyme. Mais T> elle a soin de ne pas détacher ces membranes l'une de D l'autre quand elle arrive à l'extrémité de la feuille, elle y » trouve comme une couture toute faite pour, son habit. » Quand l'espace entre les deux épidermes a. été bien nettoyé, » elle le tapisse de soie, lui donne une fonme cylindrique ; >^ pais, elle fend les extrémités, tandis qu'elle recoud le côté r> qu'elleavait commencé par fendre pour détacher la feuille D de l's^rbre. Cela fait, elle se trouve avoir un vêtement y> moulé à son corps et ouvert aux deux bouts, par l'un » desquels elle se nourrit ; l'autre servant au passage de ses » excréments. La couture principale, celle que forme l'union j> naturelle des deux épidermes, se trouve généralement » appliquée le long du dos. »

Réauntur coupa une de ce^ gaines de confection récente le long de la couture, de manière à mettre à nu le corps de la larve. On aurait pu s attendre à ce que l'animal se mit à fabriquer un vêtement entièrement neuf; car l'idée que l'on se fait communément des actes instinctifs est que leur enchaînenoent est purement mécanique, comme le fonctionnement d'un engrenage, et que la présence d'un élément étranger produit infailliblement le désarroi dans la machine, si bien, que ne pouvant s'adapter à aucune circonstance fortuite,

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